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Archives de catégorie Les réfugiés-migrants Les exilés

Grèce : en 2025, la hausse des arrivées de migrants en Crète a entraîné une multiplication des procès pour trafic

Des migrants arrivent en Crète après avoir été secourus par les gardes-côtes grecs (archives). Crédit : EPA

Le 17 décembre, une trentaine de migrants, majoritairement soudanais, ont été condamnés à des peines de prison allant jusqu’à la perpétuité par le tribunal de La Canée, sur l’île grecque de Crète. Les exilés étaient poursuivis pour « promotion et transport illégaux de migrants en situation irrégulière ». L’intensification des arrivées sur l’île en 2025 a entraîné une hausse des procès de migrants accusés d’être des passeurs.

Ce sont de jeunes migrants qui ont pris un bateau pour tenter de rejoindre l’Europe. Arrivés sur l’île de Crète, au sud de la Grèce, plusieurs d’entre eux ont été arrêtés et accusés d’être des passeurs.

Mercredi 17 décembre, le procès de 31 de ces jeunes exilés – majoritairement soudanais – s’est tenu devant le tribunal de La Canée, deuxième ville de Crète où les arrivées de migrants se sont accélérées en 2025.

Au terme d’un procès jugé expéditif par les collectifs de soutien aux migrants en Grèce, dix Soudanais ont été condamnés à dix ans de prison et quatre Égyptiens à des peines de prison à vie. L’examen des cas des 17 autres accusés a été renvoyé au 29 décembre.

Le tribunal grec a reconnu les migrants coupables de « transport illégal de migrants en situation irrégulière » et a estimé que leur implication avait été plus ou moins importante.

Une accusation dont se défendent ces jeunes hommes qui affirment avoir été contraints de prendre les commandes d’une embarcation ou de suivre ses coordonnées GPS sous la menace d’une arme à feu.

C’est notamment le cas de Bada, un Soudanais de 19 ans. « Tout ce que j’ai fait, je l’ai fait pour survivre […] Tout ce que je veux, c’est un endroit sûr où je pourrais dormir en paix. Je ne suis pas un criminel », a déclaré le jeune homme au collectif allemand de:criminalize, qui lutte contre la criminalisation des migrants.

En soutien aux 31 accusés, une soixantaine d’exilés soudanais, hébergés dans plusieurs centres de Grèce, se sont déclaré en grève de la faim pour deux jours, mercredi 17 et jeudi 18 décembre, ont rapporté plusieurs groupes de soutien aux migrants dans le pays.

En Grèce, les procès de ce type sont devenus très fréquents ces dernières années mais jusqu’ici la Crète n’était que peu concernée. Mais, en 2025, la grande île du sud de la Grèce a connu trois fois plus d’arrivées de migrants qu’en 2024. Cette augmentation s’explique par la hausse de la fréquentation de la route maritime de Tobrouk, qui part de l’Est de la Libye vers Gavdos et la Crète.

En conséquence, les procès de migrants pour « transport illégal de migrants en situation irrégulière » se sont également multipliés. Selon un activiste souhaitant rester anonyme, entre 15 et 20 cas de ce type sont désormais jugés chaque mois par le tribunal de La Canée.

Pour soutenir ces exilés accusés de trafic d’êtres humains mais qui assurent ne faire partie d’aucune organisation de passeurs, des collectifs d’activistes se sont créés. Mustafa Ahmed est membre des groupes « Mataris » et « 50 out of many ».

« La communauté soudanaise en Grèce est bien organisée, explique-t-il à InfoMigrants par téléphone. Depuis avril, nous avons créé des groupes de communication pour partager les coordonnées des organisations d’aide et nous entraider. Nous avons commencé à 45 personnes et aujourd’hui, notre groupe compte 950 membres répartis dans les îles et les villes. Chaque camp ou centre a son propre groupe, et il existe également un groupe général qui opère dans toute la Grèce. »

Selon lui, les exilés arrêtés à leur arrivée en Crète passent environ six mois en détention avant de comparaître devant un tribunal. Pendant ce temps, ils sont enfermés dans les prisons d’Avlona, au nord d’Athènes, ou de La Canée, en Crète.

Des centres de détention où les conditions de vie sont « inhumaines », juge Spyridon Pantazis, avocat grec en droit pénal qui a déjà défendu des exilés soudanais. Les détenus « vivent dans des cellules surpeuplées […], sans accès à des produits de première nécessité et de soins, et soumis à une peur et une insécurité constantes », détaille-t-il par écrit à InfoMigrants.

Depuis plusieurs années, les procès de migrants se multiplient en Grèce. Les accusations sont généralement les mêmes : des jeunes hommes tout juste arrivés sur le sol grec en bateau de manière irrégulière sont arrêtés et accusés d’être des passeurs, sur la seule foi du témoignage d’un garde-côte – ou d’autres passagers.

Placés en détention, puis jugés pour des motifs tels que « transport illégal de ressortissants de pays tiers sur le territoire grec », « mise en danger de la vie d’autrui », ils écopent souvent de peines de prison de plusieurs décennies car les peines sont multipliées par le nombre d’occupants sur le bateau.

Des pratiques judiciaires qui inquiètent Spyridon Pantazis. « Nous sommes confrontés à une multiplication d’affaires dans lesquelles les tribunaux se fondent uniquement sur une déclaration des gardes-côtes, sans que la défense ait la possibilité de les interroger en audience publique dans le cadre d’un véritable procès pénal contradictoire […] De telles pratiques soulèvent de sérieuses préoccupations quant au respect des garanties d’un procès équitable prévues à l’article 6 de la Convention européenne des droits de l’Homme ».

L’avocat dénonce également le manque d’accès des prévenus à une défense et une traduction convenable en amont et durant le procès. « La qualité des services d’interprétation et de traduction […] est exceptionnellement médiocre et ne répond pas aux exigences minimales d’un procès équitable administré par l’État », déplore le conseil qui estime par ailleurs que « 90 % [des accusés] n’ont pas d’avocat » et se voient désigner un avocat commis d’office « au début de l’audience ».

Interrogés sur la question de la présence d’avocats et de traducteurs aux côtés des migrants lors de leur procès, les services du tribunal de La Canée n’ont pas répondu à nos questions.

Source https://www.infomigrants.net

Refoulement Grèce-Turquie : Frontex jugée responsable par la Cour de justice de l’UE

Frontex a été reconnue responsable par la Cour de justice de l’Union européenne, le 18 décembre, dans l’atteinte aux droits d’une famille kurde syrienne refoulée par la Grèce vers la Turquie en 2016. Les juges estiment que le rôle de l’agence européenne des gardes-frontières va au-delà du « soutien opérationnel » : elle doit garantir les droits fondamentaux lors des opérations de retour.

C’est une décision importante pour les cas de refoulements dans les pays européens où Frontex est déployé. La Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a tranché le 18 décembre en faveur d’une famille kurde syrienne, en pointant la responsabilité de Frontex dans le non respect de leurs droits fondamentaux au cours d’une opération de retour.

L’affaire concerne deux parents kurdes syriens et leurs quatre enfants, refoulés en 2016 vers la Turquie alors qu’ils venaient d’introduire une demande de protection internationale en Grèce. Le 9 octobre de cette année-là, la famille de six est arrivée par bateau sur l’île grecque de Milos, parmi un groupe de 114 réfugiés.

Le 14 octobre, les requérants, ainsi que 85 autres réfugiés, ont été transférés au centre d’accueil et d’identification de Leros. La famille a alors indiqué son souhait de demander l’asile, en remplissant un formulaire intitulé « Avis au bénéfice d’une demande de protection internationale ».

Mais au lieu de les prendre en charge dans un processus d’asile, les autorités grecques ont embarqué cette famille le 20 octobre dans un avion pour les refouler vers le sud-est de la Turquie. Là, dans la ville d’Adana, ils ont été amenés dans un centre d’accueil temporaire. Cette opération de retour menée par la Grèce se fait avec la coordination de Frontex.

Or, elle est illégale, puisqu’elle entrave le droit d’asile. Elle contrevient au « principe de non-refoulement » consacré par l’article 33 de la Convention de Genève : « aucun des États contractants n’expulsera ou ne refoulera […] un réfugié sur les frontières des territoires où sa vie ou sa liberté serait menacée », exige le texte. Le principe de non-refoulement est également réaffirmé par l’Union européenne dans sa charte des droits fondamentaux.

Une fois en Turquie, par crainte d’un renvoi vers la Syrie, la famille kurde avait fui en Irak. La famille estimait que sans les manquements de Frontex à ses obligations en matière de protection des droits fondamentaux, elle n’aurait pas été illégalement refoulée vers la Turquie et n’en aurait pas subi les préjudices.

La première décision sur cette affaire a été rendue le 6 septembre 2023 par le tribunal de justice de l’UE. Celui-ci avait alors rejeté le recours de la famille. « Dès lors que Frontex n’a pas de compétences ni en ce qui concerne l’appréciation du bien-fondé des décisions de retour ni en ce qui concerne les demandes de protection internationale, le lien de causalité directe allégué par les requérants (…) ne peut pas être établi », avait alors estimé le tribunal.

Et d’affirmer que Frontex « a seulement pour mission d’apporter un soutien technique et opérationnel » aux États membres.

Portée devant la CJUE, l’affaire prend désormais une nouvelle tournure. La CJUE, instance supérieure au tribunal de l’UE, annule partiellement la décision de ce dernier. Les juges de la CJUE estiment que, conformément au droit de l’UE, Frontex se doit de protéger les droits fondamentaux des demandeurs d’asile, y compris lors des opérations dites de retour.

« Le droit de l’Union impose à cette agence un ensemble d’obligations visant à garantir le respect des droits fondamentaux dans le cadre des opérations de retour conjointes », explicite le communiqué de la Cour luxembourgeoise paru le 18 décembre.

Frontex doit notamment s’assurer qu’il existe des « décisions de retour écrites » afin de « garantir que ces opérations respectent le principe de non-refoulement ».

En outre, les juges de la CJUE estiment que « d’éventuelles violations des droits fondamentaux survenant au cours d’un vol de retour peuvent relever non seulement de la responsabilité de l’État membre concerné (la Grèce, dans ce cas), mais également de celle de Frontex ».

Conséquence : l’affaire est renvoyée devant le tribunal de l’UE qui doit désormais réexaminer l’action en dommages et intérêts intentée par la famille.

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Pour rappel, les cas de refoulements illégaux sont réguliers aux frontières européennes, y compris dans des pays où Frontex est présent. Un rapport, publié en février par neuf organisations de défense des droits de l’Homme actives dans plusieurs pays européens (Pologne, Bulgarie, Hongrie…) affirme qu' »au moins » 120 457 « pushbacks » ont été enregistrés en 2024 en Europe._

Source https://www.infomigrants.net

Mer Egée : au moins 17 morts après le naufrage d’un bateau de migrants au large de la Turquie

Un sac mortuaire repose sur le rivage après le naufrage d’un bateau de migrants au large de Bodrum, dans la province occidentale de Mugla, en Turquie, le 24 octobre 2025. Crédit : Reuters

Au moins 17 personnes sont mortes après un naufrage survenu au large de la province de Mugla, en Turquie, ce vendredi. Seules deux personnes ont survécu.

Selon les dernières informations, le naufrage d’un canot pneumatique a coûté la mort à 17 personnes, ont annoncé les gardes-côtes vendredi. C’est un Afghan qui a survécu à la catastrophe et a nagé jusqu’au continent qui a donné l’alerte peu après 1h00 du matin, selon un communiqué du bureau du gouverneur de Mugla. Il a indiqué avoir nagé six heures avant d’atteindre la terre ferme.

« Les corps sans vie de 16 migrants irréguliers et celui d’un passeur ont été repêchés », ont précisé les autorités dans un communiqué, ajoutant que deux migrants ont été secourus. Les autorités locales avaient précédemment fait état de 14 morts, sans préciser leurs nationalités.

Selon le rescapé, le navire a commencé à prendre l’eau puis a coulé au large de Bodrum. Cette station balnéaire est située à proximité de plusieurs îles grecques, parmi lesquelles Kos, un des points d’entrée dans l’Union européenne en mer Egée. Moins de cinq kilomètres séparent Kos de la Turquie.

Des recherches sont toujours en cours pour retrouver d’éventuels disparus. « Les efforts de recherche et de sauvetage pour d’autres migrants irréguliers considérés comme disparus se poursuivent avec quatre bateaux des garde-côtes, une équipe spéciale de plongée des garde-côtes et un hélicoptère », a déclaré le bureau du gouverneur.

Les naufrages sont fréquents lors de ces traversées entre les côtes turques et les îles grecques voisines. Deux femmes ont été retrouvées mortes sur une côte rocheuse de l’île grecque de Chios, où une embarcation de fortune transportant 29 migrants s’est échouée, le 16 octobre.

Quelques jours plus tôt, le 7 octobre, quatre corps avaient été repêchés par les gardes-côtes au large de Lesbos après le naufrage de leur embarcation gonflable transportant au total 38 migrants. Et deux jours avant, le corps d’une femme avait été retrouvé, aussi au large de Lesbos, et 17 personnes avaient été secourues après le naufrage de l’embarcation.

Près de 1 400 personnes tentant des traversées ont disparu ou ont été retrouvées mortes en mer Méditerranée en 2025, selon l’Organisation internationale pour les migrations.

La mer Égée est une voie de transit fréquente pour des milliers de migrants qui tentent de traverser l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient vers l’Europe, en particulier depuis la Turquie. Mais cette route est de moins en moins empruntée.

Ces derniers mois, les exilés sont de plus en plus nombreux à tenter de rejoindre la Crète, destination touristique très prisée, et Gavdos, petite île située à proximité, en partant de Tobrouk, à l’est de la Libye. Selon les autorités grecques, près de 14 000 personnes sont arrivées en Crète depuis le début de l’année, contre à peine 5 000 en 2024.

Face à cette forte recrudescence des arrivées, Athènes accueille et forme depuis le mois d’août des gardes-côtes libyens chargés d’intercepter les migrants en mer. Trois navires de guerre devaient également être déployés au large des eaux libyennes pour stopper les embarcations de fortune.

Le gouvernement conservateur, qui ne cesse de durcir sa politique migratoire, a aussi décidé de serrer la vis d’un point de vue législatif : les migrants venant d’Afrique du Nord – de Libye, donc – et qui arrivent en Crète, ne peuvent plus déposer de dossier d’asile en Grèce. Cette suspension temporaire des demandes d’asile est effective depuis le mois de juillet. La mesure a été largement dénoncée par de nombreuses organisations internationales, dont le Haut-commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR) et le Conseil de l’Europe.

Source https://www.infomigrants.net

La Cour européenne des droits de l’Homme juge les gardes-côtes grecs responsables de la mort de 16 exilés lors d’un naufrage survenu en 2018

Le 16 mars 2018, 16 personnes ont perdu la vie dans un naufrage survenu au large de l’île grecque d’Agathonisi, en mer Égée. Seules trois personnes ont pu atteindre l’île le lendemain, après des heures passées dans l’eau. Les familles de 14 victimes ont saisi la justice européenne pour dénoncer le rôle des gardes-côtes grecs dans ce drame.

C’est un manquement des autorités grecques qui a coûté la vie à au moins 16 personnes, décédées lors d’un naufrage survenu le 16 mars 2018 au large de l’île d’Agathonisi. Dans un arrêt rendu le 14 octobre, la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) a jugé que les autorités grecques n’avaient pas agi promptement de manière à sauver les vies mises en danger lors de ce naufrage, rapporte l’ONG Refugee support Aegean qui représentait les familles de 14 victimes.

« Les autorités grecques n’ont pas pris les mesures nécessaires pour secourir les personnes concernées, alors qu’elles auraient dû être conscientes du danger immédiat dès le moment où elles ont été informées de l’incident par un proche des victimes, tôt dans la matinée du 16 mars », détaille l’ONG dans un communiqué. Et d’ajouter : « La Cour a également condamné la Grèce pour l’inefficacité de l’enquête pénale sur l’incident, qui a conduit le procureur du tribunal maritime du Pirée à classer l’affaire. »

Effectivement, selon le déroulé des événements, les gardes-côtes grecs auraient pu secourir les naufragés s’ils avaient réagi rapidement aux premiers messages de détresse envoyés par le frère de l’une des victimes.

Partie de la ville turque de Didim, l’embarcation de migrants s’est retrouvée en difficulté entre 1h30 et 2 heures après son départ, alors qu’elle se trouvait au large d’Agathonisi, au sud de l’île de Samos. Une Afghane à bord du bateau prévient alors son frère qui se trouve à Samos que l’embarcation est en train de couler.

Le frère de la jeune femme alerte immédiatement le numéro d’urgence internationale 112 puis échange à de nombreuses reprises avec le centre de coordination des secours des gardes-côtes grecs à qui il indique la localisation du bateau. Mais, malgré tous ces efforts, aucun dispositif de secours n’est envoyé le 16 mars.

Au moins 16 personnes perdent la vie dans le naufrage et ce n’est que le lendemain, après avoir passé des heures dans l’eau, que les trois survivants – deux femmes et un homme – parviennent à accoster sur Agathonisi.

Ce n’est alors que dans la matinée du 17 mars  les gardes-côtes grecs lancent une opération de recherche et sauvetage dans la zone du naufrage. Seize corps sont retrouvés mais aucun survivant n’est trouvé en mer. Dans leur récit des faits, les autorités grecques ont avancé que le naufrage avait eu lieu le 17 mars et que leur opération avait donc été lancée à temps.

Par la suite, une enquête pénale préliminaire sur les circonstances du naufrage a été ouverte et, « parallèlement, la Direction des affaires internes des garde-côtes grecs a ouvert une enquête disciplinaire sur la responsabilité éventuelle des garde-côtes », selon RSA. Mais celles-ci ont été classées sans suite.

Ce n’est pas la première fois qu’Athènes est condamnée par la CEDH pour des faits concernant les exilés sur son sol. En mars 2025, la cour a jugé que la Grèce était responsable de la mort d’un mineur irakien. Ce jour-là, Ameer Mokhlas avait été mortellement touché par un coup de feu tiré par un garde-côte alors qu’il se trouvait sur un yacht battant pavillon turc qui transportait illégalement des migrants près de l’île grecque de Symi.

Pour la CEDH, qui siège à Strasbourg, l’enquête des autorités grecques « comportait de nombreuses lacunes qui ont conduit notamment à la perte d’éléments de preuve, et qui ont affecté le caractère effectif de l’enquête, laquelle en particulier n’a pas permis d’établir les circonstances exactes dans lesquelles le décès de Ameer Mokhlas était survenu et d’identifier et – le cas échéant – de sanctionner les responsables ».

Source https://www.infomigrants.net

Encore un naufrage meurtrier au large de Lesbos

Un naufrage a fait sept morts, dont trois enfants, jeudi 3 avril. Selon des témoins, il s’agirait d’un pushback ayant mal tourné et dont les garde-côtes grecs seraient en partie responsables. L’un des survivants, qui a perdu sa femme et son enfant, est accusé de trafic d’êtres humains, dans une tentative des autorités de couvrir leurs crimes.

Jeudi 3 avril à l’aube, un énième naufrage a eu lieu au large de l’île grecque de Lesbos, plus précisément près du village de Skala Sykamnias. Selon le média Sto Nisi, sept personnes ont été retrouvées mortes : trois femmes, un homme, un petit garçon et deux petites filles, tous d’origine afghane. Les garde-côtes ont quant à eux annoncé avoir sauvé 23 personnes. Un autre enfant est toujours porté disparu.

Responsabilité des garde-côtes grecs

 Plutôt que de naufrage, peut-être faudrait-il plutôt parler d’un crime. De nombreuses témoins évoquent une possible responsabilité des garde-côtes grecs, et donc de l’Union Européenne, dans cette nouvelle tragédie. Sur sa page Instagram, le secouriste Iasonas Apostolopoulos rappelle que :

-La mer était très calme au moment de la tragédie ;

-Le naufrage a eu lieu juste avant que le bateau en plastique ne touche aux côtes grecques, et pas avant ;

-Le bateau des garde-côtes présent sur place et visible sur les photos diffusées dans les médias porte le nom Lambro 57, numéro LS-602. C’est un bateau connu pour des actions violentes envers des réfugiés, qui a participé à de nombreux pushbacks documentés par le passé dans la même zone.

Selon le journaliste Giorgos Moustafis, les garde-côtes auraient délibérément percé le plancher du bateau avec un harpon pour le détacher, faisant en sorte que les passagers se noient.

Pushbacks

Pour rappel, les pushbacks sont les refoulements illégaux auxquels se livrent régulièrement les garde-côtes grecs dans la mer Égée en toute impunité et avec la bénédiction des institutions européennes. Il s’agit de repousser les bateaux de réfugiés en pleine mer, de percuter leurs embarcations, de les remorquer vers les eaux turques et de les laisser à la dérive en pleine mer.

Le 23 mars dernier, l’ONG Aegean Boat Report dénonçait sur sa page Facebook un pushback violent perpétré par des garde-côtes grecs au large de Rhodes, d’un bateau transportant 64 personnes, dont plus de 30 enfants. Selon l’organisation, qui était en contact avec les passagers du bateau, des hommes masqués ont attaqué les victimes avec des bâtons, les ont tenues en joue, et leur ont ordonné de leur donner leurs effets personnels (sacs, argent et téléphones). Certains passagers ont réussi à cacher leur téléphone, ce qui leur a permis d’appeler à l’aide. Ensuite, les garde-côtes les ont tirés vers les eaux turques, où ils les ont abandonnés. Informés, les garde-côtes turcs sont intervenus et ont trouvé les 64 personnes qui dérivaient au large de Sarigerme, district de Muğla.

Le bateau responsable de ces violences est le même Lambro 57 que celui repéré à proximité du bateau qui a fait naufrage ce jeudi 3 avril. La scène du 23 mars a été filmée. Sur les images, on voit des hommes cagoulés frappant les passagers du bateau au large de Rhodes et les renvoyant vers les eaux turques.

Désinformation

Le lendemain de l’événement du 23 mars, les garde-côtes turcs ont annoncé qu’ils avaient « attrapé 35 migrants illégaux (29 enfants) » et deux « passeurs suspectés » dans le district de Muğla, sans mentionner le pushback. Cette tentative de couverture par les garde-côtes turcs des actes illégaux commis par leurs collègues grecs peut s’expliquer par l’accord UE-Turquie entré en vigueur en 2016 et qui consiste, concrètement, à payer le gouvernement turc pour qu’il garde les réfugiés chez lui (9 milliards d’euros avaient déjà été versés à la Turquie l’an dernier).

Source blogs.mediapart.fr/mathilde-weibel

108 personnes à bord de deux barques secourues par l’Ocean Viking

Le navire de SOS MEDITERRANEE a porté secours à deux barques en fibre de verre où s’entassaient 108 personnes. Le port d’Ortona, à quatre jours de navigation du lieu du sauvetage, a été assigné à l’Ocean Viking. Pendant ce temps, un autre naufrage mortel s’est produit en Méditerranée centrale.

Le 5 mai 2025

Peu avant l’aube, ce lundi 5 mai, les équipes à bord de l’Ocean Viking ont porté secours à deux barques en fibre de verre surchargées qui se trouvaient en détresse dans les eaux internationales au large de la Libye. Les 108 personnes rescapées, dont un bébé de 11 mois, ont été transférées vers le navire et rapidement prises en charge par notre équipe médicale. Plusieurs d’entre elles souffraient d’épuisement et de mal de mer.

Voir sur Bluesky

Le 6 mai 2025

Les autorités italiennes ont désigné le port sûr d’Ortona, situé à 1 296 km de la position où nous avons secouru 108 personnes la veille. Un port éloigné qui nous impose quatre jours de navigation, sans possibilité de porter secours à d’autres embarcations potentiellement en détresse.

Pendant ce temps, l’ONG Alarm Phone a annoncé un nouveau naufrage en Méditerranée centrale. Selon l’organisation qui gère les appels d’urgence en mer, tout porte à croire qu’ une cinquantaine de personnes seraient mortes. Une tragédie de plus, faute de moyens de sauvetage. Pour l’heure, pratiquement aucun média n’a annoncé la nouvelle: le silence et l’inaction continuent de faire des victimes en mer.

Voir sur Bluesky

Au moins 16 morts en une journée en mer Égée

Au moins seize exilés ont perdu la vie jeudi dans deux naufrages survenus en mer Égée, près de l’île de Lesbos pour l’un et près des côtes turques pour l’autre. Vingt-trois personnes ont pu être secourues près de Lesbos mais les opérations se poursuivaient pour tenter de retrouver d’éventuels survivants.

Deux nouveaux drames en mer Égée. Jeudi 3 avril, au moins seize migrants sont morts dans les naufrages de deux bateaux de migrants en mer Égée. Le premier naufrage a eu lieu près de l’île de Lesbos et le second, dans les eaux baignant le district turc d’Ayvacik, au nord-ouest de la Turquie.

Les gardes-côtes grecs ont indiqué que 23 personnes avaient pu être secourues à la suite du premier naufrage, mais les opérations se poursuivaient dans la matinée pour tenter de retrouver des survivants. Au total, une trentaine de migrants se trouvaient à bord du bateau lorsqu’il a quitté la Turquie, selon les gardes-côtes grecs.

Les naufrages sont fréquents lors de ces traversées périlleuses entre les côtes turques et les îles grecques voisines, telles que Samos et Lesbos, points d’entrée dans l’Union européenne (UE). De nombreux exilés sont morts sur cette route.

Fin mars, un homme a été repêché inconscient au large de l’îlot de Farmakonissi après un naufrage et alors que les passeurs avaient abandonné les exilés qui se trouvaient à bord en mer.

Sept personnes sont également mortes en mer Égée, au large des côtes ouest de la Turquie, à la fin du mois de janvier. Les victimes sont tombées à l’eau alors que les gardes-côtes turcs tentaient d’intercepter leur embarcation pneumatique. Dix-huit adultes et treize mineurs ont tout de même pu être secourus sains et saufs, avaient indiqué les autorités.

Selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), 2 333 migrants ont disparu ou ont été repêchés morts en Méditerranée en 2024. D’après le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), près de 9 000 personnes sont entrées en Grèce clandestinement depuis le début 2025, la plupart par la mer.

Le gouvernement conservateur grec n’a cessé ces dernières années de durcir sa politique migratoire. « Si vous souhaitez entrer illégalement en Grèce et que vous n’avez pas droit à l’asile, nous ferons tout notre possible pour vous renvoyer d’où vous venez », a déclaré le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis devant le Parlement mercredi 2 avril. « Les passeurs et les ONG qui coopèrent avec eux ne détermineront pas qui entre dans notre pays », a-t-il ajouté.

Les gardes-côtes grecs ont été plusieurs fois condamnés pour leur gestion des migrants aux frontières du pays, en mer Égée ou au niveau du fleuve Evros. Ils sont notamment accusés par de nombreuses organisations de pratiquer des refoulements illégaux et de faire preuve de violences envers les exilés.

Selon un rapport réalisé par neuf organisations de défense des droits de l’Homme actives dans plusieurs pays européens et publié le 17 février, « au moins » 120 457 « pushbacks » ont été enregistrés en 2024 en Europe. Et la Grèce serait le deuxième pays, derrière la Bulgarie, à pratiquer ces refoulements. En 2024, 14 482 refoulements ont été enregistrés à ses frontières.

De son côté, le 25 mars, la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) a condamné la Grèce après le décès d’un mineur Irakien, Ameer Mokhlas, mortellement touché par le tir d’un garde-côte grec, en 2015 en mer Égée.

Les autorités ont également été mises en cause pour leur rôle dans le naufrage de Pylos, ayant causé la mort de plusieurs centaines de migrants, en 2023, en Grèce.

En février, le médiateur de la République hellénique, Andreas Pottakis, a recommandé dans un communiqué de presse, des sanctions contre huit gardes-côtes impliqués dans ce naufrage. Dans son enquête, le médiateur a pointé « une série d’omissions graves et persistantes dans les tâches de recherche et de sauvetage de la part d’officiers supérieurs du corps des gardes-côtes » grecs. Selon lui, les autorités « n’ont pas pris, dans le cadre de leurs pouvoirs, les mesures qui pouvaient raisonnablement être considérées comme propres à prévenir le danger ».

Source Infomigrants

Urgent : Convoi solidaire Grèce 2025

ANNUAIRE COMPLET DES POINTS COLLECTE EN FRANCE ET ALENTOURS (MARS-AVRIL 2025)

préparant le convoi solidaire vers la Grèce d’avril 2025

Voir La liste des besoins et modalités participations financières

★ 03 VICHY

Point collecte durant une soirée seulement : le 25 mars à partir de 19h30 au cinéma Grand Écran, Centre Commercial Les quatre Chemins, 35 rue Lucas 03200 Vichy

À l’occasion de la projection-débat du film « Nous n’avons pas peur des ruines, nous portons un monde nouveau dans nos cœurs » en présence du réalisateur franco-grec Yannis Youlountas (lancement du film à 20h00)

★ 04 MANOSQUE / SIMIANE-LA-ROTONDE – Tél. 06 68 05 12 74 (Domdom)

Point collecte permanent jusqu’au 30 mars

★ 06 CAGNES – Tél. 06 98 15 01 33 (Mi) ou 07 78 43 61 36 (Clo)

Point collecte permanent jusqu’au 30 mars

★ 06 MENTON – Tél. 06 98 15 01 33 (Mi) ou 07 78 43 61 36 (Clo)

Point collecte permanent jusqu’au 29 mars

★ 06 NICE – Tél. 06 76 53 06 48 (Thierry)

Point collecte permanent jusqu’au 22 mars

★ 06 NICE – Tél. 06 98 15 01 33 (Mi) ou 07 78 43 61 36 (Clo)

Point collecte permanent jusqu’au 29 mars

★ 06 VENCE – Tél. 06 98 15 01 33 (Mi) ou 07 78 43 61 36 (Clo)

Point collecte permanent jusqu’au 31 mars

★ 07 AUBENAS – Tél. 06 06 44 80 32 (JC Banane)

Point collecte permanent jusqu’au 2 avril

★ 07 CHEMINAS (entre Annonay et Valence)

Point collecte durant une soirée seulement : le 21 mars à partir de 18h30 à la Chèvrerie, 225 chemin du Ruisseau 07300 Cheminas.

À l’occasion de la projection-débat du film « Nous n’avons pas peur des ruines, nous portons un monde nouveau dans nos cœurs » en présence du réalisateur franco-grec Yannis Youlountas (lancement du film à 19h30)

★ 09 ST-GIRONS – Tél. 06 51 36 52 61 (Dominique)

Point collecte permanent jusqu’au 26 mars

★ 10 TROYES – Tél. 07 84 59 83 73 (Engin)

Point collecte permanent jusqu’au 25 mars

★ 11 CASTELNAUDARY – Tél. 06 14 86 42 50 (Rachid)

Point collecte permanent jusqu’au 27 mars

★ 11 SAISSAC – Tél. 06 14 86 42 50 (Rachid)

Point collecte permanent jusqu’au 27 mars

★ 13 AIX-EN-PROVENCE – Tél. 06 17 05 13 20 (Hélène et Joel) ou 06 88 30 44 39 (Evelyne) ou 06 66 42 21 91 (Jean-Michel)

Point collecte permanent jusqu’au 2 avril

★ 13 ARLES – Tél. 06 22 97 69 30 (Sylvie)

Point collecte permanent jusqu’au 2 avril

★ 13 CHATEAURENARD – Tél. 06 37 89 36 57 (Régine)

Point collecte permanent jusqu’au 2 avril

★ 13 FOS-SUR-MER – Tél. 06 22 97 69 30 (Sylvie)

Point collecte permanent jusqu’au 2 avril

★ 13 FUVEAU – Tél. 06 17 05 13 20 (Hélène et Joel)

Point collecte permanent jusqu’au 2 avril

★ 13 GARDANNE – Tél. 06 17 05 13 20 (Hélène et Joel)

Point collecte permanent jusqu’au 2 avril

★ 13 MARSEILLE

Point collecte durant une soirée seulement : le 2 avril à partir de 18h30 au Théâtre des Chartreux, 105 avenue des Chartreux 13004 Marseille.

À l’occasion de la projection-débat du film « Nous n’avons pas peur des ruines, nous portons un monde nouveau dans nos cœurs » en présence du réalisateur franco-grec Yannis Youlountas (lancement du film à 19h00)

★ 13 MARTIGUES – Tél. 06 86 20 35 62 (Nicole)

Point collecte permanent jusqu’au 3 avril

★ 13 MEYREUIL – Tél. 06 17 05 13 20 (Hélène et Joel)

Point collecte permanent jusqu’au 2 avril

★ 13 PORT-DE-BOUC – Tél. 06 22 97 69 30 (Sylvie)

Point collecte permanent jusqu’au 2 avril

★ 13 PORT-SAINT-LOUIS – Tél. 06 22 97 69 30 (Sylvie)

Point collecte permanent jusqu’au 2 avril

★ 13 SALON-DE-PROVENCE – Tél. 06 88 30 44 39 (Evelyne) ou 06 66 42 21 91 (Jean-Michel)

Point collecte permanent jusqu’au 3 avril

★ 13 SALIN DE GIRAUD – Tél. 06 22 97 69 30 (Sylvie)

Point collecte permanent jusqu’au 2 avril

★ 13 ST-SAVOURNIN – Tél. 06 17 05 13 20 (Hélène et Joel)

Point collecte permanent jusqu’au 2 avril

★ 18 BOURGES – Tél. 07 84 59 83 73 (Engin)

Point collecte permanent jusqu’au 25 mars

★ 19 BRIVE – Tél. 06 40 70 75 74 (Cathy) ou 06 44 78 19 78 (Didier)

Point collecte permanent jusqu’au 24 mars

★ 19 OBJAT – Tél. 06 40 70 75 74 (Cathy) ou 06 44 78 19 78 (Didier)

Point collecte permanent jusqu’au 24 mars

★ 21 DIJON

Point collecte durant une soirée seulement : le 24 mars à partir de 18h30 à l’espace autogéré les Tanneries, 37 rue des Ateliers 21000 Dijon.

À l’occasion de la projection-débat du film « Nous n’avons pas peur des ruines, nous portons un monde nouveau dans nos cœurs » en présence du réalisateur franco-grec Yannis Youlountas (lancement du film à 19h00)

★ 23 GUÉRET – Tél. 07 69 87 71 06 (Caroline)

Point collecte permanent jusqu’au 29 mars

★ 23 LA SOUTERRAINE – Tél. 07 69 87 71 06 (Caroline) et 06 58 12 94 36 (Nino)

Point collecte permanent jusqu’au 30 mars

★ 30 ALÈS – Tél. 06 87 24 84 29 (Catherine)

Point collecte permanent jusqu’au 2 avril

★ 30 BAGNOLS-SUR-CÈZE – Tél. 06 06 44 80 32 (JC Banane)

Point collecte permanent jusqu’au 2 avril

★ 30 BAGNOLS-SUR-CÈZE – Tél. 06 87 24 84 29 (Catherine)

Point collecte permanent jusqu’au 2 avril

★ 30 BARJAC – Tél. 06 06 44 80 32 (JC Banane)

Point collecte permanent jusqu’au 2 avril

★ 30 BESSÈGES – Tél. 06 51 16 38 14 (Gib)

Point collecte permanent jusqu’au 31 mars

★ 30 BESSÈGES

Point collecte durant une soirée seulement : le 31 mars à partir de 18h00 à l’ex « Motown café » de Charbes (bâtiment vert et noir), 272 route de Charbes 30160 Bessèges.

À l’occasion de la projection-débat du film « Nous n’avons pas peur des ruines, nous portons un monde nouveau dans nos cœurs » en présence du réalisateur franco-grec Yannis Youlountas (lancement du film à 19h00)

★ 30 CORNILLON – Tél. 06 06 44 80 32 (JC Banane)

Point collecte permanent jusqu’au 2 avril

★ 30 EUZET – Tél. 06 07 70 18 65 (Christian)

Point collecte permanent jusqu’au 25 mars

★ 30 NÎMES – Tél. 06 87 24 84 29 (Catherine)

Point collecte permanent jusqu’au 2 avril

★ 30 NÎMES – Tél. 06 69 56 36 01 (Naomi)

Point collecte permanent jusqu’au 28 mars

★ 30 UZÈS – Tél. 06 87 24 84 29 (Catherine)

Point collecte permanent jusqu’au 2 avril

★ 31 BÉRAT (entre Muret et Cazères)

Point collecte durant une soirée seulement : le 29 mars à partir de 18h30 à la salle des fêtes 31370 Bérat (avec La Ménardière).

À l’occasion de la projection-débat du film « Nous n’avons pas peur des ruines, nous portons un monde nouveau dans nos cœurs » en présence du réalisateur franco-grec Yannis Youlountas (lancement du film à 19h00)

★ 31 ESCALQUENS (entre Toulouse et Revel)

Point collecte durant une soirée seulement : le 27 mars à partir de 19h00 à la salle de l’Oustal, place de l’Enclos 31750 Escalquens.

À l’occasion de la projection-débat du film « Nous n’avons pas peur des ruines, nous portons un monde nouveau dans nos cœurs » en présence du réalisateur franco-grec Yannis Youlountas (lancement du film à 20h00)

★ 31 MONTRÉJEAU – Tél. 07 83 45 30 86 (Bastien)

Point collecte permanent jusqu’au 27 mars

★ 31 REVEL – Tél. 06 14 86 42 50 (Rachid)

Point collecte permanent jusqu’au 27 mars

★ 31 ST-BERTRAND-DE-COMMINGES – Tél. 06 51 36 52 61 (Dominique)

Point collecte permanent jusqu’au 26 mars

★ 31 ST-GAUDENS – Tél. 07 83 45 30 86 (Bastien)

Point collecte permanent jusqu’au 27 mars

★ 31 ST-GAUDENS – Tél. 06 51 36 52 61 (Dominique)

Point collecte permanent jusqu’au 26 mars

★ 31 TOURNEFEUILLE (proche de Toulouse)

Point collecte durant une soirée seulement : le 28 mars à partir de 19h30 au Cinéma Utopia, impasse du Château 31170 Tournefeuille.

À l’occasion de la projection-débat du film « Nous n’avons pas peur des ruines, nous portons un monde nouveau dans nos cœurs » en présence du réalisateur franco-grec Yannis Youlountas (lancement du film à 20h00)

★ 33 BÈGLES – Tél. 06 58 76 16 08 (Justine et Fifi)

Point collecte permanent jusqu’au 29 mars

★ 33 BORDEAUX – Tél. 06 58 76 16 08 (Justine et Fifi)

Point collecte permanent jusqu’au 29 mars

★ 33 ILLATS – Tél. 05 56 25 34 33 (Richard)

Point collecte permanent jusqu’au 30 mars

★ 33 LANGON – Tél. 05 56 25 34 33 (Richard)

Point collecte permanent jusqu’au 30 mars

★ 33 LA RÉOLE – Tél. 06 98 98 94 03 (Christelle) et 07 81 81 97 63 (Bernard)

Point collecte permanent jusqu’au 2 avril

★ 33 LA RÉOLE – Tél. 06 82 42 43 44 (Marco)

Point collecte permanent jusqu’au 31 mars

★ 33 LOUBENS – Tél. 05 56 71 31 24 et 06 89 12 41 42 (Christian)

Point collecte permanent jusqu’au 31 mars

★ 33 ST-SYMPHORIEN – Tél. 05 56 25 34 33 (Richard)

Point collecte permanent jusqu’au 30 mars

★ 33 VILLANDRAUT – Tél. 05 56 25 34 33 (Richard)

Point collecte permanent jusqu’au 30 mars

★ 34 LUNEL (entre Nîmes et Montpellier)

Point collecte durant une soirée seulement : le 30 mars à partir de 17h30 au cinéma Athénée, 52 rue Lakanal 34400 Lunel (dans le cadre du Festival Traversées).

À l’occasion de la projection-débat du film « Nous n’avons pas peur des ruines, nous portons un monde nouveau dans nos cœurs » en présence du réalisateur franco-grec Yannis Youlountas (lancement du film à 18h15)

★ 34 MONTPELLIER – Tél. 06 69 56 36 01 (Naomi)

Point collecte permanent jusqu’au 28 mars

★ 36 ARGENTON-SUR-CREUSE – Tél. 07 69 87 71 06 (Caroline)

Point collecte permanent jusqu’au 30 mars

★ 36 AIGURANDE – Tél. 07 69 87 71 06 (Caroline) et 06 58 12 94 36 (Nino)

Point collecte permanent jusqu’au 31 mars

★ 36 CHATEAUROUX – Tél. 07 69 87 71 06 (Caroline)

Point collecte permanent jusqu’au 29 mars

★ 36 CREVANT – Tél. 06 58 12 94 36 (Nino)

Centre social et culturel autogéré La Marmite

Point collecte permanent jusqu’au 30 mars

★ 38 GRENOBLE – Tél. 06 72 96 34 37 (Christophe)

Point collecte permanent jusqu’au 30 mars

★ 38 GRENOBLE – Tél. 06 81 03 18 32 (Patrick)

Point collecte permanent jusqu’au 31 mars

★ 38 VIENNE – Tél. 07 69 14 25 99 (Violaine)

Point collecte permanent jusqu’au 21 mars

★ 39 ST-CLAUDE

Point collecte durant une soirée seulement : le 23 mars à partir de 17h00 au cinéma La maison du peuple, à La fraternelle, 12 rue de la Poyat 39200 St-Claude.

À l’occasion de la projection-débat du film « Nous n’avons pas peur des ruines, nous portons un monde nouveau dans nos cœurs » en présence du réalisateur franco-grec Yannis Youlountas (lancement du film à 17h30)

★ 42 ST-ÉTIENNE – Tél. 06 07 02 25 48 (Léa)

Point collecte permanent jusqu’au 25 mars

★ 42 ST-PAUL-EN-CORNILLON (proche de St-Étienne)

Point collecte durant une soirée seulement : le 22 mars à partir de 17h00 à la Maison Mémérou, 2 Place du Bourg 42240 St-Paul-en-Cornillon.

À l’occasion de la projection-débat du film « Nous n’avons pas peur des ruines, nous portons un monde nouveau dans nos cœurs » en présence du réalisateur franco-grec Yannis Youlountas (lancement du film à 18h30)

★ 42 ST-MICHEL-DU-RHÔNE – Tél. 07 69 14 25 99 (Violaine)

Point collecte permanent jusqu’au 21 mars

★ 45 ORLÉANS – Tél. 07 84 59 83 73 (Engin)

Point collecte permanent jusqu’au 25 mars

★ 46 CAHORS – Tél. 06 13 37 70 02 (Tim)

Point collecte permanent jusqu’au 23 mars

★ 46 CAHORS – Tél. 06 15 38 08 97 (Zoé)

Point collecte permanent jusqu’au 21 mars

★ 46 BELFORT-DU-QUERCY – Tél. 06 15 38 08 97 (Zoé)

Point collecte permanent jusqu’au 21 mars

★ 47 MARMANDE – Tél. 06 98 98 94 03 (Christelle) et 07 81 81 97 63 (Bernard)

Point collecte permanent jusqu’au 2 avril

★ 49 ANGERS – Tél. 06 25 71 45 73 (Le Cercle 49)

Point collecte permanent jusqu’au 23 mars

★ 63 THIERS (proche de Clermont-Ferrand)

Point collecte durant une soirée seulement : le 26 mars à partir de 20h00 au cinéma Le Monaco, 17 rue Conchette 63300 Thiers.

À l’occasion de la projection-débat du film « Nous n’avons pas peur des ruines, nous portons un monde nouveau dans nos cœurs » en présence du réalisateur franco-grec Yannis Youlountas (lancement du film à 20h30)

★ 65 ARGELES-GAZOST – Tél. 06 95 32 72 76 (Nanou)

Point collecte permanent jusqu’au 28 mars

★ 65 BAGNÈRES-DE-BIGORRE – Tél. 06 51 36 52 61 (Dominique)

Point collecte permanent jusqu’au 27 mars

★ 65 LANNEMEZAN – Tél. 07 83 45 30 86 (Bastien)

Point collecte permanent jusqu’au 27 mars

★ 65 LUZ-ST-SAUVEUR – Tél. 06 95 32 72 76 (Nanou)

Point collecte permanent jusqu’au 28 mars

★ 65 TARBES – Tél. 06 83 26 38 22 (Claire)

Point collecte permanent jusqu’au 27 mars

★ 65 VIZOS – Tél. 06 95 32 72 76 (Nanou)

Point collecte permanent jusqu’au 28 mars

★ 69 CENVES – Tél. 06 85 63 74 54 (Jean-Luc et Marie-Laure)

Point collecte permanent jusqu’au 23 mars

★ 69 CONDRIEU – Tél. 07 69 14 25 99 (Violaine)

Point collecte permanent jusqu’au 21 mars

★ 69 LYON ET ALENTOURS – Tél. 06 81 03 18 32 (Patrick)

Point collecte permanent jusqu’au 31 mars

★ 71 MÂCON – Tél. 06 85 63 74 54 (Jean-Luc et Marie-Laure)

Point collecte permanent jusqu’au 23 mars

★ 71 TOURNUS – Tél. 06 85 63 74 54 (Jean-Luc et Marie-Laure)

Point collecte permanent jusqu’au 23 mars

★ 73 CHAMBÉRY – Tél. 06 81 03 18 32 (Patrick)

Point collecte permanent jusqu’au 31 mars

★ 74 ANNEMASSE – Tél. 06 46 25 37 32 (Lucas) ou 06 25 75 59 46 (Mélissa)

Point collecte permanent jusqu’au 20 mars

★ 74 FILLIÈRES – Tél. 06 78 21 79 23 (Lisbeth)

Point collecte permanent jusqu’au 19 mars

★ 74 THORENS-GLIÈRES

Point collecte durant une soirée seulement : le 19 mars à partir de 19h30 au cinéma Le Parnal, 260 rue saint François de Sales 74570 Thorens-Glières.

À l’occasion de la projection-débat du film « Nous n’avons pas peur des ruines, nous portons un monde nouveau dans nos cœurs » en présence du réalisateur franco-grec Yannis Youlountas (lancement du film à 20h00)

★ 77 MELUN – Tél. 06 89 83 36 99 (Axel)

Point collecte permanent jusqu’au 23 mars

★ 81 ALBI – Tél. 05 63 81 55 62 (Annick et Eric)

Point collecte permanent jusqu’au 27 mars

★ 81 GAILLAC – Tél. 05 63 81 55 62 (Annick et Eric)

Point collecte permanent jusqu’au 28 mars

★ 81 LAUTREC / PERRAMOND – Tél. 06 60 75 97 70 (Nico)

Point collecte permanent jusqu’au 27 mars

Point collecte permanent jusqu’au 27 mars

★ 81 SORÈZE – Tél. 06 14 86 42 50 (Rachid)

Point collecte permanent jusqu’au 27 mars

★ 82 CAUSSADE – Tél. 06 15 38 08 97 (Zoé)

Point collecte permanent jusqu’au 21 mars

★ 82 MONTAUBAN – Tél. 06 15 38 08 97 (Zoé)

Point collecte permanent jusqu’au 21 mars

★ 83 DRAGUIGNAN – Tél. 07 62 31 00 34 (Charlie)

Point collecte permanent jusqu’au 23 mars

★ 83 FRÉJUS – Tél. 06 98 15 01 33 (Mi) ou 07 78 43 61 36 (Clo)

Point collecte permanent jusqu’au 29 mars

★ 84 APT – Tél. 06 68 05 12 74 (Domdom)

Point collecte permanent jusqu’au 30 mars

★ 84 AVIGNON – Tél. 06 37 89 36 57 (Régine)

Point collecte permanent jusqu’au 2 avril

★ 84 AVIGNON – Tél. 06 87 24 84 29 (Catherine)

Point collecte permanent jusqu’au 2 avril

★ 84 ISLE-SUR-LA-SORGUE – Tél. 06 37 89 36 57 (Régine)

Point collecte permanent jusqu’au 2 avril

★ 87 LIMOGES – Tél. 06 58 92 62 38 (René)

Point collecte permanent au CIRA Limousin, espace associatif Gilbert Roth, 64 avenue de la Révolution

Point collecte permanent jusqu’au 2 avril

★ 89 AUXERRE – Tél. 06 46 02 44 32 (Isabelle)

Point collecte permanent jusqu’au 2 avril

★ 89 JOIGNY– Tél. 06 46 02 44 32 (Isabelle)

Point collecte permanent jusqu’au 2 avril

★ 91 CORBEIL-ESSONNES – Tél. 06 89 83 36 99 (Axel)

Point collecte permanent jusqu’au 23 mars

★ SUISSE : GENÈVE – Tél. +33 6 46 25 37 32 (Lucas) ou +33 6 25 75 59 46 (Mélissa)

Point collecte permanent jusqu’au 19 mars

★ ITALIE : VINTIMILLE – Tél. +33 6 98 15 01 33 (Michèle) ou +33 7 78 43 61 36 (Claude)

Point collecte permanent jusqu’au 29 mars

★ AUTRES DÉPARTEMENTS FRANÇAIS ET BELGIQUE : des envois sont possibles par la Poste ou par point relais ou par transporteur. L’adresse :

ANEPOS – Action Solidarité Grèce

6 allée Hernando – 13500 MARTIGUES – France

(Numéro à donner au transporteur : 06 24 06 67 98)

La nouvelle LISTE DES BESOINS et tous les détails sont sur le site du film : www [point] paspeurdesruines [point] net (dans l’onglet ”convoi solidaire”)

Source http://blogyy

Les dernières infos de Grèce et ce qui se prépare par Yannis Youlountas

Au sommaire :
– Point sur la situation en Grèce (remaniement, note de la Grèce, chiffres de la pauvreté, manifestations d’hier à Athènes et ce soir à Thessalonique, bonnes nouvelles dans la lutte contre la station de métro à Exarcheia…).
– Nouvelles projections-débats du film « Nous n’avons pas peur des ruines » dans 11 villes de France jusqu’au 2 avril (aidez-nous à faire tourner l’info sans les médias dominants).
– Appel à soutenir le convoi solidaire qui va partir début avril vers les lieux autogérés en Grèce que vous avez vu dans les films (urgent car, pour l’instant, la plupart des fourgons du convoi n’ont pas beaucoup de collecte).
– Plus de 100 villes de France et alentours sont maintenant points de collecte, pour quelques jours seulement (on recherche aussi des choses qui ne s’achètent pas, certains objets recyclés, regardez la nouvelle liste des besoins, un peu plus bas). Bonjour, Un remaniement ministériel vient d’avoir lieu en Grèce. C’est le septième en six ans, depuis l’arrivée au pouvoir de Kyriakos Mitsotakis. Aucun changement en réalité. Juste un jeu de chaises musicales, une fois de plus. Par exemple, le ministre de l’éducation devient ministre de l’économie, et ainsi de suite, d’un ministère à l’autre : « pose tes deux pieds en canard, c’est la chenille qui redémarre ». Et ça recommence, en dissertant sur la « démocratie représentative » et en faisant la promesse d’entendre la population révoltée. Le cirque médiatique continue. Mitsotakis reste premier ministre. Giorgos Floridis reste ministre de la Justice, malgré le scandale de la non poursuite des responsables de la catastrophe ferroviaire de Tempi. Michalis Chrisokoïdis reste ministre de l’intérieur, malgré les violences policières qui se multiplient.  Rien ne change en réalité, malgré la colère de la majorité des Grecs et 15% de la population descendue dans la rue ces derniers jours (1,6 millions de manifestants dans un pays de 10,4 millions d’habitants).

DE LOIN, LES GRECS SONT LES PLUS PAUVRES DANS L’UNION EUROPÉENNE
Au moment même où le pouvoir est aux abois, l’agence de notation Moody’s annonce qu’elle remonte un peu la note de l’économie grecque (de Ba1 à Baa3). C’est une grosse blague, « une arnaque », aux yeux de la foule en colère : la situation sociale n’a jamais été aussi dramatique pour la base sociale. La preuve ? Regardez le bilan statistique européen des pays les plus pauvres. La Grèce est tombée avant-dernière en chiffres nominaux. Pire encore, par rapport au coût de la vie dans les différents pays de l’Union européenne, la Grèce est de loin le pays où le pouvoir d’achat est le plus bas et où la détresse est la plus grande (source Eurostat, reprise par Euronews).  Vous pouvez lire une synthèse de ce bilan ici, avec plusieurs cartes l’appui :
https://fr.euronews.com/business/2024/12/24/classement-des-salaires-moyens-en-europe-quels-sont-les-pays-ou-les-salaires-sont-les-plus
 
LA FRANCE PREND LE MÊME CHEMIN QUE LA GRÈCE
En réalité, la crise grecque a simplement été un moyen de s’enrichir encore plus pour les plus riches, au prétexte de la dette, en creusant encore plus les inégalités. Le capitalisme s’est durci violemment, d’année en année, entre casse sociale et remise en question du droit du travail, des retraites, des salaires.  Aujourd’hui, le résultat, c’est que les Grecs travaillent toujours plus pour gagner moins, beaucoup moins. L’État a abandonné une partie de ses prérogatives sociales pour se concentrer sur ses prérogatives punitives. Il est plus que jamais le gardien de l’ordre en place au service des puissants, sans même l’illusion d’une compensation sociale. C’est exactement le chemin que prend la France actuellement, dans tous les domaines, car il s’agit d’un modèle économique et social qui tend à se reproduire un peu partout et qui porte un nom : le durcissement du capitalisme. Cette évolution produit aussi le saccage des services publics et la course effrénée au profit dans les branches privatisés. C’est ce qui se passe, par exemple, pour le rail en Grèce. Cela a conduit à une catastrophe ferrovière sans précédent et à un ras-le-bol de la population contre ce modèle économique. Cette colère est aussi politique, sous la forme d’un puissant mouvement dégagiste en ce moment, un peu partout en Grèce (qui demande, entre autres, la démission du premier ministre de droite Mitsotakis).
LES MANIFESTATIONS CONTINUENT, BIEN QUE BEAUCOUP DE MÉDIAS OCCIDENTAUX N’EN PARLENT PLUS Hier soir encore, il y a eu des manifestations dans plusieurs villes, à commencer par Athènes. Cette histoire est loin d’être finie, malgré le choix du silence de plusieurs rédactions de médias occidentaux. Voici quelques photos d’hier soir dans la capitale grecque : 
Autre problème : quand ils veulent bien en parler, les médias dominants vous donnent toujours des chiffres complètement faux concernant le nombre de manifestants, en reprenant uniquement les communiqués de la police grecque qui rabaisse le nombre de manifestants entre 5 et 8 fois moins en moyenne. Et ce n’est pas tout : les agences de presse occidentales présentent souvent nos rassemblements comme de simples moments de deuils, complètement apolitiques, à l’inverse de la réalité. Sans oublier plusieurs médias occidentaux d’extrême-droite qui ont osé essayer de faire passer ces manifestations pour des rassemblements anti-migrants, ce qui est totalement à côté de la plaque (encore des fake news de la part des pseudo « réinformateurs » qui ne cherchent qu’à inciter au racisme). Regardez, ci-dessous, l’affiche de la manifestation de ce soir à Thessalonique. Elle annonce clairement les choses :
« Manifestation contre le crime capitaliste d’État de Tempi ce vendredi 21/03 à 19h00 à Thessalonique, ce n’est pas un deuil national mais la lutte des classes, notre oxygène se trouve dans les occupations, dans les luttes et dans les barricades. »
LES LIEUX AUTOGÉRÉS ET LA RÉSISTANCE GRECQUE ONT BESOIN D’AIDE C’est dans ce contexte que les initiatives solidaires autogérées en Grèce ont besoin de soutien : ce sont des lieux d’entraide, d’horizontalité et de résistance, dans lesquels se prépare la société de demain, fondée sur la liberté authentique et l’égalité réelle, au cœur de la base sociale, partout en Grèce.  Ces lieux et ces collectifs, nous vous les avons présentés dans nos 4 films depuis douze ans. Actuellement, ils ont besoin d’aide et, pour l’instant, le convoi (qui va partir dans deux semaines) manque cruellement de chargement. La plupart des fourgons n’ont pas ramassé assez de collecte. Dans certaines régions de France, ils sont presque vides. Nous sommes très inquiets. Nous avons besoin de vous pour réussir ce défi, à commencer par votre aide pour communiquer horizontalement.

Arrivée d’un convoi solidaire à Exarcheia
100 POINTS COLLECTE POUR QUELQUES JOURS SEULEMENT : 
100 VILLES À FAIRE CONNAÎTRE D’URGENCE Nous avons besoin de votre aide pour faire connaître d’urgence la liste des 100 villes en France et aux alentours où les dons peuvent être apportés pour le convoi solidaire. Ces 100 points collecte sont ici :
http://paspeurdesruines.net/spip.php?rubrique38
et là :
http://blogyy.net/2025/03/16/annuaire-complet-des-points-collecte-en-france-et-alentours/
et à la fin de cet email. Cette fois-ci, il n’y a pas de point collecte en Bretagne et dans le Nord, tout simplement parce qu’il n’y a pas de fourgons qui partent depuis ces régions, ni de véhicules qui puissent acheminer des collectes nordistes vers le Sud-Est. Pareil pour la Belgique. Cela dépend, d’un convoi à l’autre, ce n’est jamais pareil. Cependant, même si vous n’avez pas de point collecte près de chez vous, vous pouvez nous envoyer à Martigues ce que vous voulez, par la Poste ou par point relais ou par transporteur. L’adresse : 
ANEPOS – Action Solidarité Grèce
6 allée Hernando 13500 MARTIGUES, France 
(Numéro à donner au transporteur : 06 24 06 67 98) Vous pouvez aussi participer financièrement, pour que les lieux complètent eux-mêmes la livraison des fourgons en achetant, ensuite, sur place ce dont ils ont besoin (voir plus bas). Cuisine sociale du K*Vox
BIEN COMPRENDRE LE SENS DE NOTRE ACTION
Merci de partager, diffuser, bloguer, en parler… Nous avons besoin de vous qui avez vu nos films et savez de quoi il s’agit. Faites bien comprendre qu’il ne s’agit pas d’une action caritative de plus, mais d’une action politique, de mouvement social à mouvement social, par-delà les frontières. Une action solidaire et non humanitaire, dans l’autogestion et l’entraide, pour donner à voir la société que nous désirons, et soutenir en particulier des lieux en Grèce qui correspondent à ce projet de changement de société. Notre action est totalement indépendante des pouvoirs politiques et économiques. Les conducteurs et conductrices des fourgons qui vont partir (une majorité de femmes cette fois) ont pris leurs billets de bateau à leurs propres frais, comme à chaque fois. Votre soutien est uniquement destiné aux lieux solidaires autogérés en Grèce et aux collectifs en luttes. Tout ce que nous vous demandons, c’est d’avoir assez de choses à transporter et, si possible, un peu d’argent aussi pour que ces lieux et collectifs puissent acheter sur place d’autres choses qui leur sont nécessaires.
LA NOUVELLE LISTE DES BESOINS : PAS QUE DU NEUF !
Voici la nouvelle liste des besoins actualisée hier soir, suite à de nouvelles discussions avec nos lieux en Grèce. Vous remarquerez que nous recherchons aussi des choses qui ne s’achètent pas, du recyclage dans divers domaines : draps, téléphones, chaussures, livres, jouets…
À savoir que la plupart des cuisines solidaires autogérées manquent cruellement de légumes secs (lentilles, pois chiches, pois cassés…).
ÉQUIPER LE TROISIÈME VÉHICULE DE POMPIERS AUTOGÉRÉ
Autre exemple, sur un autre sujet : le troisième véhicule de pompiers autogéré (financé en partie avec l’aide du film Nous n’avons pas peur des ruines) nécessite encore 3000 euros pour la phase d’équipement qui doit intervenir dès que possible. Le convoi a pour objectif d’apporter ces 3000 euros dans deux semaines, si la collecte le permet au niveau financier, parmi d’autres actions et structures que nous souhaitons soutenir. La sécheresse frappe déjà dans la moitié sud de la Grèce, du fait du réchauffement climatique. Et les moyens des pompiers de l’État ont encore été réduits (ils sont en chute libre), notamment au prétexte de l’achat d’armes et d’une nouvelle hausse des budgets de l’armée et de la police.
SOLIDARITÉ FACE AUX PROCÈS Votre soutien financier sert également à payer des frais de Justice, notamment de membres de collectifs de lutte présentés dans les films depuis douze ans. Plusieurs intervenants de Nous n’avons pas peur des ruines et des films précédents ont été épaulés dans leurs frais de Justice durant l’année passée. En général, à hauteur de 500 euros par procès. Autre remarque : en 2024, il y a eu plus de compagnonnes que de compagnons dans cette situation. « FIGHT LIKE A GIRL! » disent des tags sur certains murs d’Athènes.
SOUTIEN FINANCIER POUR ACHETER SUR PLACE
Si vous pouvez et voulez aider financièrement ces lieux et collectifs, et leur permettre ainsi d’acheter sur place ce qu’ils souhaitent (souvent en se servant de nos fourgons après avoir été vidés pour aller chercher les autres choses nécessaires), voici les trois façons possibles pour participer : 1- PAR VIREMENT
IBAN de ANEPOS : FR46 2004 1010 1610 8545 7L03 730
BIC : PSSTFRPPTOU
Merci de mentionner en objet du virement : Action Solidarité Grèce ou Pompiers ou Procès 2- PAR PAYPALhttps://www.paypal.com/donate?token=pB0cr78_cUMWBtS8MCevV_yceGy29zD0dvy8CUNecjHkJ8IsH23027vqBxVOMI9NrMtQUo07sBmTB2Wh 3- PAR CHÈQUE
À l’ordre de ANEPOS
à envoyer à :
ANEPOS – Action Solidarité Grèce – 6 allée Hernando – 13500 Martigues
(ou Anepos Pompiers ou Anepos Procès) Si vous avez des suggestions ou des propositions, n’hésitez pas à contacter : solidarite@anepos.net
Plus d’informations sur nos actions et créations, ici : 
http://paspeurdesruines.net/spip.php?rubrique38
et là :
http://paspeurdesruines.net/spip.php?rubrique12 Nous n’avons que deux petites semaines pour réussir ce défi. Durant ces deux semaines, plusieurs centaines de solidaires en France, Suisse, Belgique et même à Vintimille en Italie vont se démener pour essayer de collecter et remplir les fourgons (liste à la fin de cet email).
LE CONVOI DE DESPINA Ce convoi solidaire s’appellera, cette fois, « Despina Markopoulou ». C’est le nom d’une amie à nous, membre de plusieurs collectifs solidaires et groupes de luttes à Exarcheia. Une personne formidable, joyeuse et déterminée. Despina vient de succomber d’un cancer à l’âge de 40 ans. Vous vous souvenez peut-être de son apparition dans Nous n’avons pas peur des ruines :
NOUVELLES PROJECTIONS-DÉBATS POUR NOUS RETROUVER, EN PRÉSENCE DE PLUSIEURS DES FOURGONS DU CONVOI Durant les deux prochaines semaines, certains d’entre nous seront également présents aux nouvelles projections-débats du film, avec la version actualisée. Ce sera l’occasion de parler de vive voix des dernières nouvelles de Grèce (qui peuvent donner des idées en France, sait-on jamais ?). Et bien sûr, à chaque soirée, nous serons présents très à l’avance pour le point collecte, avec souvent d’autres membres du convoi, avec leurs fourgons. Vendredi 21 mars CHEMINAS (07 entre ANNONAY et VALENCE)
Samedi 22 mars ST-PAUL-EN-CORNILLON (42 proche de ST-ETIENNE)
Dimanche 23 mars ST-CLAUDE (39)
Lundi 24 mars DIJON (21)
Mardi 25 mars VICHY (03)
Mercredi 26 mars THIERS (63 proche de CLERMONT-FERRAND)
Jeudi 27 mars ESCALQUENS (31 entre TOULOUSE et REVEL)
Vendredi 28 mars TOURNEFEUILLE (31 proche de TOULOUSE)
Samedi 29 mars BERAT (31 entre MURET et CAZERES)
Dimanche 30 mars LUNEL (34 entre NÎMES et MONTPELLIER)
Lundi 31 mars BESSÈGES (30 proche d’AUBENAS)
Mercredi 2 avril MARSEILLE (13) Tous les détails sont ici (horaires, lieux…) :
http://paspeurdesruines.net/spip.php?rubrique15 Si votre situation personnelle rend difficile l’achat de la place de cinéma, faites-nous signe : une invitation à votre nom vous attendra à la caisse du ciné. Cette proposition est valable pour TOUS les précaires dans TOUS les cinémas où nous présentons nos films, DEPUIS TOUJOURS. N’hésitez pas à nous contacter !
COMPTE À REBOURS ! Un petit mot de la mise en ligne du film, simultanément en français et dans une quinzaine d’autres langues, pour vous dire qu’elle a pris un peu de retard. Les groupes de traductions autogérées en espagnol, russe, arabe, hébreu et farsi s’en excusent (et sont presque prêts maintenant), alors que sont déjà prêtes les versions en catalan, portugais, anglais, allemand, italien, grec, français, français sourd et malentendant… Mais vraiment bravo et merci à toutes les équipes de traductions, quelle que soit la vitesse : vous êtes formidables, une fois de plus ! Bref, bientôt, on mettra tout ça en ligne simultanément, comme toujours. On y est presque !
PAS LE MOMENT DE LÂCHER ! Nous savons que la situation n’est pas facile aussi en France, en ce moment, mais, s’il vous plaît, ne laissons pas tomber nos compagnons en lutte au bout de l’Europe. Surtout pas en ce moment. Car partout en Grèce, la révolte gronde et les rues sont régulièrement remplies de manifestants. Nous avons plus que jamais besoin de montrer le projet de société que nous désirons et de pousser dans cette direction, dans le chaos ambiant. Nous devons absolument soutenir ces lieux et collectifs qui résistent dans l’adversité et proposent un autre modèle désirable respectueux et pacifique. Une société sans rapport de domination ni d’exploitation. Concernant tous ces rassemblements et manifestations ces jours-ci, je vous informe régulièrement sur mon blog, au fil des jours, avec souvent des vidéos et des photos. Si vous avez raté ça, c’est ici (et ça continue) :
http://blogyy.net/ Merci de partager ces infos et appels autour de vous, notamment pour nous aider remplir les fourgons pour les initiatives solidaires autogérés en Grèce. Au plaisir de vous revoir bientôt ! Bonne force ! Anarmicalement, Yannis Youlountas, avec les membres du convoi solidaire vers la Grèce d’avril 2025
ANNUAIRE COMPLET DES POINTS COLLECTE EN FRANCE ET ALENTOURS
 convoi solidaire vers la Grèce, mars-avril 2025 ★ 03 VICHY
Point collecte durant une soirée seulement : le 25 mars à partir de 19h30 au cinéma Grand Écran, Centre Commercial Les quatre Chemins, 35 rue Lucas 03200 Vichy
À l’occasion de la projection-débat du film « Nous n’avons pas peur des ruines, nous portons un monde nouveau dans nos cœurs » en présence du réalisateur franco-grec (lancement du film à 20h00) ★ 04 MANOSQUE / SIMIANE-LA-ROTONDE – Tél. 06 68 05 12 74 (Domdom)
Point collecte permanent jusqu’au 30 mars ★ 06 CAGNES – Tél. 06 98 15 01 33 (Mi) ou 07 78 43 61 36 (Clo)
Point collecte permanent jusqu’au 30 mars ★ 06 MENTON – Tél. 06 98 15 01 33 (Mi) ou 07 78 43 61 36 (Clo)
Point collecte permanent jusqu’au 29 mars ★ 06 NICE – Tél. 06 76 53 06 48 (Thierry)
Point collecte permanent jusqu’au 24 mars ★ 06 NICE – Tél. 06 98 15 01 33 (Mi) ou 07 78 43 61 36 (Clo)
Point collecte permanent jusqu’au 29 mars ★ 06 VENCE – Tél. 06 98 15 01 33 (Mi) ou 07 78 43 61 36 (Clo)
Point collecte permanent jusqu’au 31 mars ★ 07 AUBENAS – Tél. 06 06 44 80 32 (JC Banane)
Point collecte permanent jusqu’au 2 avril ★ 07 CHEMINAS (entre Annonay et Valence)
Point collecte durant une soirée seulement : le 21 mars à partir de 18h30 à la Chèvrerie, 225 chemin du Ruisseau 07300 Cheminas.
À l’occasion de la projection-débat du film « Nous n’avons pas peur des ruines, nous portons un monde nouveau dans nos cœurs » en présence du réalisateur franco-grec (lancement du film à 19h30) ★ 09 ST-GIRONS – Tél. 06 51 36 52 61 (Dominique)
Point collecte permanent jusqu’au 26 mars ★ 10 TROYES – Tél. 07 84 59 83 73 (Engin)
Point collecte permanent jusqu’au 25 mars ★ 11 CASTELNAUDARY – Tél. 06 14 86 42 50 (Rachid)
Point collecte permanent jusqu’au 27 mars ★ 11 SAISSAC – Tél. 06 14 86 42 50 (Rachid)
Point collecte permanent jusqu’au 27 mars ★ 13 AIX-EN-PROVENCE – Tél. 06 17 05 13 20 (Hélène et Joel)  ou 06 88 30 44 39 (Evelyne) ou 06 66 42 21 91 (Jean-Michel) 
Point collecte permanent jusqu’au 2 avril ★ 13 ARLES – Tél. 06 22 97 69 30 (Sylvie)
Point collecte permanent jusqu’au 2 avril ★ 13 CHATEAURENARD – Tél. 06 37 89 36 57 (Régine)
Point collecte permanent jusqu’au 2 avril ★ 13 FOS-SUR-MER – Tél. 06 22 97 69 30 (Sylvie)
Point collecte permanent jusqu’au 2 avril ★ 13 FUVEAU – Tél. 06 17 05 13 20 (Hélène et Joel)
Point collecte permanent jusqu’au 2 avril ★ 13 GARDANNE – Tél. 06 17 05 13 20 (Hélène et Joel)
Point collecte permanent jusqu’au 2 avril ★ 13 MARSEILLE
Point collecte durant une soirée seulement : le 2 avril à partir de 18h30 au Théâtre des Chartreux, 105 avenue des Chartreux 13004 Marseille.
À l’occasion de la projection-débat du film « Nous n’avons pas peur des ruines, nous portons un monde nouveau dans nos cœurs » en présence du réalisateur franco-grec (lancement du film à 19h00) ★ 13 MARTIGUES – Tél. 06 86 20 35 62 (Nicole)
Point collecte permanent jusqu’au 3 avril ★ 13 MEYREUIL – Tél. 06 17 05 13 20 (Hélène et Joel)
Point collecte permanent jusqu’au 2 avril ★ 13 PORT-DE-BOUC – Tél. 06 22 97 69 30 (Sylvie)
Point collecte permanent jusqu’au 2 avril ★ 13 PORT-SAINT-LOUIS – Tél. 06 22 97 69 30 (Sylvie)
Point collecte permanent jusqu’au 2 avril ★ 13 SALON-DE-PROVENCE – Tél. 06 88 30 44 39 (Evelyne) ou 06 66 42 21 91 (Jean-Michel) 
Point collecte permanent jusqu’au 3 avril ★ 13 SALIN DE GIRAUD – Tél. 06 22 97 69 30 (Sylvie)
Point collecte permanent jusqu’au 2 avril ★ 13 ST-SAVOURNIN – Tél. 06 17 05 13 20 (Hélène et Joel)
Point collecte permanent jusqu’au 2 avril ★ 18 BOURGES – Tél. 07 84 59 83 73 (Engin)
Point collecte permanent jusqu’au 25 mars ★ 19 BRIVE – Tél. 06 40 70 75 74 (Cathy) ou 06 44 78 19 78 (Didier)
Point collecte permanent jusqu’au 24 mars ★ 19 OBJAT – Tél. 06 40 70 75 74 (Cathy) ou 06 44 78 19 78 (Didier)
Point collecte permanent jusqu’au 24 mars ★ 21 DIJON
Point collecte durant une soirée seulement : le 24 mars à partir de 18h30 à l’espace autogéré les Tanneries, 37 rue des Ateliers 21000 Dijon.
À l’occasion de la projection-débat du film « Nous n’avons pas peur des ruines, nous portons un monde nouveau dans nos cœurs » en présence du réalisateur franco-grec Yannis Youlountas (lancement du film à 19h00) ★ 23 GUÉRET – Tél. 07 69 87 71 06 (Caroline)
Point collecte permanent jusqu’au 29 mars ★ 23 LA SOUTERRAINE – Tél. 07 69 87 71 06 (Caroline) et 06 58 12 94 36 (Nino)
Point collecte permanent jusqu’au 30 mars ★ 30 ALÈS – Tél. 06 87 24 84 29 (Catherine)
Point collecte permanent jusqu’au 2 avril ★ 30 BAGNOLS-SUR-CÈZE – Tél. 06 06 44 80 32 (JC Banane)
Point collecte permanent jusqu’au 2 avril ★ 30 BAGNOLS-SUR-CÈZE – Tél. 06 87 24 84 29 (Catherine)
Point collecte permanent jusqu’au 2 avril ★ 30 BARJAC – Tél. 06 06 44 80 32 (JC Banane)
Point collecte permanent jusqu’au 2 avril ★ 30 BESSÈGES – Tél. 06 51 16 38 14 (Gib)
Point collecte permanent jusqu’au 31 mars ★ 30 BESSÈGES
Point collecte durant une soirée seulement : le 31 mars à partir de 18h00 à l’ex « Motown café » de Charbes (bâtiment vert et noir), 272 route de Charbes 30160 Bessèges.
À l’occasion de la projection-débat du film « Nous n’avons pas peur des ruines, nous portons un monde nouveau dans nos cœurs » en présence du réalisateur franco-grec Yannis Youlountas (lancement du film à 19h00) ★ 30 CORNILLON – Tél. 06 06 44 80 32 (JC Banane)
Point collecte permanent jusqu’au 2 avril ★ 30 EUZET – Tél. 06 07 70 18 65 (Christian)
Point collecte permanent jusqu’au 25 mars ★ 30 NÎMES – Tél. 06 87 24 84 29 (Catherine)
Point collecte permanent jusqu’au 2 avril ★ 30 NÎMES – Tél. 06 69 56 36 01 (Naomi)
Point collecte permanent jusqu’au 28 mars ★ 30 UZÈS – Tél. 06 87 24 84 29 (Catherine)
Point collecte permanent jusqu’au 2 avril ★ 31 BÉRAT (entre Muret et Cazères)
Point collecte durant une soirée seulement : le 29 mars à partir de 18h30 à la salle des fêtes 31370 Bérat (avec La Ménardière).
À l’occasion de la projection-débat du film « Nous n’avons pas peur des ruines, nous portons un monde nouveau dans nos cœurs » en présence du réalisateur franco-grec Yannis Youlountas (lancement du film à 19h00) ★ 31 ESCALQUENS (entre Toulouse et Revel)
Point collecte durant une soirée seulement : le 27 mars à partir de 19h00 à la salle de l’Oustal, place de l’Enclos 31750 Escalquens.
À l’occasion de la projection-débat du film « Nous n’avons pas peur des ruines, nous portons un monde nouveau dans nos cœurs » en présence du réalisateur franco-grec (lancement du film à 20h00) ★ 31 MONTRÉJEAU – Tél. 07 83 45 30 86 (Bastien)
Point collecte permanent jusqu’au 27 mars ★ 31 REVEL – Tél. 06 14 86 42 50 (Rachid)
Point collecte permanent jusqu’au 27 mars ★ 31 ST-BERTRAND-DE-COMMINGES – Tél. 06 51 36 52 61 (Dominique)
Point collecte permanent jusqu’au 26 mars ★ 31 ST-GAUDENS – Tél. 07 83 45 30 86 (Bastien)
Point collecte permanent jusqu’au 27 mars ★ 31 ST-GAUDENS – Tél. 06 51 36 52 61 (Dominique)
Point collecte permanent jusqu’au 26 mars ★ 31 TOURNEFEUILLE (proche de Toulouse)
Point collecte durant une soirée seulement : le 28 mars à partir de 19h30 au Cinéma Utopia, impasse du Château 31170 Tournefeuille.
À l’occasion de la projection-débat du film « Nous n’avons pas peur des ruines, nous portons un monde nouveau dans nos cœurs » en présence du réalisateur franco-grec (lancement du film à 20h00) ★ 33 BÈGLES – Tél. 06 58 76 16 08 (Justine et Fifi)
Point collecte permanent jusqu’au 29 mars ★ 33 BORDEAUX – Tél. 06 58 76 16 08 (Justine et Fifi)
Point collecte permanent jusqu’au 29 mars ★ 33 ILLATS – Tél. 05 56 25 34 33 (Richard)
Point collecte permanent jusqu’au 30 mars ★ 33 LANGON – Tél. 05 56 25 34 33 (Richard)
Point collecte permanent jusqu’au 30 mars ★ 33 LA RÉOLE – Tél. 06 98 98 94 03 (Christelle) et 07 81 81 97 63 (Bernard)
Point collecte permanent jusqu’au 2 avril ★ 33 LA RÉOLE – Tél. 06 82 42 43 44 (Marco)
Point collecte permanent jusqu’au 31 mars ★ 33 LOUBENS – Tél. 05 56 71 31 24 et 06 89 12 41 42 (Christian)
Point collecte permanent jusqu’au 31 mars ★ 33 ST-SYMPHORIEN – Tél. 05 56 25 34 33 (Richard)
Point collecte permanent jusqu’au 30 mars ★ 33 VILLANDRAUT – Tél. 05 56 25 34 33 (Richard)
Point collecte permanent jusqu’au 30 mars ★ 34 LUNEL (entre Nîmes et Montpellier)
Point collecte durant une soirée seulement : le 30 mars à partir de 17h30 au cinéma Athénée, 52 rue Lakanal 34400 Lunel (dans le cadre du Festival Traversées).
À l’occasion de la projection-débat du film « Nous n’avons pas peur des ruines, nous portons un monde nouveau dans nos cœurs » en présence du réalisateur franco-grec (lancement du film à 18h15) ★ 34 MONTPELLIER – Tél. 06 69 56 36 01 (Naomi)
Point collecte permanent jusqu’au 28 mars ★ 36 ARGENTON-SUR-CREUSE – Tél. 07 69 87 71 06 (Caroline)
Point collecte permanent jusqu’au 30 mars ★ 36 AIGURANDE – Tél. 07 69 87 71 06 (Caroline) et 06 58 12 94 36 (Nino)
Point collecte permanent jusqu’au 31 mars ★ 36 CHATEAUROUX – Tél. 07 69 87 71 06 (Caroline)
Point collecte permanent jusqu’au 29 mars ★ 36 CREVANT – Tél. 06 58 12 94 36 (Nino)
Centre social et culturel autogéré La Marmite
Point collecte permanent jusqu’au 30 mars ★ 38 GRENOBLE – Tél. 06 72 96 34 37 (Christophe)
Point collecte permanent jusqu’au 30 mars ★ 38 GRENOBLE – Tél. 06 81 03 18 32 (Patrick)
Point collecte permanent jusqu’au 31 mars ★ 38 VIENNE – Tél. 07 69 14 25 99 (Violaine)
Point collecte permanent jusqu’au 23 mars ★ 39 ST-CLAUDE
Point collecte durant une soirée seulement : le 23 mars à partir de 17h00 au cinéma La maison du peuple, à La fraternelle, 12 rue de la Poyat 39200 St-Claude.
À l’occasion de la projection-débat du film « Nous n’avons pas peur des ruines, nous portons un monde nouveau dans nos cœurs » en présence du réalisateur franco-grec (lancement du film à 17h30) ★ 42 ST-ÉTIENNE – Tél. 06 07 02 25 48 (Léa)
Point collecte permanent jusqu’au 25 mars ★ 42 ST-PAUL-EN-CORNILLON (proche de St-Étienne)
Point collecte durant une soirée seulement : le 22 mars à partir de 17h00 à la Maison Mémérou, 2 Place du Bourg 42240 St-Paul-en-Cornillon. 
À l’occasion de la projection-débat du film « Nous n’avons pas peur des ruines, nous portons un monde nouveau dans nos cœurs » en présence du réalisateur franco-grec (lancement du film à 18h30) ★ 42 ST-MICHEL-DU-RHÔNE – Tél. 07 69 14 25 99 (Violaine)
Point collecte permanent jusqu’au 23 mars ★ 45 ORLÉANS – Tél. 07 84 59 83 73 (Engin)
Point collecte permanent jusqu’au 25 mars ★ 46 CAHORS – Tél. 06 13 37 70 02 (Tim)
Point collecte permanent jusqu’au 23 mars ★ 46 CAHORS – Tél. 06 15 38 08 97 (Zoé)
Point collecte permanent jusqu’au 23 mars ★ 46 BELFORT-DU-QUERCY – Tél. 06 15 38 08 97 (Zoé)
Point collecte permanent jusqu’au 23 mars ★ 47 MARMANDE – Tél. 06 98 98 94 03 (Christelle) et 07 81 81 97 63 (Bernard)
Point collecte permanent jusqu’au 2 avril ★ 49 ANGERS – Tél. 06 25 71 45 73 (Le Cercle 49)
Point collecte permanent jusqu’au 29 mars ★ 63 THIERS (proche de Clermont-Ferrand)
Point collecte durant une soirée seulement : le 26 mars à partir de 20h00 au cinéma Le Monaco, 17 rue Conchette 63300 Thiers.
À l’occasion de la projection-débat du film « Nous n’avons pas peur des ruines, nous portons un monde nouveau dans nos cœurs » en présence du réalisateur franco-grec (lancement du film à 20h30) ★ 65 ARGELES-GAZOST – Tél. 06 95 32 72 76 (Nanou)
Point collecte permanent jusqu’au 28 mars ★ 65 BAGNÈRES-DE-BIGORRE – Tél. 06 51 36 52 61 (Dominique)
Point collecte permanent jusqu’au 27 mars ★ 65 LANNEMEZAN – Tél. 07 83 45 30 86 (Bastien)
Point collecte permanent jusqu’au 27 mars ★ 65 LUZ-ST-SAUVEUR – Tél. 06 95 32 72 76 (Nanou)
Point collecte permanent jusqu’au 28 mars ★ 65 TARBES – Tél. 06 83 26 38 22 (Claire)
Point collecte permanent jusqu’au 27 mars ★ 65 VIZOS – Tél. 06 95 32 72 76 (Nanou)
Point collecte permanent jusqu’au 28 mars ★ 69 CENVES – Tél. 06 85 63 74 54 (Jean-Luc et Marie-Laure)
Point collecte permanent jusqu’au 23 mars ★ 69 CONDRIEU – Tél. 07 69 14 25 99 (Violaine)
Point collecte permanent jusqu’au 23 mars ★ 69 LYON ET ALENTOURS – Tél. 06 81 03 18 32 (Patrick)
Point collecte permanent jusqu’au 31 mars ★ 71 MÂCON – Tél. 06 85 63 74 54 (Jean-Luc et Marie-Laure)
Point collecte permanent jusqu’au 23 mars ★ 71 TOURNUS – Tél. 06 85 63 74 54 (Jean-Luc et Marie-Laure)
Point collecte permanent jusqu’au 23 mars ★ 73 CHAMBÉRY – Tél. 06 81 03 18 32 (Patrick)
Point collecte permanent jusqu’au 31 mars ★ 74 ANNEMASSE – Tél. 06 46 25 37 32 (Lucas) ou 06 25 75 59 46 (Mélissa)
Point collecte permanent jusqu’au 23 mars ★ 77 MELUN – Tél. 06 89 83 36 99 (Axel)
Point collecte permanent jusqu’au 23 mars ★ 81 ALBI – Tél. 05 63 81 55 62 (Annick et Eric)
Point collecte permanent jusqu’au 27 mars ★ 81 GAILLAC – Tél. 05 63 81 55 62 (Annick et Eric)
Point collecte permanent jusqu’au 27 mars ★ 81 LAUTREC / PERRAMOND – Tél. 06 60 75 97 70 (Nico)
Point collecte permanent jusqu’au 27 mars ★ 81 SORÈZE – Tél. 06 14 86 42 50 (Rachid)
Point collecte permanent jusqu’au 27 mars ★ 82 CAUSSADE – Tél. 06 15 38 08 97 (Zoé)
Point collecte permanent jusqu’au 23 mars ★ 82 MONTAUBAN – Tél. 06 15 38 08 97 (Zoé)
Point collecte permanent jusqu’au 23 mars ★ 83 DRAGUIGNAN – Tél. 07 62 31 00 34 (Charlie)
Point collecte permanent jusqu’au 23 mars ★ 83 FRÉJUS – Tél. 06 98 15 01 33 (Mi) ou 07 78 43 61 36 (Clo)
Point collecte permanent jusqu’au 29 mars ★ 84 APT – Tél. 06 68 05 12 74 (Domdom)
Point collecte permanent jusqu’au 30 mars ★ 84 AVIGNON – Tél. 06 37 89 36 57 (Régine)
Point collecte permanent jusqu’au 2 avril ★ 84 AVIGNON – Tél. 06 87 24 84 29 (Catherine)
Point collecte permanent jusqu’au 2 avril ★ 84 ISLE-SUR-LA-SORGUE – Tél. 06 37 89 36 57 (Régine)
Point collecte permanent jusqu’au 2 avril ★ 87 LIMOGES – Tél. 06 58 92 62 38 (René)
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La Grèce refoule systématiquement les migrants, selon la Cour européenne des droits de l’Homme

La Cour européenne des droits de l’Homme a statué ce mardi 7 janvier que la Grèce avait soumis des migrants à des pratiques de « refoulement systématique » en violation de la législation sur les droits humains.

La Cour européenne des droits de l’Homme a examiné deux affaires déposées contre la Grèce par des réfugiés qui affirmaient avoir été expulsés de force vers la Turquie par des fonctionnaires grecs en 2019 et 2020. [Spencer Platt/Getty Images]

La Cour européenne des droits de l’Homme a statué ce mardi 7 janvier que la Grèce avait soumis des migrants à des pratiques de « refoulement systématique » en violation de la législation sur les droits humains.

La Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) a trouvé de « fortes indications » d’une pratique systématique de « refoulement » par les autorités grecques, qui renvoient de force des ressortissants de pays tiers de la région grecque d’Évros vers la Turquie.

Depuis le début des années 2010, la Grèce a été accusée à plusieurs reprises de pratiquer des refoulements, c’est-à-dire des opérations secrètes et non documentées de détention et d’expulsion de migrants et de demandeurs d’asile sans procédure régulière. Ces pratiques ont pris de l’ampleur lors de la crise migratoire de 2015-2016, pendant laquelle la Grèce est devenue un point d’entrée majeur pour les réfugiés venant de Syrie, d’Afghanistan et d’ailleurs.

C’est la première fois que la CEDH se prononce sur les refoulements organisés par la Grèce, estimant qu’ils constituent une violation de la Convention européenne des droits de l’Homme.

« Les États membres ont l’obligation légale de protéger les frontières extérieures de l’UE », a déclaré Vít Novotný, expert en migration au Centre Wilfried Martens pour les études européennes. « Selon le code des frontières Schengen, un ressortissant d’un pays tiers qui ne remplit pas toutes les conditions d’entrée […] se voit refuser l’entrée sur le territoire des États membres », a-t-il expliqué à Euractiv.

Parallèlement, cependant, les États membres doivent respecter les droits humains de ceux qui traversent les frontières extérieures et suivre le principe de non-refoulement, en s’assurant qu’aucune personne n’est renvoyée dans un pays où elle risque d’être torturée ou traitée de manière inhumaine.

Malgré les dénégations constantes du gouvernement grec, des organismes internationaux, tels que les Nations unies, Amnesty International et d’autres organisations non gouvernementales (ONG) de défense des droits humains ont documenté et signalé des cas répétés de refoulement au cours de la dernière décennie.

La Cour européenne des droits de l’Homme a examiné deux affaires déposées contre la Grèce par des réfugiés qui affirmaient avoir été expulsés de force vers la Turquie par des fonctionnaires grecs en 2019 et 2020.

La première, déclarée irrecevable en raison d’un manque de preuves, concernait un mineur non accompagné originaire d’Afghanistan qui aurait été placé dans un canot de sauvetage par les garde-côtes grecs et repoussé vers la Turquie.

La deuxième affaire concernait une femme turque qui avait fui la Turquie et avait été repoussée vers ce même pays par les autorités grecques.

La CEDH a estimé que cette deuxième affaire était révélatrice d’un « modus operandi uniforme » de la Grèce à ses frontières terrestres et maritimes, en particulier dans la région d’Évros et dans les îles grecques.

L’arrêt ordonne à la Grèce de verser à la requérante, la femme 20 000 euros de compensation pour dommages non pécuniaires.

« La Cour a vu un modèle et a décidé de punir ces violations […], elle a décidé que ce n’était pas acceptable », a commenté Lefteris Papagiannakis, directeur du Conseil grec pour les réfugiés, à Euractiv.

Lefteris Papagiannakis a également expliqué que, bien que la première affaire soit irrecevable, le tribunal a reconnu, dans son arrêt dans l’autre affaire, que des refoulements similaires avaient eu lieu systématiquement au cours de cette période.

Source https://www.euractiv

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