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La commande groupée 2026 pour soutenir les Viome de l’usine autogéré de Thessalonique est en cours. La date limite de réception des commandes est fixée au lundi 13avril 2025 inclus.
Notre tract d’information sur les Viome , le catalogue des prix et le bon de commande se trouvent ici
Trois ans après la catastrophe ferroviaire de Tèmbi, la colère ne retombe pas en Grèce.
Entre solidarité internationale, mobilisation de la jeunesse et manifestations de masse contre le gouvernement Mitsotakis, des centaines de milliers de personnes ont réaffirmé leur exigence de justice et dénoncé les politiques de privatisation et d’austérité.
Une semaine de mobilisation
Cette semaine, la rue était très solidaire en Grèce. Mercredi 25, à l’appel de l’association des femmes ukrainiennes en Grèce, travailleuses envoyant leurs maigres économies au pays, un cortège de 500 à 800 personnes pour dénoncer « Poutine, fasciste, assassin, rends-nous nos enfants ! ». Seule présence du mouvement ouvrier grec : quelques drapeaux libertaires et des camarades de ENSU Grèce…
Jeudi : manif de la jeunesse scolarisée réclamant justice pour les 57 victimes de la tragédie ferroviaire de Tèmbi (février 2023), dans laquelle ont disparu de nombreux étudiantEs.
Vendredi : tour de chauffe devant le tribunal d’Athènes avant le verdict du procès en appel des tueurs du groupe nazi Aube dorée – Chryssi Avgi (4 mars).
Et samedi 28, des centaines de milliers de manifestantEs partout en Grèce, dénonçant l’étouffement continu par le gouvernement Mitsotakis des responsabilités pour Tèmbi. Trois ans après le drame, l’ampleur des mobilisations prouve à quel point « justice pour Tèmbi » reste un facteur de colère, de volonté unitaire de masse, de conscientisation.
Unité et radicalité pour aboutir
Une nouvelle fois, c’est le comité des parents de victimes qui a appelé, marquant la volonté d’avancer dans l’unité. À Athènes il y avait au moins 100 000 manifestantEs, avec beaucoup de jeunes et de nombreux syndicats — soulignons que cette année encore, de nombreux magasins ont fermé en solidarité.
Bien sûr, les discours portaient sur l’exigence de justice — le procès s’ouvre le 23 mars —, avec refus de faire porter les responsabilités sur les cadres intermédiaires, les chefs de gare ou les cheminots. C’est bien la politique de ce gouvernement ultralibéral qui est en cause, avec la privatisation des trains mais aussi, comme le rappelait le secrétaire du syndicat des cheminots, avec le cadre européen imposant le moins-disant sécuritaire pour toujours plus de profits.
« Soit leurs profits, soit nos vies » : le mot d’ordre est partout — on a beaucoup évoqué les 5 ouvrières tuées dans l’explosion récente de l’usine Violanta —, et il se traduit, face au marasme dans lequel le gouvernement maintient le réseau ferroviaire, par la revendication partagée de service public des transports, avec, comme le dit le groupe des 6 (Anametrissi, DEA etc.), expropriation sans indemnité du groupe privé italien et nécessité du contrôle ouvrier.
À Trikala, ville où se trouvait l’usine Violanta, le cri des centaines de manifestantEs montre la voie : « On n’oublie pas, on ne pardonne pas ».
Solidarité concrète avec les travailleurs de l’usine VIOME autogérée à Thessalonique en Grèce
Après que leur usine ait été mise en faillite et abandonnée par les employeurs, les salariés depuis maintenant 13 ans l’ont reprise en coopérative ouvrière.
Ils fabriquent des produits d’entretien ménager écologiques qu’ils distribuent de manière militante. Le terrain a été vendu aux enchères électroniques(la dernière invention de la commission européenne pour pallier aux manifestations citoyennes qui s’opposaient aux expulsions de particuliers) et ils ont été expulsés par la police. Même si les conditions sont plus difficiles la production continue sur une petite parcelle non comprise dans la vente.
Ils en appellent à la solidarité internationale. Il est plus que jamais nécessaire de les soutenir en participant à cette commande.
Depuis 2016 et la visite de Makis Anagnostou à Grenoble et afin de les soutenir, le comité de Grenoble organise chaque année une commande groupée de leurs produits. L’année dernière nous étions 25 individus ou groupement à passer une commande.
dont 38 GRENOBLE – Tél. 06 81 03 18 32 (Patrick) et 06 72 96 34 37 (Christophe)Point collecte permanent jusqu’au 24 février
Vu les délais courts voir ci-dessous les modalités de soutien financier
Le prochain convoi solidaire va bientôt partir vers les lieux autogérés en Grèce, en soutien aux luttes et aux collectifs qui aident les précaires grecs et exilés (notamment du Congo, d’Iran, de Palestine et d’Afghanistan, sans oublier nos amis Kurdes).
Mais les fourgons peinent à se remplir ! Notre taux de remplissage est d’environ 50% alors qu’il reste peu temps. C’est aussi pour cette raison que nous avons mobilisé moins de fourgons pour l’instant, proportionnellement au volume de dons reçus.
Il reste encore 58 points collecte en attente de votre visite dans les prochains jours, surtout dans la moitié sud de la France. On compte sur vous et sur vos réseaux. Nous avons besoin de votre aide pour diffuser l’un des liens ci-dessous, dans lequel se trouvent la carte des points collecte, l’annuaire pour les contacter et la liste des besoins : contact des principaux points
Nous n’avons aucun autre soutien que vous pour communiquer et pour participer. Merci d’avance pour nos compagnons de luttes et d’utopies en Grèce..
Agriculteurs avec tracteurs et sympathisants lors du grand rassemblement de protestation à Athènes (vidéos)
Des agriculteurs à bord de 70 tracteurs et engins agricoles sont arrivés sur la place Syntagma, au centre d’Athènes, vendredi après-midi, et ont garé leurs véhicules devant le Monument du Soldat inconnu, au pied du Parlement, pour protester contre le fait que le gouvernement grec n’a pas tenu ses promesses à leur égard.
Escortés par des motos de la police, les agriculteurs ont atteint le centre de la capitale grecque par les grandes avenues. Le convoi a été accueilli par une foule de sympathisants qui scandaient des slogans et applaudissaient.
Les agriculteurs sur leurs tracteurs entrent dans #Athènes pour le grand rassemblement de protestation, des foules de sympathisants (partis politiques, collectifs, simples citoyens) les accueillent avec des slogans de soutien. #Grèce #agriculteurs #manifestation https://t.co/X1oim9pI3e
D’autres manifestants étaient arrivés du centre de la Grèce et d’Eubée en bus, ainsi qu’environ 200 personnes de Crète par ferry.
Plusieurs manifestants sont venus en famille, et l’on a pu voir des femmes, jeunes ou d’âge mûr, agricultrices de profession, au volant de certains tracteurs.
Ils prévoient de passer la nuit sur la place Syntagma et de repartir en bon ordre samedi en début d’après-midi.
La pluie battante n’a pas découragé les manifestants ni la foule de sympathisants, composée principalement de syndicats de travailleurs, d’organisations étudiantes et de simples citoyens.
Les agriculteurs de tout le pays sont arrivés à Syntagma pour le rassemblement national du secteur primaire.
Les agriculteurs demandent des mesures concernant les coûts de production, la compensation de la perte de revenus et des interventions concrètes contre la clavelée ovine. video
« Les problèmes restent entiers, nous sommes venus pour rappeler nos revendications », ont déclaré les manifestants aux médias.
Les revendications des agriculteurs portent sur les coûts de production élevés, la garantie des prix des produits, la modification de la réglementation de l’organisme d’assurance agricole (ELGA) et l’octroi d’une indemnisation totale (100 %), en particulier pour les éleveurs de bétail qui ont vu un total de 500 000 animaux être abattus d’août 2024 à ce jour en raison de la clavelée et de la variole caprine.
Les représentants des agriculteurs ont déclaré que ces questions avaient été soulevées lors de réunions précédentes avec le Premier ministre, mais que les demandes n’avaient pas été satisfaites à leur convenance et qu’aucune promesse gouvernementale ne s’était concrétisée ou n’avait fait l’objet d’une loi jusqu’à présent.
« Le gouvernement dispose d’une marge de manœuvre budgétaire mais n’a aucune volonté politique et veut nous pousser hors de la production », a souligné dans ses déclarations le président de la Fédération des associations agricoles de Larissa et membre du Comité panhellénique des blocs, Rizos Maroudas.
« Nous essayons de rester dans nos villages, sur nos terres, pour produire une nourriture de qualité, que nous vendons peu cher mais qui arrive sur la table à un prix très élevé. » Il a souligné qu’ils persisteraient dans leur lutte et que « c’est un combat continu jusqu’à ce que nos revendications soient satisfaites ».
Selon l’agence de presse d’État amna.gr, le ministère du Développement rural et de l’Alimentation a déclaré qu’à 17h00, aucune demande de réunion avec le ministre Kostas Tsiaras n’avait été formulée.
Les agriculteurs, apiculteurs et éleveurs qui étaient sur les routes depuis plus de 50 jours, bloquant les autoroutes, les péages et les bureaux de douane, avaient clairement indiqué qu’ils organiseraient un rassemblement de protestation devant le Parlement.
À 20 heures, un concert de soutien aux agriculteurs a lieu sur la place Syntagma ; manifestants et sympathisants restent sur place et dégustent de la chèvre bouillie et des oranges fraîches apportées par les agriculteurs.
Selon les estimations de la police, plus de mille agriculteurs, éleveurs, apiculteurs et représentants d’autres régions du secteur primaire du pays sont venus pour le Comité panhellénique des blocs. Le centre-ville est pour l’instant largement fermé à la circulation.
Après le concert, les tracteurs seront réorganisés afin que les routes soient ouvertes à la circulation dense d’un vendredi soir.
P.S. : Il était assez curieux que les autorités désinfectent les tracteurs contre la clavelée au poste de péage d’Afidnes plus tôt ce vendredi. On aurait dit qu’ils voulaient protéger les Athéniens de la maladie, alors qu’il n’y a ni moutons ni chèvres à Athènes.
Les autorités grecques ont procédé à l’arrestation illégale du militant palestinien Mohammed Khatib, coordinateur de Samidoun (Réseau de solidarité avec les prisonniers palestiniens), à Héraklion. Mohammed a été arrêté à l’aéroport d’Héraklion le samedi 7 janvier, alors qu’il voyageait pour intervenir lors d’un événement consacré à la lutte des prisonniers palestiniens dans les prisons israéliennes.
Ses avocats, ainsi que le mouvement de solidarité, dénoncent ses conditions de détention inhumaines, l’entrave à l’exercice de ses droits fondamentaux, la confiscation de l’argent qui lui avait été donné pour couvrir ses besoins élémentaires, ainsi que la privation d’accès à son traitement médical nécessaire.
Ils dénoncent également les obstacles et les moqueries subis par les avocats et les solidaires lors de leurs tentatives de communication avec Khatib, ainsi que l’obstruction délibérée à l’exercice de ses moyens de défense et le retard intentionnel dans l’émission des décisions nécessaires qui pourraient conduire à sa libération.
Voici le communiqué de l’Assemblée de solidarité d’Héraklion avec le peuple palestinien :
« La voix de la résistance palestinienne ne sera pas réduite au silence !
Ne touchez pas à notre camarade Mohammed Khatib !
En tant qu’Assemblée de solidarité avec le peuple palestinien, nous avions programmé pour le samedi 07/02 un événement sur la résistance palestinienne et les développements en Palestine, avec Mohammed Khatib de Samidoun (le Réseau de solidarité avec les prisonniers palestiniens), Konstantina Kartsioti du Front Anti-impérialiste et, par communication en ligne, le cadre historique de la résistance palestinienne Abdel Nasser Issa.
À 8 heures du matin, lors du débarquement de Mohammed Khatib et de Konstantina Kartsioti à l’aéroport d’Héraklion, des policiers en civil les ont interpellés sans leur notifier le motif.
La camarade Konstantina Kartsioti a été libérée après une heure, tandis que le camarade Mohammed Khatib a été conduit à la Direction de la Police d’Héraklion (GADH) et finalement arrêté sous l’accusation de séjour illégal dans le pays pour des raisons de sécurité. Une affaire montée de toutes pièces pour cibler sa position politique. Il est à noter que, récemment, Mohammed Khatib a effectué des voyages en Europe — mais aussi de l’étranger vers Athènes — sans qu’aucune action ne soit entreprise contre lui ni qu’aucune notification ne lui soit faite concernant les questions pour lesquelles il est aujourd’hui poursuivi.
Immédiatement, un rassemblement a été appelé devant la GADH, avec le déploiement de banderoles pour soutenir le camarade.
Le camarade reste dans les cellules de détention d’Héraklion, avec un moral intact malgré les conditions de détention déplorables et l’attitude inacceptable des policiers-gardiens qui entravent toute communication.
L’arrestation du camarade est pour nous un ordre des sionistes et de l’officine appelée ambassade d’« Israël », mais aussi des assassins du Mossad, et visait à annuler l’événement.
Malgré eux, l’événement a eu lieu normalement, avec une participation dynamique, où la voix de la résistance palestinienne et des militants solidaires a été entendue.
Cet incident est le dernier d’une série d’actions répressives croissantes contre le réseau Samidoun et la solidarité internationale à la cause palestinienne. Plus précisément, le réseau Samidoun a été déclaré illégal au Canada et en Allemagne, tandis que la Belgique, les Pays-Bas et les États-Unis procèdent à des sanctions et des réglementations législatives pour le rendre illégal ou le restreindre.
En Grèce, cela constitue un exemple d’application d’une attaque institutionnelle, après la signature de l’accord tripartite Grèce-Chypre-Israël, et prouve l’alignement servile de l’État grec sur l’axe colonial.
La détention et la menace d’expulsion du militant Mohammed Khatib depuis les cellules de la GADH constituent une insulte à la communauté palestinienne, au mouvement de solidarité, mais aussi à toute voix qui tente de mettre en lumière les politiques sionistes génocidaires.
L’État grec et le directeur adjoint d’Héraklion, E. Chrysos, par leur décision de détenir Mohammed Khatib, confirment de manière éclatante leur attitude servile face à la stratégie sioniste.
L’élargissement de la liste des citoyens « indésirables » et « dangereux » dans le monde entier, dont l’action ou la parole ne servent pas le récit de la politique génocidaire d’« Israël », constitue une menace pour tous les peuples en lutte à l’échelle internationale.
Et cela se fait désormais ouvertement, par la création ou l’abus de lois de circonstance, pour désactiver la résistance des sociétés.
À l’inverse, le parquet et la police grecque n’ont montré aucune intention d’arrêter le criminel Israël Katz (ministre de la Défense d’Israël) lors de sa récente visite à Athènes, bien qu’il existe des preuves internationalement reconnues de sa participation active et de son rôle dans le génocide, ainsi que des accusations de crimes de guerre.
– Nous appelons les associations étudiantes, les organismes, les syndicats et les collectifs à condamner la décision de détention du militant Mohammed Khatib et la participation de l’État grec au génocide.
– Nous appelons le barreau d’Héraklion à prendre position et à exercer une pression contre la détention du militant Mohammed Khatib, le musellement des peuples et la répression sur les personnes qui luttent.
– Nous appelons le mouvement de solidarité national et mondial avec la Palestine et les personnes libres à ne pas se taire et à faire pression à leur tour pour briser la censure et s’opposer au silence imposé aux voix de la résistance.
En dépit de cette politique de répression et avec l’exemple brillant de l’attitude des militants palestiniens, nous répondons que chaque coup nous renforce et accroît notre certitude et notre persévérance pour la solidarité, la vie, la dignité et la liberté.
Nous luttons pour la liberté de la Palestine, ce qui signifie que nous luttons pour notre propre vie et notre dignité. Nous combattons le racisme et l’intolérance, nous luttons contre la chute des valeurs sociales.
Liberté pour la Palestine
Victoire aux armes de la Résistance Palestinienne
Aucune poursuite, aucune interdiction contre notre camarade Mohammed Khatib.
Assemblée de solidarité avec le peuple palestinien, Héraklion »
Des milliers de manifestants ont envahi les rues d’Athènes samedi après-midi, en réponse immédiate et militante au nouveau crime impérialiste perpétré par les États-Unis contre le Venezuela.
Quelques heures après l’intervention militaire, une marche de masse organisée par le Parti communiste de Grèce (KKE) et son aile jeunesse, le KNE, a convergé vers l’ambassade des États-Unis, envoyant un message clair de solidarité internationaliste avec le peuple vénézuélien.
Tout au long de la marche, les manifestants scandaient des slogans dénonçant l’impérialisme américain et son rôle sanglant à travers le monde : «Américains, assassins de peuples !» et «Les impérialistes redessinent les frontières du monde, les traçant dans le sang des peuples !».
Des haut-parleurs installés le long du parcours diffusaient en continu la déclaration officielle du KKE condamnant l’attaque américaine, renforçant ainsi le caractère politique de la mobilisation. Arrivés devant l’ambassade des États-Unis, les membres du KNE ont déployé de grandes banderoles et allumé des fumigènes portant des messages de solidarité avec le peuple vénézuélien, rédigés en anglais – un signal clair que cette protestation visait non seulement les autorités grecques, mais le centre impérialiste lui-même.
La manifestation a souligné que le peuple travailleur grec refuse de rester complice silencieux des crimes commis en son nom et que la résistance internationaliste à la guerre impérialiste est à la fois immédiate et organisée.
Des eurodéputés du KKE interviennent au Parlement européen : condamnation de l’intervention impérialiste américaine
Le groupe parlementaire européen du KKE a dénoncé l’intervention impérialiste inacceptable des États-Unis au Venezuela par le biais d’une question parlementaire formelle adressée à la Haute Représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Kaja Kallas. Cette question a été posée par les eurodéputés du KKE, Kostas Papadakis et Lefteris Nikolaou-Alavanos.
Dans leur intervention, les eurodéputés du KKE soulignent que les États-Unis ont mené une véritable offensive impérialiste contre le peuple vénézuélien et la souveraineté du pays. Les opérations militaires américaines ont ciblé la capitale, Caracas, d’autres grandes villes et des bases militaires sur le territoire vénézuélien.
Le président des États-Unis, Donald Trump, a annoncé de manière provocatrice l’arrestation du président légitime du Venezuela, Nicolás Maduro, ainsi que de son épouse, et est allé jusqu’à proclamer l’imposition d’une administration américaine au Venezuela – une annonce qualifiée d’impensable et de criminelle par le KKE.
Selon le KKE, cette attaque, qui a plongé le peuple vénézuélien dans le sang, n’est pas un acte isolé, mais s’inscrit dans une série de rivalités impérialistes féroces, qui se manifestent aujourd’hui par des dizaines de fronts de guerre ouverts à travers le monde. Loin d’être un événement soudain, cette intervention fait suite à plusieurs semaines de redéploiements militaires américains en Amérique latine, visant à contrer l’influence croissante de la Chine et de la Russie dans la région.
Le Venezuela, souligne le KKE, possède d’immenses richesses énergétiques, détenant les plus importantes réserves de pétrole et de gaz naturel d’Amérique latine, ainsi que de riches ressources minières. C’est précisément pour cette raison qu’il est devenu un enjeu majeur de cette brutale compétition impérialiste. Les allégations infondées du gouvernement américain concernant une prétendue «guerre contre le trafic de drogue» sont cyniquement exploitées pour légitimer l’agression militaire.
Dans ce contexte de rivalité, l’Union européenne cherche également à tirer profit des monopoles européens. Le 15 décembre, l’UE avait renouvelé ses sanctions contre le Venezuela pour une année supplémentaire, invoquant les prétextes habituels de «sape de la démocratie et de l’État de droit» – les outils habituels utilisés par l’UE pour s’ingérer dans les affaires intérieures des États souverains.
En ces heures critiques, le peuple vénézuélien paie un lourd tribut alors que son pays est victime d’une invasion impérialiste. Le KKE affirme son droit absolu à défendre son intégrité territoriale par la lutte populaire et à décider de son propre avenir sans ingérence étrangère.
Forts de ces positions, les eurodéputés du KKE interpellent directement la Commission européenne :
«Quelle est votre position face à l’inacceptable intervention impérialiste américaine qui viole l’intégrité territoriale d’un État indépendant, le Venezuela, et face à l’exigence de la cessation immédiate de cette agression ?
Comment réagissez-vous au fait que les déclarations de la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, appelant à une «transition démocratique», et de la haute représentante Kaja Kallas, affirmant que le gouvernement Maduro «manque de légitimité», ne font qu’attiser les braises de l’intervention américaine, sapant ainsi le droit du peuple vénézuélien à déterminer l’évolution de la situation dans son propre pays, libre de toute ingérence étrangère, et à choisir sa propre voie ?»
Dans cette première lettre d’infos de 2026, vous trouverez : quelques bonnes nouvelles en ce début d’année, un point sur les actions en cours et les livraisons de l’hiver aux lieux solidaires autogérés, ainsi que l’agenda des prochaines occasions de nous retrouver en France et en Belgique, à partir du 10 janvier 2026.*
Dans son obsession d’offrir le secteur de l’éducation au privé, le Premier ministre Mitsotakis accentue et diversifie les attaques pour réduire dramatiquement le service public. La mobilisation en commémoration du massacre des étudiantEs de Polytechnique le 17 novembre 1973 est une échéance importante.
Sur fond de budget insuffisant, on constate partout le manque d’enseignantEs, de nombreux locaux non rénovés et dangereux : la semaine passée, un plafond est tombé sur des élèves en Eubée.
Des attaques de toute sorte
Depuis quelque temps, la propagande de la droite tente de cacher les vraies responsabilités en engageant une véritable campagne nationale de diffamation contre les enseignantEs, présentéEs comme paresseuSEs et ne s’intéressant pas aux élèves !
Cette campagne odieuse s’explique entre autres par le fait que la profession refuse depuis plusieurs années une procédure dite d’évaluation, qui vise à exclure les enseignantEs qui refuseraient de se transformer en petits soldats d’exécution.
À lier à ce projet de « déprofessionnalisation », le nouveau programme du lycée : des examens nationaux chaque année, avec apprentissage par cœur et cours supplémentaires le soir dans les petites boîtes de répétition privées et coûteuses…
Répression flagrante
La répression prend ces derniers temps une dimension rappelant à certainEs les périodes salement brunes du pays. Répression contre les syndicalistes enseignantEs (autour de 2 500 poursuites administratives !) et contre le syndicalisme étudiant.
Flicage des universités, avec certainEs présidentEs en pointe, comme celui de l’Université Polytechnique d’Athènes : caméras, interdiction d’affichages (un étudiant vient de prendre 14 mois de prison pour un slogan pro-palestinien sur un mur de la fac).
Et violences policières intenses contre les manifs de la jeunesse scolarisée, comme récemment où des parents d’élèves et leurs jeunes enfants ont été gazéEs devant le rectorat athénien, où ils protestaient contre la pratique courante des fusions de classes.
À Polytechnique encore, le président a appelé les flics pour évacuer une AG étudiante en soutien à la mobilisation contre la loi sur la journée de travail de 13 heures ! Résultat : 15 étudiantEs arrêtéEs, et l’arrêt de toute poursuite est une des principales revendications actuelles.
Et, symbole de cette politique à la Trump, se prépare le plan d’exclusion des « étudiantEs éternelEs », c’est-à-dire avant tout des étudiantEs travailleurEs qui ont souvent besoin d’années supplémentaires pour finir leurs études : 285 000 pourraient être victimes de cette mesure inouïe de sélection sociale, que refuse évidemment le mouvement étudiant.
Mobilisation contre la mise à mort du service public
Contre cette rage de mise à mort du service public et contre la sélection sociale, la bataille s’organise : après la mobilisation de l’EN réussie du 6 novembre dans une quarantaine de villes, la commémoration du massacre des étudiantEs de Polytechnique le 17 novembre 1973 est une étape importante. Déjà, sur place, la foule de tout âge au milieu des stands syndicaux et politiques est une réponse cinglante à Mitsotakis et à ses sbires !