18/3/17 Un an après la fermeture des frontières des Balkans: la détresse de plus en plus profonde des enfants migrants : Un an après la fermeture des frontières des Balkans et la Déclaration de l’Union européenne et de la Turquie visant à stopper les flux migratoires de masse, les enfants réfugiés et migrants sont plus exposés aux expulsions, à la détention, à l’exploitation et aux privations, a indiqué vendredi l’UNICEF. Selon le Fonds des Nations Unies pour l’enfance les menaces et les souffrances des enfants réfugiés et migrants se sont multipliés, et ce magré une diminution importante du nombre total d’enfants déplacés en Europe depuis mars dernier.
La Directrice régionale de l’UNICEF et Coordonnatrice spéciale pour la crise des réfugiés et des migrants en Europe, Afshan Khan, estime que « cela est devenu un cercle vicieux – les enfants fuient la souffrance, et ils finissent par fuir à nouveau, ou risquent la détention de facto, ou font tout simplement l’objet d’une négligence totale. »
Le personnel de l’UNICEF en Grèce signale un profond sentiment de détresse et de frustration parmi les enfants et leurs familles, citant l’exemple d’un enfant âgé de huit ans qui a essayé de s’automutiler.
Malgré l’amélioration récente des conditions de vie, certains enfants non accompagnés vivant dans les refuges souffrent de détresse psychosociale, avec des niveaux élevés d’anxiété, d’agressivité et de violence et démontrent des comportements à haut risque tels que la consommation de drogues et le recours à la prostitution. La guerre, la destruction, la mort d’êtres chers et un voyage dangereux aggravé par les mauvaises conditions de vie dans les camps en la Grèce ou les longues procédures d’enregistrement et d’asile peuvent déclencher des troubles de stress post-traumatique.
« Parfois ça va et parfois ça ne va pas », dit Hawar, un garcon de 14 ans originaire d’Iraq. « Il y a des jours où je suis motivé et d’autres où je suis épuisé émotionnellement. Je me sens pris au piège. Je ne veux voir personne, ne rien voir du camp. Une fois que je sors après un certain temps, je me sens généralement mieux ».
Maroof, un homme originaire d’Afghanistan a déclaré que l’expérience de la traversée de la Méditerranée orientale a eu des effets psychologiques négatifs sur lui, sa femme et ses quatre enfants, et pour lesquels ils n’ont pas reçu de conseil.
« Le comportement de mes enfants a changé depuis leur arrivée ici. Ils ne veulent pas aller à l’école et ils se battent. Aujourd’hui, par exemple, je les ai envoyés à l’école dans le camp et ils ont quitté la classe », a dit Marrof. « Nous ne sommes pas sûrs de quoi que ce soit. Nous sommes prisonniers d’une île et cela cause des problèmes psychologiques. Mon seul bonheur est que nous soyons en vie ».
Un tiers des 3000 réfugiés et migrants arrivés en Grèce en 2017 sont des enfants
L’UNICEF, en collaboration avec le gouvernement grec et les ONG partenaires, privilégie des soins appropriés pour les enfants réfugiés et migrants afin de répondre à leurs besoins psychosociaux et en matière de santé mentale.
Les transferts imminents de réfugiés et migrants vers la Grèce, conformément à la réglementation européenne dite de Dublin, sont susceptibles d’ajouter encore plus de tension à la situation des enfants et une pression supplémentaire sur les services existants.
Au lieu d’endiguer le flot, la fermeture des frontières et la déclaration UE-Turquie, ont conduit les enfants et les familles à prendre les choses en main et à s’engager dans des itinéraires encore plus dangereux et irréguliers avec les contrebandiers, tel que l’UNICEF et ses partenaires l’avaient prévenu il y a un an. Même en 2017, près de 3.000 réfugiés et migrants – avec environ un tiers d’enfants – sont arrivés en Grèce malgré la mise en œuvre complète de la Déclaration UE-Turquie et le strict contrôle des frontières. Beaucoup parviennent à traverser les frontières pour arriver en Bulgarie, dans la partie ouest des Balkans et en Hongrie.
La moitié des 2.100 enfants non accompagnés vivent dans des conditions critiques
Les enfants bloqués en Grèce et dans la partie ouest des Balkans ont déjà perdu près de trois ans de scolarité et se heurtent à plusieurs obstacles tels que la barrière linguistique et des systèmes éducatifs différents et une année de plus sans école. L’UNICEF soutient la stratégie du Ministère de l’éducation visant à intégrer les enfants réfugiés et les enfants migrants dans les écoles grecques. Cependant, seuls 2.500 enfants sur les 15.000 en âge d’être scolarisés bénéficient à ce jour du programme national en langue grecque.
Malgré des efforts considérables de la part du gouvernement grec et des partenaires, près de la moitié des 2.100 enfants non accompagnés vivaient encore dans des conditions inférieures à la normale au début du mois de mars. Parmi eux, près de 200 enfants non accompagnés résidaient dans des installations dont les mouvements sont limités : 178 dans les centres d’accueil et d’identification des îles et 16 « en garde préventive » dans des cellules de la police.
http://www.iloubnan.info/societe/94421/Un-an-apres-la-fermeture-des-frontieres-des-Balkans:-la-detresse-de-plus-en-plus-profonde-des-enfants-migrants
18 mars 2017 Réfugiés : la Grèce en première ligne
Il y a un an, Ankara et l’Union Européenne signaient un accord qui prévoyait de renvoyer en Turquie tout nouveau réfugié débarqué sur les côtes européennes. Aujourd’hui, la Grèce subit, quasiment seule, le poids de cet accord. La rédaction d’ARTE Reportage s’est installée à Thessalonique pour une émission spéciale. En quatre reportages, nos journalistes font le point sur la situation. Au programme : « Thessalonique, ville ouverte », « Migrants, de l’impasse à l’offensive juridique », « Chios, une île sous pression » et « Tilos, île solidaire ».
http://info.arte.tv/fr/refugies-la-grece-en-premiere-ligne
16/3/17 La santé mentale des migrants parqués en Grèce se détériore – ONG : Automutilations, tentatives de suicide et usage de drogue se multiplient dans les rangs des réfugiés et migrants parqués dans les camps grecs, selon les rapports d’ONG.
Ces rapports ont été publiés jeudi à quelques jours du premier anniversaire de l’accord sur les migrants conclu entre la Turquie et l’Union européenne.
« Parmi les évolutions les plus choquantes et les plus scandaleuses, figure la hausse des tentatives de suicide et des actes d’automutilation qui touchent des enfants d’à peine neuf ans », dit le rapport de l’ONG Save the Children.
Un garçon de 12 ans a filmé sa tentative de suicide après avoir assisté à celles d’autres réfugiés et migrants.
« Le personnel de Save the Children a vu des enfants choisir de se droguer afin de surmonter l’interminable souffrance à laquelle ils font face », dit l’ONG.
Entré en vigueur le 20 mars 2016, l’accord conclu entre Européens et Turcs permet d’expulser vers la Turquie les réfugiés entrés en Grèce sans autorisation à moins que leurs demande d’asile soit acceptée par les autorités d’Athènes.
La lenteur des procédures a bloqué 14.000 demandeurs d’asile sur cinq îles grecques qui sont censées ne pas en accueillir plus de 7.000.
Pour les autorités européennes, cet accord est un succès puisqu’il a permis de réduire les entrées de migrants et de réfugiés sur le territoire européen.
« Ce que les responsables de l’UE oublient de mentionner, ce sont les conséquences dévastatrices de cette stratégie sur les vies et la santé de milliers de réfugiés, de demandeurs d’asile et de migrants bloqués sur les îles grecques et dans les Balkans, particulièrement en Grèce et en Serbie, où ils vivent dans l’incertitude », déplore Médecins sans Frontières.
« Ces derniers mois, nos psychologues (…) ont constaté une aggravation de l’état de santé des patients, dont la plupart expliquent que les mauvaises conditions de vie et le risque d’être renvoyés en Turquie constituent la cause ou un facteur aggravant de leurs problèmes psychologiques », dit encore MSF.
Dans un camp de tentes dressées sur l’île de Chios, des centaines de demandeurs d’asile attendent depuis des mois sans rien savoir de leur avenir. « Pourquoi m’empêche-t-on de partir ? Combien de temps il va encore falloir que j’attende ? », demande Jafar, un Pakistanais de 18 ans arrivé en Grèce il y a un an. (Karolina Tagaris, avec Alkis Konstantinidis à Chios, Nicolas Delame pour le service français, édité par Gilles Trequesser)
https://www.zonebourse.com/actualite-bourse/La-sante-mentale-des-migrants-parques-en-Grece-se-deteriore-ONG–24055865/
15/3 Migrants : la politique du premier ministre hongrois Orban condamnée par la CEDH Par Blaise Gauquelin (Vienne, correspondant Le monde)
Selon la Cour européenne des droits de l’homme, Budapest a violé le droit à la liberté et à la sûreté de deux demandeurs d’asile refoulés. La CEDH rappelle l’obligation positive des États à garantir l’effectivité des droits de l’Homme et apprécie l’opportunité et la validité de la loi Migrants : la politique du premier ministre hongrois Orban condamnée par la CEDH
Point d’actualité suite aux deux appels du 20/2 et du 2/3 : http://www.infoadrets.info/grece/isere-savoie-un-convoi-solidaire-pour-les-refugies/
LE CONVOI ISÈRE SAVOIE
Ce sont deux citoyens d’Albertville qui vont faire le voyage. Ils ont reçu le soutien de diverses associations pour rassembler des fournitures et aussi pour le financement du voyage.
Les fournitures collectées dans le Trièves, à Grenoble, à St Martin d’Uriage et Pontchara seront remises le 14 mars dans l’après midi par le collectif à Nicolas ( conducteur du camion d’Albertville départ 25 mars).
pour ceux qui le veulent vous pouvez toujours envoyer des fonds en mentionnant l’ordre suivant : ANEPOS
– soit par envoi postal à l’adresse suivante Anepos BP10 81540 Sorèze,
– soit le remettre au collectif de Grenoble lors des rendez-vous ou mettre dans la boite aux lettres d’Attac 38 à la MDA rue Berthe de Boissieux à Grenoble pour être ciblés sur le convoi Isère Savoie.
LES BESOINS SONT URGENTS EN :
Fournitures bébés : lait infantile en poudre ( tous âges) petits pots, couches ( tous âges) sérum physiologique, soins bébés, vitamines
Fournitures scolaires !: stylos, feutres, crayons, marqueurs,
Ouvrages enfants : bandes dessinées, livres bébés et enfants,
Jouets : playmobils, légos, petites poupées, dominos, jeux d’échecs, cartes à jouer, figurines et animaux ( pas de peluche ni d’encombrants),
Produits d’hygiène et paramédicaux : brosses à dents, dentifrices, gels douches, shampooing, maalox, désinfectants, pansements,
Base alimentaire : lentilles, légumes secs, fruits secs, biscuits…
et n’oubliez pas des messages de soutien : avec dessins et ou photos, confiseries fermées, et non fragiles peuvent être ajoutées.
8/3 Hongrie: levée de boucliers contre la détention systématique des migrants
Le Parlement hongrois a voté mardi 7 mars une loi établissant la mise en détention systématique de tous les demandeurs d’asile présents dans le pays. Présentée par le gouvernement de Viktor Orban, cette loi a été adoptée à une très large majorité, par 138 voix contre 6 et 22 abstentions. Selon le projet adopté mardi à Budapest, deux ou trois camps seront construits avec des conteneurs aménagés et devront accueillir tous les réfugiés, y compris les mineurs isolés de plus de 14 ans. Ces nouvelles mesures mises en place par la Hongrie ont déjà commencé à provoquer une levée de boucliers internationale.
Le Haut Commissariat de l’ONU pour les réfugiés est le premier à avoir ouvert le feu contre la nouvelle loi hongroise, jugée profondément préoccupante. L’organisation Amnesty International dénonce elle aussi cette mesure et demande à l’UE de rester ferme.
Le Parti social-démocrate européen appelle le groupe conservateur du Parti populaire européen à exclure de ses rangs le Fidesz, le parti du Premier ministre Viktor Orban et condamne une décision inhumaine qui viole les lois européennes. Cette condamnation a été reprise par les libéraux au Parlement européen, qui accusent la Commission européenne d’avoir ignoré des accusations de violation des droits de l’homme en Hongrie.
http://www.rfi.fr/europe/20170308-hongrie-levee-boucliers-contre-detention-systematique-migrants
En France le collectif « Communes Solidaires Gard » fait la promotion de la charte des Communes Solidaires avec les migrants auprès des Maires. Rendez-vous sur le site web http://communessolidairesgard.collectif-citoyen.fr/ pour retrouvez toutes les actualités et publications.
2/3 La Hongrie construit une barrière électrifiée pour repousser les migrants
La clôture doit être munie de détecteurs de chaleur, de caméras et de haut-parleurs
La nouvelle barrière que la Hongrie construit à sa frontière sud pour repousser migrants et réfugiés est électrifiée, munie de détecteurs de chaleur, de caméras et de haut-parleurs diffusant des avertissements en anglais, en arabe et en farsi.
Cette clôture high-tech doit doubler la barrière barbelée qui a déjà été érigée par Budapest au plus fort de la crise migratoire en Europe en 2015.
« Attention, attention. Je vous préviens que vous êtes à la frontière hongroise », avertissent les haut-parleurs.
« Si vous endommagez la clôture, traversez illégalement ou tentez de traverser, cela est considéré comme un délit en Hongrie. (…) Vous pouvez déposer votre demande d’asile dans la zone de transit ».
Ces zones de transit sont deux postes frontières où un maximum de dix migrants est autorisé à pénétrer chaque jour.
140 km de barrière
Seulement dix kilomètres de barrière ont été érigés pour l’instant mais les autorités déclarent que les 140 km restants, qui séparent la Hongrie de la Serbie, seront achevés dans un délai de deux mois. La construction sera assurée essentiellement par 700 détenus.
« La première barrière était une solution rapide pour le gouvernement mais elle n’était pas parfaite parce que les passeurs venaient avec des outils pour la cisailler », a déclaré le maire du village frontalier d’Asotthalom.
Laszlo Toroczkai, qui avait été l’un des premiers à réclamer la fermeture de la frontière en 2014, a qualifié la nouvelle clôture de « beaucoup plus sérieuse » et « absolument rassurante ».
123 milliards d’euros pour la clôture
Le gouvernement a alloué 38 milliards de forints (123 millions d’euros) pour la construction de cette nouvelle clôture.
Le coût total du renforcement des mesures de sécurité à la frontière, en incluant notamment les zones de transit et les patrouilles, approche le milliard d’euros selon Janos Lazar, le chef de cabinet du Premier ministre Viktor Orban.
2/3/17 Les pays qui refusent d’accueillir des réfugiés seront sanctionnés – Source: Belga
La Commission européenne a renouvelé jeudi son appel aux États membres, « peu nombreux à avoir entièrement rempli leurs engagements », pour qu’ils accélèrent le rythme des relocalisations afin d’alléger la pression qui s’exerce sur l’Italie et la Grèce. Elle a également prévenu qu’elle n’hésiterait pas à lancer des procédures d’infraction contre les pays refusant d’accueillir des réfugiés.
La relocalisation consiste à transférer des personnes ayant demandé ou bénéficiant déjà d’une protection internationale d’un Etat membre de l’UE vers un autre Etat membre, qui doit leur accorder une protection similaire.
Relocalisations insuffisantes
Bien qu’un nombre mensuel record de relocalisations ait été enregistré en février, soit 1.940, le rythme actuel de celles-ci reste bien en deçà des attentes et de l’objectif approuvé par le Conseil européen, c’est-à-dire au moins 3.000 relocalisations mensuelles depuis la Grèce, et de l’objectif fixé par la Commission d’au moins 1.500 relocalisations mensuelles depuis l’Italie.
Objectif
À ce jour, 13.546 relocalisations ont été effectuées au total, dont 3.936 au départ de l’Italie et 9.610 au départ de la Grèce. Qui plus est, le rythme actuel ne permettra pas d’assurer la relocalisation, d’ici septembre 2017, de tous les candidats éligibles présents aujourd’hui en Grèce et en Italie, alors que cet objectif « est parfaitement réalisable », estime la Commission.
Bons et mauvais élèves
Jusqu’à présent, seuls Malte et la Finlande sont en bonne voie pour satisfaire à leurs obligations en ce qui concerne tant l’Italie que la Grèce, alors que certains pays – la Hongrie, l’Autriche et la Pologne – refusent toujours de participer au programme et que d’autres – la République tchèque, la Bulgarie, la Croatie et la Slovaquie – n’y prennent part que dans une mesure très limitée, détaille l’exécutif européen.
Belgique
La Belgique a, pour sa part, relocalisé effectivement 396 personnes (338 en provenance de Grèce et 58 depuis l’Italie), soit 10% de son engagement initial. Le secrétaire d’État à l’Asile et la Migration Theo Francken (N-VA) a récemment indiqué vouloir accueillir cette année environ 1.200 demandeurs d’asile en provenance des deux pays du sud de l’Europe.
Sanctions envisagées
Si les États membres n’intensifient pas leurs relocalisations prochainement, la Commission « n’hésitera pas à faire usage des pouvoirs que lui confèrent les traités à l’égard de ceux qui auront manqué aux obligations découlant des décisions du Conseil », précise-t-elle, en ajoutant « que l’obligation juridique de relocaliser les migrants éligibles ne cessera pas après le mois de septembre ».
Solidarité
« Sans solidarité, point de partage équitable des responsabilités. Toutes nos mesures étant interdépendantes, les États membres ne peuvent choisir celles qu’ils mettront en œuvre », a rappelé jeudi le commissaire européen en charge des Migrations, Dimitris Avramopoulos.
http://www.7sur7.be/7s7/fr/34762/Crise-des-refugies/article/detail/3094610/2017/03/02/Les-pays-qui-refusent-d-accueillir-des-refugies-seront-sanctionnes.dhtml
23/2/17 : 10 000 réfugiés environ devraient rester en Grèce au cours des trois prochaines années, leur demande d’asile ayant été acceptée. Parmi ces 10 000 réfugiés 2 000 sont des enfants âgés de moins de 13 ans selon les données officielles du service grec de l’asile (Kathimerini).
22/02/17 La guerre des tranchées continue à ORAIOKASTRO pour l’Education des enfants réfugiés :
Depuis Vendredi dernier on assiste à une escalade xénophobe , raciste et fasciste de la part du soit disant « Mouvement patriotique des citoyens d Oraiokastro» qui refusent la scolarisation des enfants de réfugiés dans cette école primaire de Oraiokastro ( Région de Thessalonique). Ce fut encore le cas ce mardi matin où 9 nouveaux enfants de réfugiés étaient accueillis à l’école.
Ne supportant sûrement pas leur défaite de vendredi dernier à l’occasion de la cérémonie d’accueil des enfants réfugiés ( https://www.facebook.com/constant.kaimakis/posts/1850542745213944?pnref=story)
, les fascistes mènent une véritable guérilla aux porte de l’écoles semant la terreur, frappant les passant, insultant les enseignants et les parents. Les antiracistes et antifascistes résistent à ces attaques quotidiennes dans une atmosphère tendue et violente, avec parfois des provocations gratuites comme lorsque les fachos insultent la mémoire de Petros Fyssas, le rappeur qui a été poignardé à mort par un membre d’Aube Doré en 2013, et dont le procès a lieu actuellement. La Police anti émeute tente de contenir les manifestants. vidéo : https://youtu.be/k_UD3DrMjDk.
La tension s’est encore envenimée lorsque des militants d’extrême droite ont sauté par dessus la rambarde et ont atterri dans la cour de l’école. La vidéo suivante montre un des membres d’extrême droite qui a été blessé et transféré à l’hôpital. https://youtu.be/9vWJuY0Rw_0
L’extrême droite a également harcelé une journaliste, alors qu’elle rapportait en direct sur la manifestation. https://youtu.be/O2IKwhuArxc
Alors que la journaliste parle sur un flux en direct pour Skai TV, un vieil homme se rapproche en criant «Clandestins dehors! Je ne veux pas ces Illegaux! » Plus loin, des militants d’extrême droite attaquent verbalement le journaliste avec des expressions vulgaires. Certains d’entre eux ont mis leurs mains sur l’objectif de la caméra pour les empêcher de filmer. Avant l’attaque, certaines femmes ont dit à la journaliste de partir parce qu’elle « avait tromper le public » Le journaliste avait demandé qui avait jeté une pierre… https://youtu.be/E1esSh22ETM
D’autres médias locaux présents notent que « aucun des manifestants d’ extrême-droite était parent d’un enfant» à l’école primaire de Oraiokastro.
Lorsque le bus avec les 9 enfants réfugiés est arrivé à l’école, les «patriotes» en colère ont hué les enfants en scandant « Ma patrie ne tombera pas » et « traîtres! ». https://youtu.be/ag-iOIsbmtA Certains affirment que « les enfants réfugiés dans les écoles grecques font partie d’un plan plus large visant à islamiser le pays. » Une autre raison invoquée est l’état de santé des enfants alors que le gouvernement grec a dit à plusieurs reprises que tous les enfants réfugiés fréquentant les classes spéciales dans les écoles ont été vaccinés.
Cette tension extrême à amener le Procureur de Thessalonique à réagir en demandant aux autorités d’intervenir dans le cadre d’une procédure de flagrant délit avec une stricte application de la loi anti-raciste. Une enquête a été aussi demandée sur les évènements antérieurs. Des dispositions seraient prises pour éviter d’autre s incidents à l’avenir.

Point d’actualité suite à l’appel que vous avons publie le 20 février 2017 http://www.infoadrets.info/grece/isere-savoie-un-convoi-solidaire-pour-les-refugies/
C’est maintenant 21 camions qui vont partir en direction de la Grèce pour apporter leur soutien aux camps de réfugiés. Voici un point fait par Yannis Youlontas avec cet article : « L’heure est grave » Appel YY L’heure est grave 1 mars 2017
LE CONVOI ISÈRE SAVOIE
Ce sont deux citoyens d’Albertville qui vont faire le voyage. Ils ont reçu le soutien de diverses associations pour rassembler des fournitures et aussi pour le financement du voyage.
le 11 mars à 19h à Albertville Salle du Champ de mars : projection du film « Ne vivons plus comme des esclaves « suivie d’un repas solidaire, soutenu par le SEL local,
Récolte de fournitures dans le Trièves auprès d’Isabelle 04 76 34 78 39, date limite mardi 7 mars,
Récolte de fournitures sur Grenoble (pas de local à ce jour) : rendez-vous le mardi 14 mars entre 13h et 14h parking MC2 derrière le bâtiment, par le collectif de Grenoble,
Récolte de fournitures sur Pontchara : rendez-vous le mardi 14 mars à 15h parking Le Coleo à Pontchara, par le collectif de Grenoble et l’association La bassine.
Récolte sur St Martin d’Uriage par l’association Belledonne Solidaire SAMEDI 11 Mars chez G. Binder 405 route du Replaton à Saint Martin d’Uriage Tel. 04 76 89 73 94 ou 06 81 04 84 40.
Toute personne intéressée pour organiser une collecte peut se faire connaître en écrivant à » greceausterite@hotmail.com«
LES BESOINS SONT URGENTS EN :
Fournitures bébés : lait infantile en poudre ( tous âges) petits pots, couches ( tous âges) sérum physiologique, soins bébés, vitamines
Fournitures scolaires !: stylos, feutres, crayons, marqueurs,
Ouvrages enfants : bandes dessinées, livres bébés et enfants,
Jouets : playmobils, légos, petites poupées, dominos, jeux d’échecs, cartes à jouer, figurines et animaux ( pas de peluche ni d’encombrants),
Produits d’hygiène et paramédicaux : brosses à dents, dentifrices, gels douches, shampooing, maalox, désinfectants, pansements,
Base alimentaire : lentilles, légumes secs, fruits secs, biscuits…
et n’oubliez pas des messages de soutien : avec dessins et ou photos, confiseries fermées, et non fragiles peuvent être ajoutées.
A l’appel de Yannis Youlontas un convoi solidaire de 13 camions partira de plusieurs régions de France le samedi 25 mars au matin et arrivera à Athènes mardi 28 mars.
Principale zone d’arrivée : quartier d’Exarcheia à Athènes (mais aussi Thessalonique, Lesbos et la Crète pour certains véhicules).
Vous trouverez l’appel complet de Yannis Youlontas http://jeluttedoncjesuis.net/spip.php?rubrique4
LE CONVOI ISÈRE SAVOIE
Ce sont deux citoyens d’Albertville qui vont faire le voyage. Ils ont reçu le soutien de diverses associations pour rassembler des fournitures et aussi pour le financement du voyage.
– le 18/3 à La Fabrique des Bauges, lieu dit chez Poncier 73 340 Lescheraines se tiendra un concert de Bob’s Not Dead (voir l’annonce sur leur site https://www.facebook.com/lafabriquedesbauges/)
– A Albertville ( date en cours) soirée de soutien avec la projection d’un des films de Yannis Youlontas et récolte de fournitures.
Pour l’Isère le collectif de Grenoble ne dispose pas de local pour récolter les fournitures ; en revanche il se propose de coordonner l’action avec le Trièces, Pontchara, Albertville et Chambéry pour permettre l’acheminement des fournitures à Chambéry aux alentours du 15 mars.
D’ores et déjà des habitants du Trièves ont commencé à rassembler des fournitures mais toute personne intéressée pour organiser une collecte peut se faire connaître en écrivant à » greceausterite@hotmail.com«
LES BESOINS SONT URGENTS EN
Fournitures bébés : lait infantile en poudre ( tous âges) petits pots, couches ( tous âges) sérum physiologique, soins bébés, vitamines
Fournitures scolaires : stylos, feutres, crayons, marqueurs,
Ouvrages enfants : bandes dessinées, livres bébés et enfants,
Jouets : playmobils, légos, petites poupées, dominos, jeux d’échecs, cartes à jouer, figurines et animaux ( pas de peluche ni d’encombrants),
Produits d’hygiène et paramédicaux : brosses à dents, dentifrices, gels douches, shampoing, maalox, désinfectants, pansements,
Base alimentaire : lentilles, légumes secs, fruits secs, biscuits…
et n’oubliez pas des messages de soutien : avec dessins et ou photos, confiseries fermées et non fragiles peuvent être ajoutées.
pour ceux qui le veulent vous pouvez toujours envoyer des fonds à : Anepos BP10 81540 Sorèze
FEUILLE DE ROUTE DU CONVOI SOLIDAIRE DE MARS 2017
– Samedi 25/03 (tôt le matin) départ vers l’Italie et nuit près de Bologne,
– Dimanche 26/03 départ vers le port d’Ancona et nuit dans le ferry,
– Lundi 27/03 arrivée à Patras et départ vers Corinthe,
– Mardi 28/03 départ vers Athènes et début des livraisons aux collectifs solidaires autogérés d’Exarcheia et alentours,
– Mercredi 29/03 et jeudi 30/03 poursuite des livraisons, bricolage dans les lieux, aide aux personnes, accueil éventuel de fourgons retardataires (à éviter si possible), actions politiques éventuelles, visite guidée d’Exarcheia par Maud et Yannis, etc.
– Vendredi 31/03 plusieurs fourgons solidaires partiront vers d’autres directions, par exemple celui de Maud et Yannis quittera Athènes vendredi soir pour livrer d’autres lieux en Crète.
– Date du retour en France en fonction des préférences de chacun.
En France retrouvez l’actualité des communes solidaires du gard. Rendez-vous sur le site web http://communessolidairesgard.collectif-citoyen.fr/ pour retrouvez toutes les actualités et publications.
19/2 Manifestation massive à Barcelone pour l’accueil des réfugiés: Barcelone s’est teinte hier en bleu de la Méditerranée, où l’année dernière plus de 5.000 personnes sont mortes, avec un double objectif: dénoncer la tragédie humanitaire que des milliers de personnes vivent dans des camps de réfugiés en Grèce et en Italie, et surtout exiger des institutions, européennes comme catalanes, des efforts accrus pour assurer l’accueil des réfugiés. Et cela implique d’ouvrir les frontières et de laisser entrer par des routes sûres les personnes fuyant la guerre C’est ce qu’ont réclamé plus de 160.000 manifestants, selon la Garde urbaine (police), un demi-million, selon les organisateurs.http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=19937
19/2 Barcelone : la rue se fait refuge http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=19939
18/2 Weekend de solidarité avec les réfugiés : 4 rassemblements anti racistes seront organisés ce week end devant 4 centres pour réfugiés par le Mouvement Unis contre le Racisme et la Menace fasciste ( KEERFA) pour exiger des logements dans le tissu résidentiel et une vraie intégration dans la société grecque.
« Pendant combien de temps sera traitée une demande d’asile ? Comment vont – ils vivre dans des tentes et des bungalows dans des camps avec la surveillance de la police et l… et la gestion des ONG? […] Ceux qui sont arrivés à passer ne peuvent plus avancer et finissent piégés dans les îles, enfermés dans des camps, si ils veulent encore une carte pour la nourriture « , dit l’organisation KEERFA.
5/2/17 Délit de solidarité aux migrants : les bénévoles se mobilisent http://www.lepoint.fr/societe/delit-de-solidarite-aux-migrants-les-benevoles-se-mobilisent-05-02-2017-2102509_23.php
3/2/17 Un camp de migrants où on vit comme des animaux http://fr.euronews.com/2017/02/03/moria-grece-un-camp-de-migrants-ou-on-vit-comme-des-animaux
2/2/17 Accueil chaleureux des enfants de réfugiés dans les écoles : Les actions commandos des nazis d’Aube Doré dans les écoles pour refuser la scolarisation des enfants réfugiés visaient à opposer les grecs et les migrants. Au-delà des nécessaires réactions et manifestations antifascistes de rue qui ont été très nombreuses, la société grecque a réagi aussi pour exprimer son refus de la xénophobie et du racisme et son attachement à ses valeurs fondatrices comme l’hospitalité, se souvenait des tristes expériences qu’elle a aussi vécu dans son histoire.
Il est rassurant de voir ces cérémonies symboliques d’accueil chaleureux et joyeux qui sont organisées à l’occasion de la scolarisation des enfants réfugiés dans les écoles grecques. Ainsi , hier à Kerastini et Drapetsona où 25 enfants ont été accueillis après des mois de séjour dans le centre d’hébergement de Skisto. En guise d’accueil, applaudissements des parents, enfants grecs, enseignants, autorités locales et scolaires, qui étaient rassemblés tôt en dehors de l’école, tenant des ballons et des fleurs colorées et des bannières de bienvenue.Une réception festive a été organisée avec des chants et des danses. Le Maire Christos Brettakos a dit à propos de l’intégration des enfants réfugiés dans les écoles de la région qu » il est normal que ces enfants étudient dans nos écoles de la ville. Cela rappelle notre propre histoire de réfugiés, ainsi que les valeurs humaines de solidarité et de respect» . Il a également souligné que «l’éducation est un droit fondamental pour tous les enfants dans le monde et personne n’a le droit de les en priver. » Vidéo: https://youtu.be/GDCZmKokOf0
Aujourd’hui, ce sera l’accueil des enfants à l’école primaire de New Konya à Perama
Des manifestations d’accueil chaleureux analogues ont eu lieu dans diverses villes de Grèce : Alexandrie où ont été scolarisés une cinquantaine d’enfants réfugiés; à Larissa où le lycée a accueilli des jeunes réfugiés ; ainsi que l’école primaire; au Pirée aussi Photos) dans un grand quartier qui a été construit et habité par des réfugiés grecs d’Asie Mineure.
Il faut noter que 67% des citoyens grecs sont favorables à la scolarisation des enfants de réfugiés. Ce qui a d’ailleurs amené le Ministère de l’Éducation Nationale à prendre des mesures allant dans ce sens.

2/2/17 Grève de la faim dans le camp de Korinthe : Les migrants et réfugiés du camp de Corinthe ont entamé une grève totale de la faim pour dénoncer les conditions de détention effroyables. Le Mouvement contre le Racisme et le Fascisme KEERFA qui popularise leur lutte, précise que les quelque 100 migrants (de nationalité pakistanaise et algérienne) parlent de la nourriture immangeable et qu’ils n’ont droit seulement qu’à une douche d’eau froide.
Par ailleurs, Mohammed A.,39 ans, égyptien continue sa grève de la faim à l’Hôpital de Mytilène (Lesbos) pour exiger sa prise en compte de demande d’asile. Opposant politique au régime égyptien actuel, il craint pour sa vie s’il était expulsé.
1/2/17 De Lesbos à Bruxelles, dans les pas des réfugiés http://www.lalibre.be/actu/international/de-lesbos-a-bruxelles-dans-les-pas-des-refugies-5890b1a7cd70ff671de8f604
31/1/17 3eme décès en une semaine dans le camp grec de Moria https://fr.news.yahoo.com/troisi%C3%A8me-d%C3%A9c%C3%A8s-en-une-semaine-dans-le-camp-145835232.html
31/1/17 Des dizaines de milliers de réfugiés errent, dans l’hiver glacial, sur la « route des Balkans » http://www.bastamag.net/Des-dizaines-de-milliers-de-refugies-errent-dans-l-hiver-glacial-sur-la-route
À partir de quel moment la non assistance à personne en danger devient-elle un crime ? Quel nombre de morts permet de qualifier un crime contre l’humanité ? Ces questions se posent depuis longtemps à propos des milliers de personnes décédées en Méditerranée faute de voies légales d’accès à l’Union européenne (UE). Aujourd’hui, la situation de plus en plus grave de milliers d’exilé·es, pris au piège par des températures glaciales dans les camps grecs et sur les « routes des Balkans », met très directement en cause les choix de l’UE en matière de « gestion des flux migratoires ».
Au printemps dernier, pour ne pas accueillir les centaines de milliers de réfugié·es qui fuyaient les conflits syriens, irakiens ou d’autres régions en crise, les fonctionnaires de la Commission et les membres du Conseil européen ont mis en œuvre une « solution hotspot » qui n’a manifestement pas intégré les variable météorologiques : l’hiver, les températures baissent et le froid sévit, y compris sur les îles de la mer Egée désertées par les touristes. Seuls des camps de toile ont été prévus pour des exilé·es « stockés » dans l’attente de l’organisation des retours forcés, considérés par les fonctionnaires et les dirigeants européens comme la meilleure solution pour régler la « crise migratoire ».
Car la Commission européenne et les États membres n’ont jamais cru à la « relocalisation », dispositif censé « soulager » les pays de première ligne (Grèce et Italie) et permettre aux hotspots de ne pas devenir des lieux durables de relégation « d’indésirables ». De fait, alors que l’objectif annoncé est le transfert de 63 000 personnes depuis la Grèce vers d’autres pays de l’UE avant le mois de septembre 2017, moins de 8 000 ont, à ce jour, pu bénéficier de ce dispositif.
Ainsi, environ 15 000 personnes sont actuellement prisonnières des hotspots des îles grecques, battues par le vent et la neige ; des milliers d’autres sont bloquées, dans une urgence humanitaire et un froid extrêmes, sur les « routes des Balkans » fermées par les membres de l’UE et leurs alliés. Or, les personnes enfermées dans les hotspots sont placées sous l’autorité directe d’agences et de fonctionnaires européens qui doivent veiller à ce que ces lieux ne se transforment pas en mouroirs. Faire remonter la température n’est pas de leur ressort ; supprimer les hivers n’est pas à l’agenda de l’UE. En revanche, la fermeture des hotspots ainsi que l’organisation d’un accès au séjour et d’un accueil durables relèvent du pouvoir des responsables européens. C’est à l’aune des camps de toile disparaissant sous la neige que leur politique criminelle sera jugée.
Contact : contact@migreurop.org
Photo : Belgrade, janvier 2017 | (c) Danilo Balducci