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Archives de catégorie Grèce

Le communiqué de l’Eurogroupe

Publié le 12 mai 2016 sur Unité populaire Paris : Voici l’accord  » guillotine » et  » écorcheur » de l’eurogroupe

Un nouveau mémorandum, des mesures brutales, la question de la dette renvoyée aux calendes grecques, sur la base d’un accord SANS réduction !

 L’accord de l’Eurogroupe a porté sur des diminutions automatiques des dépenses (c’est-à-dire des salaires et des retraites), ainsi que sur de nouvelles mesures fiscales en cas de dérive par rapport à l’objectif des 3,5 % d’excédent primaire pour 2018. Euclide Tsakalotos a pris en charge la préparation d’un décret présidentiel incluant la « guillotine automatique » avant le prochain Eurogroupe du 24 mai, pour que l’évaluation se poursuive.

Comme indiqué dans sa déclaration officielle, l’Eurogroupe exige du gouvernement l’inscription dans la loi d’un mécanisme particulièrement sévère de coupe dans les dépenses, sans que le gouvernement grec n’ait un droit d’intervention ou d’actions unilatérales, mécanisme que viendra compléter une série de mesures permanentes, concernant à la fois des coupes, et des augmentations de ressources (NdE : des augmentations d’impôts),

L’Eurogroupe appelle le gouvernement grec et les créanciers à mener à bien dans les jours à venir le travail préparatoire pour boucler l’évaluation sur le plan des échelons techniques, en y incluant le mécanisme préventif de coupe des dépenses. Dans cette optique, l’Eurogroupe attend d’avoir très rapidement à sa disposition le nouveau mémorandum qui viendra se greffer sur le document de l’accord. Ce projet baptisé « mémorandum cru réservé » (« mémorandum-cave » NdT) contiendra l’intégralité de la liste finale des prérequis, en même temps que la référence à l’accomplissement des conditions de la première évaluation. Il appartient au gouvernement grec de faire des pas immédiats dans l’application des prérequis -y compris l’inscription dans la loi de l’accord. Avec l’application complète des prérequis par les autorités grecques, l’Eurogroupe sera prêt à apuyer le versement de la deuxième tranche du programme de prêt du MES

L’intégralité du communiqué officiel de l’Eurogroupe en français

L’Eurogroupe se félicite de l’achèvement d’un paquet de mesures susceptibles d’ouvrir la voie à un succès de la première évaluation du programme du MES (Mécanisme Européen de Stabilité) fondé sur l’adoption des conditions préalables.

En vue du premier examen, la Grèce mettra en application, parmi les mesures préalables :

  1. Un premier paquet de mesures budgétaires paramétriques qui atteindront 3 % du PIB d’ici 2018. Ce paquet comprend la réforme des retraites, la réforme du système des impôts et aussi des dispositions budgétaires paramétriques, telles qu’une réforme de la TVA et des mesures concernant la masse salariale du secteur public,
  2. Un mécanisme de prévention supplémentaire qui sera inscrit dans la loi pour garantir qu’un paquet de mesures, y compris des mesures non discrétionnaires, sera automatiquement mis en application dès qu’il y aura des preuves objectives d’une impossibilité d’atteindre les objectifs concernant l’excédent primaire (3,5 % à moyen terme). Si les mesures sont mises en application, sous une forme temporaire, dès le déclenchement du mécanisme, il faudra un accord sur des mesures structurelles permanentes avec les institutions, y compris des mesures concernant les recettes, qui entreront en vigueur l’année suivante, dans le cadre du processus budgétaire régulier, afin de ramener le budget structurellement sur des rails. Toute exception à l’activation de ce mécanisme ne concernera que des circonstances exceptionnelles, qui auraient de graves conséquences économiques et qui échapperaient au contrôle du gouvernement. Ces exceptions devront faire l’objet d’un accord préalable avec les institutions.

La première évaluation comprend également l’application de la stratégie pour les prêts non performants, qui contribuera à renforcer les bilans des banques qui favorisera le retour du crédit intérieur dans l’économie grecque. Comme condition préalable, des mesures seront prises pour ouvrir immédiatement le marché pour la vente et le traitement des prêts performants et non performants, avec une exception temporaire pour les petits prêts garantis par des résidences principales

L’Eurogroupe réaffirme qu’un programme de privatisation considérablement renforcé est une pierre angulaire du nouveau programme du MES. Dans ce contexte, l’Eurogroupe se félicite de l’accord sur l’adoption prochaine de la loi instituant le fond grec d’investissement et de privatisation, et aussi le transfert initial d’actifs qui font partie des conditions préalables de la première évaluation. Le conseil d’administration du Fonds sera nommé d’ici Juin 2016 et le Fonds deviendra pleinement opérationnel au plus tard à partir de septembre.

Conformément aux déclarations du Sommet européen et de l’Eurogroupe de l’été 2015, l’Eurogroupe est prêt à examiner, si nécessaire, d’éventuelles mesures supplémentaires concernant la dette visant à assurer que les besoins de refinancement de la Grèce sont maintenus à des niveaux soutenables à long terme. Ces mesures dépendent de la mise en œuvre intégrale des dispositions convenues dans le cadre du programme du MES et seront prises en considération après achèvement de la première évaluation et si toutes les conditions préalables ont été remplies.

L’Eurogroupe accepte les principes généraux suivants pour les éventuelles mesures supplémentaires concernant la dette : a) assurer l’accès aux marchés, b) lisser le profil de remboursement, c) favoriser le processus d’ajustement du pays même après la fin du programme, et d) rester flexible pour répondre aux incertitudes de la croissance du PIB et des taux d’intérêt dans l’avenir

L’Eurogroupe convient également de créer une base de référence pour l’examen de la viabilité de la dette grecque, d’après laquelle, en se situant dans le cadre du scénario de base de l’analyse de la viabilité de la dette (DSA), les besoins bruts de financement de la Grèce devraient rester sur une trajectoire durable.

L’Eurogroupe envisage une approche séquencée, à travers laquelle un ensemble de mesures concernant la dette pourrait être progressivement mis en place, si nécessaire, pour répondre à l’indice de référence convenu sur les besoins bruts de financement en respectant les conditions prédéfinies du programme du MES. L’Eurogroupe réaffirme qu’il n’y aura pas d’haircut, de la valeur nominale de la dette, et que les mesures qui seront prises seront conformes au droit communautaire et au cadre juridique du MES et du FESF. L’Eurogroupe examinera :

-A court terme, les possibilités d’améliorer la gestion du programme de la dette.

-A moyen terme, l’Eurogroupe demande à l’EWG d’explorer des mesures concrètes, comme l’allongement du délai de grâce, et des délais de paiement qui pourront être utilisés si nécessaire à la fin du programme du MES ; également, des mesures comme l’utilisation des bénéfices du programme d’achat de la banque centrale européenne (SMP et ANFA)

Et enfin, à long terme, l’Eurogroupe se tient prêt, si nécessaire et sous condition de respect des objectifs d’excédent primaire, à évaluer la nécessité d’éventuelles mesures supplémentaires concernant la dette, à la fin du programme, pour veiller à ce que les besoins de financement brut de la Grèce restent à des niveaux durables.

L’Eurogroupe mandate l’EWG pour continuer à explorer les détails techniques du paquet de mesures sur la dette et pour en rendre compte à l’Eurogroupe lors de sa prochaine session régulière le 24 mai.

En même temps que l’acceptation et la mise en œuvre des politiques, cet accord sur la dette et sur les assurances de financement de ses partenaires européens devrait permettre la participation du FMI au programme.

L’Eurogroupe invite les institutions et les autorités grecques à achever dans les jours à venir le travail sur le plan des échelons techniques pour la première évaluation, programme préventif inclus. Dans ce contexte, l’Eurogroupe attend de recevoir rapidement le projet de protocole d’accord complémentaire, qui contiendra une liste complète de mesures préalables, et aussi le rapport complet en vue de la première évaluation. Il invite les autorités grecques à prendre des mesures immédiates pour mettre en œuvre les mesures préalables, y compris leur adoption légale. Avec l’application des mesures préalables par les autorités grecques, en se conformant si nécessaire aux procédures nationales, l’Eurogroupe est prêt à appuyer le versement de la deuxième tranche du programme du MES.

La Grèce en grève générale

A Thessalonique , les syndicats ont bloqué le Port et des milliers de manifestants ont défilé dans les rues du centre ville : vidéo : https://youtu.be/LpGaGTjLTC4.
Parallèlement, des manifestants ont voulu crié des slogans devant les bureaux de SYRIZA et envahir les locaux. Les MAT ( CRS grecs) les ont arrosés de gaz lacrymogènes.
Une autre manif est prévue Samedi 7 mai à 19h devant la Tour Blanche ainsi que Dimanche 8 mai matin Place Aristote.
Voir vidéos:
https://youtu.be/7EI6UUoxCXg
https://youtu.be/M_dJjeMQPQk
https://youtu.be/2L2DQ0vwQdE

Les syndicats du privé et du public ont appelé à une grève générale ce vendredi et ce samedi pour protester contre deux projets de loi controversés sur la réforme des retraites et l’impôt sur le revenu. La capitale grecque semble désormais à l’arrêt.

Les syndicats du privé  et du public  ont entamé une grève générale de 48 heures ce vendredi à laquelle s’est joint le syndicat PAME pour protester contre deux projets de loi controversés sur la réforme des retraites et l’impôt sur le revenu. «Tout le monde dans la rue», «les nouvelles mesures contre les travailleurs et contre le peuple du gouvernement et des créanciers (UE et FMI) ne vont pas passer», a indiqué un communiqué de l’Adedy, la confédération des fonctionnaires.

Le principal syndicat du secteur privé, GSEE, a qualifié les réformes examinées au Parlement de «dernier clou dans le cercueil» des travailleurs et des retraités qui ont déjà payé le tribut le plus lourd à six années d’austérité.

«Ils (le gouvernement et le Parlement) essaient de prouver à l’Eurogroupe qu’ils sont de bons élèves, mais ils détruisent le système de sécurité sociale de la Grèce», a déclaré un dirigeant du GSEE en évoquant la réunion de lundi à Bruxelles. 

Transports en commun, métro, bus, train et bateaux… La Grèce fonctionne désormais au ralenti. A Athènes, aucun transport en commun ne fonctionnait, vendredi matin. Car le personnel du métro, du tramway, des bus et des trains interurbains est en grève jusqu’à dimanche matin, selon leurs syndicats. Seuls les taxis sont disponibles pour se déplacer dans la capitale.

Aucun train ne circulait dans le pays et les bateaux reliant la Grèce continentale aux îles sont également restés à quai. Le puissant syndicat des marins PNO a pour sa part annoncé une grève de quatre jours, de vendredi à mardi ainsi pas de bâteaux pour les îles d’aujourd’hui jusqu’à mardi.

Toutefois, les bus interurbains, appartenant à la société privée Ktel, desservaient les liaisons entre la capitale et les villes du pays. Le trafic aéroportuaire n’a pas été affecté. Le syndicat des aiguilleurs du ciel ne participe pas, pour le moment, à ce mouvement. De son côté, le secteur public fonctionnait au ralenti,  les bâtiments administratifs sont fermés, les hôpitaux publics fonctionneront avec l’effectif minimum de sécurité  et l’ensemble de la presse sera quant à elle en grève vendredi et samedi. Le syndicat de l’Electricité de Grèce sera en grève pendant 48h00 à partir du vendredi 6 mai, à minuit

Les agriculteurs se préparent à manifester dans la capitale, samedi 7 mai.

La GSEE a lancé un mot d’ordre de grève de 24h00 pour la journée du dimanche 8 mai également, tandis que les magasins resteront fermés le même jour (l’un des dimanches ouvrés, selon la nouvelle législation).

Les syndicats protestent contre la réforme des retraites

Des manifestations sont prévues à Athènes et dans d’autres villes du pays pendant le week-end. Dimanche, les syndicats avaient déjà prévu des manifestations pour fêter la journée du 1er mai, qui n’a pas été célébrée en Grèce dimanche dernier en raison de la Pâques orthodoxe. La décision des syndicats est intervenue dans la foulée de la décision du Parlement de débattre et de soumettre au vote des députés ce week-end les deux projets de loi controversés. Ils accusent le gouvernement d’une réalisation d’un « coup d’Etat parlementaire» par sa décision soudaine de faire avancer le débat sur le projet de loi avant la fin de semaine en utilisant des procédures accélérées et demandent que les rassemblements pour la Fête du travail prévues deviennent  des rassemblements de grève.

Concrètement, les syndicats protestent contre la réforme des retraites, une condition préalable, selon les créanciers, pour la poursuite des versements des prêts internationaux dans le cadre du troisième prêt octroyé au pays en juillet 2015. La réforme des retraites prévoit la réduction des pensions les plus élevées, la fusion des multiples caisses d’assurance, l’augmentation des cotisations et l’instauration d’une retraite nationale de 384 euros par mois pour ceux ayant travaillé pendant 20 ans.

Outre ce projet de loi, le Parlement doit débattre d’un projet de loi sur la réforme de l’impôt sur le revenu prévoyant l’augmentation des taxes sur les carburants, l’alcool et le tabac  et de l’imposition pour les moyens et hauts revenus. La grève générale annoncée est la quatrième contre le gouvernement d’Alexis Tsipras depuis sa réélection en septembre après un premier mandat entre janvier et août 2015. La dernière grève a eu lieu le 4 février, les syndicats avaient également protesté contre la réforme des retraites et les nouvelles mesures de rigueur.

Sur les réfugiés

Nous publions ici quelques articles sur la situation des réfugiés :

Publié le 10/4/16 Médiapart La police de Macédoine repousse des migrants venant de Grèce  Mediapart Police repousse migrants

Publié le 9/4/16 par http://www.ladepeche.fr/article/2016/04/10/2322238-grece-des-dizaines-de-migrants-blesses-a-idomeni.html

Publié le 9/4/16 AFP Cinq migrants, dont un enfant, se sont noyés ce samedi matin en mer Egée au large de l’île grecque de Samos, quand leur embarcation venue des côtes turques a chaviré.

«Au total, cinq personnes sont saines et sauves, quatre sont portées disparues mais cinq ont péri : un enfant et quatre femmes, lors du naufrage de leur embarcation en plastique de 3,5 mètres de long», a indiqué à l’AFP une responsable de ce service.

L’enfant a succombé à ses blessures à bord d’un bateau de l’Agence de la surveillance des frontières européennes (Frontex) après avoir été récupéré par l’équipage avec cinq autres survivants, comme les corps des quatre autre victimes, a précisé cette source.

Des recherches étaient en cours pour retrouver quatre autres personnes portées disparues qui se trouvaient sur le bateau naufragé selon des déclarations des survivants.

Ce naufrage serait le premier survenu dans les eaux grecques en Egée depuis le récent accord UE-Turquie

Publié le 8/ 4/16 http://www.lapresse.ca/international/crise-migratoire/201604/08/01-4968994-la-grece-reprend-les-expulsions-de-migrants-vers-la-turquie.php

Publié le 8/4/16 https://www.lorientlejour.com/article/979885/ne-desesperez-pas-nous-vous-aimons-la-grece-parle-aux-migrants-coinces-au-piree.html

Publié le 08/04/16 Des militants se jettent à l’eau pour empêcher le départ du bateau qui doit ramener les migrants en Turquie.
Des militants des droits de l’homme, solidaires des migrants de Lesbos se sont jetés tôt ce matin dans le port de Mytilène pour empêcher le départ du bateau en direction de la Turquie en s’accrochant à l’ancre !
Soutenus par une trentaine de militants criant des slogans sur les quais, les militants ont été arrêtés par la garde côtière grecque du Port. https://youtu.be/t52qkKNpfCQ

Publié le 7/4/16 par Amnesty International : Grèce. Des réfugiés détenus dans des conditions déplorables, sur fond de course à la mise en œuvre de l’accord UE-Turquie

https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2016/04/greece-refugees-detained-in-dire-conditions-amid-rush-to-implement-eu-turkey-deal/

Sur les réfugiés

Nous publions ici quelques articles sur la situation des réfugiés :

Publié sur RFI Migrants et réfugiés :situation chaotique dans les îles grecques http://www.rfi.fr/europe/20160402-migrants-refugies-tension-hotspots-iles-grecques-chios

Publié sur 20mn : Crise des migrants: Une cinquantaine de CRS débarquent sur l’île grecque de Lesbos

http://www.20minutes.fr/monde/1818243-20160402-crise-migrants-cinquantaine-crs-debarquent-ile-grecque-lesbos

Publié sur Infogrèce : Le Parlement grec a amendé vendredi la législation sur le droit d’asile afin de permettre l’entrée en vigueur lundi prochain de l’accord conclu entre l’Union européenne et Ankara sur le renvoi de migrants en Turquie. Le texte a été adopté par 169 des 300 députés de la Vouli. http://www.info-grece.com/actualite/2016/04/01/la-grece-amende-sa-legislation-sur-l-asile

Publié le 30 mars sur le site d’Unité populaire : http://unitepopulaire-fr.org/2016/03/30/le-cynisme-ecoeurant-de-leurope-forteresse-par-mania-barsefski/

Publié sur le temps : http://www.letemps.ch/monde/2016/03/30/places-accueil-refugies-syriens-se-attendre

Traduit d’ANA MPA : Le Ministre délégué à la Politique migratoire Yiannis Mouzalas à la conférence du HCR sur les réfugiés à Genève

Le ministre adjoint de la Politique de migration Yiannis Mouzalas a eu une série de rencontres avec des fonctionnaires représentant les pays touchés par la crise des réfugiés lors de la Conférence du HCR sur les réfugiés à Genève.
Mouzalas a rencontré le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés Filippo Grandi, le Directeur général de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), William Lacy Swing, le Conseiller spécial du Secrétaire général de l’ONU pour les migrations et les réfugiés Karen AbuZayd, le représentant spécial du Conseil de l’europe sur les migrations et les réfugiés Tomar Bocek, le secrétaire d’Etat adjoint américain Heather Higginbottom, le ministre turc des Affaires étrangères et le ministre des Affaires sociales du Liban Rachid Derbas.
Le ministre grec a expliqué que les centres d’accueil ne sont pas des centres de détention et a souligné que la procédure d’identification est effectuée en Grèce avec une sécurité de 100 pour cent. Toutefois, la procédure de relocalisation, qui dépend des actions des autres Etats membres de l’UE, est retardée tandis que la réinstallation de la Turquie vers d’autres Etats membres de l’UE n’a pas encore commencé.
En ce qui concerne la contribution des Etats membres à la demande de la Grèce pour renforcer les forces de Frontex (Agence européenne pour la gestion de la coopération opérationnelle aux frontières extérieures des États membres de l’UE) et EASO (Bureau européen d’appui ‘asile) elle ne dépasse pas 30 pour cent de cellei demandée.
Mouzalas a  noté que l’accord est difficile à mettre en œuvre en raison de la participation d’un grand nombre de parties, la réponse de l’UE insuffisante sur l’aide promise, la position confuse de la Turquie et les procédures d’harmonisation des aspects juridiques de l’accord avec les traités internationaux.

L’accord UE et la Turquie

1) Avant l’accord : L’interview de Yunus Muhammadi, réfugié afghan installé en Grèce depuis plus de dix ans, est le président de l’association « Greek Forum fo Refugees », l’une des organisations les plus impliquées dans la gestion de la crise actuelle…

Interview Yunus Muhammadi,

2) Sur médiapart un article de Ludovic Lamant et Amélie Poinsot

Réfugiés Les européens passent en force

 

3) Paru sur unité populaire

http://unitepopulaire-fr.org/2016/03/20/un-accord-honteux-entre-lunion-europeenne-et-la-turquie/

Restructuration de la dette-Restructuration de la démocratie

Un article paru le 15 mars dans Unité populaire repris ci-dessous :

Lors de la rencontre du 1er mars 2016 qui s’est tenue au Parlement européen à Bruxelles sur le thème « Restructuration de la dette – Reconstruction de la démocratie », de nombreux membres de la Commission pour la vérité sur la dette grecque se sont réunis.

Cette séance encadrée par Nikolaos Chountis, vice-ministre du gouvernement Tsipras 1 (janvier-juillet 2015), député européen d’Unité Populaire depuis septembre 2015 (en remplacement de Manolis Glezos), a apporté de nouveaux éclaircissements sur les diktats imposés par les créanciers et les autorités européennes à la Grèce, à la lumière des conclusions tirées dans le rapport de cette Commission.

Nous vous proposons de revenir sur quatre interventions en particulier. Zoé Konstantopoulou, ex-Présidente du Parlement grec (février-octobre 2015) qui est à l’initiative de la création de la commission d’audit ; Eric Toussaint, porte-parole du CADTM International et coordinateur scientifique de la commission ; Maria Lucia Fattorelli, également membre de la commission et coordinatrice de l’audit citoyen de la dette au Brésil ; Cephas Lumina, membre de la commission, Professeur, ancien rapporteur indépendant auprès du Conseil des Droits de l’Homme des Nations unies, et spécialiste de l’impact des dettes extérieures sur l’exercice des droits humains.

Zoé Konstantopoulou : « Le rapport de la Commission pour la vérité sur la dette grecque a effrayé les créanciers »

Si certain.e.s avancent avec raison une capitulation du gouvernement Tsipras en juillet 2015, Zoé Konstantopoulou met davantage en avant une trahison de celui-ci, autant envers le peuple grec qu’envers les engagements du parti Syriza. Cette trahison s’exprime encore par l’attitude négative adoptée par le gouvernement Tsipras II envers la Commission pour la vérité sur la dette grecque et son refus de s’appuyer sur les résultats de l’audit de la dette grecque.
Par ailleurs, Zoé Konstantopoulou revient sur les véritables causes de la crise grecque causée entre ingérence de la Troïka et corruption multiple, tout en revenant sur les résultats éclairants du rapport de la Commission pour la vérité sur la dette grecque.
Eric Toussaint : « La crise de la dette publique grecque : une narration mensongère »

Après être revenu sur le lien existant entre la création de la Commission pour la vérité sur la dette grecque et l’importance de la naissance préalable de l’initiative d’audit citoyen ‘ELE’ en Grèce en 2011 créée avec une très forte participation citoyenne d’en bas, Eric Toussaint décrypte la « narration mensongère » pratiquée par les autorités européennes visant à camoufler le sauvetage des banques privées françaises, allemandes et grecques.

Cela ne constitue qu’un des nombreux exemples du double langage employé par les autorités européennes à l’image de Jean-Claude Trichet, Manuel Barroso ou encore Dominique Strauss-Kahn pour cacher la vérité sur la dette publique grecque. Eric Toussaint met notamment en exergue que la Grèce n’est pas un cas particulier, des mécanismes similaires ayant opéré en Irlande, au Portugal ou encore en Espagne.
Maria-Lucia Fattorelli : « Avant toute action, il faut qu’il y ait un audit de la dette »

Maria-Lucia Fattorelli décrypte le système-dette. Ce processus sans légitimité, rongé par la corruption, fonctionne comme un instrument permettant de transférer les ressources vers le secteur financier au détriment de l’économie des Etats. Le système-dette voit une immixtion permanente du FMI, accompagné des pouvoirs financiers visant à promouvoir les privilèges des créanciers.

Dans le cas de la Grèce, elle met en avant deux mécanismes qui ont notamment créé de la dette : la création d’instruments financiers avec les swaps de Goldman Sachs ou encore le Fonds européen de stabilité financière (FESF).

Forte de son expérience en Amérique du sud, Maria-Lucia Fattorelli établit un parallèle entre la situation grecque actuelle et le Brésil, l’Argentine ou encore l’Equateur avec le plan Brady dans les années 1990.
Cephas Lumina : « Le Club de Paris n’a aucune légitimité »

Selon les principes des Nations unies adoptés et approuvés par le conseil des droits de l’Homme en 2012, la préservation des droits humains fondamentaux dans le pays concerné prime sur les droits des créanciers.

En dépit de leur présence dans les textes internationaux et les juridictions internationales, ses principes n’ont jamais été appliqués par les pays de l’Union européenne et les Etats-Unis qui réfutent, à tort, la légitimité de l’ONU de pouvoir délibérer sur les questions de restructuration de la dette.

Cephas Lumina invoque ici le rôle majeur joué par le Club de Paris, organisation sans aucune légitimité, et le FMI dans la promotion des intérêts des créanciers au détriment de la protection des droits humains fondamentaux.

Les vidéos des interventions :

Zoé : https://youtu.be/MxSe9itULLo?list=PLT-wFchlosEE1Krc_tNp6EHseGQKkkx3_

Eric :https://youtu.be/p-d53HsIc48?list=PLT-wFchlosEE1Krc_tNp6EHseGQKkkx3_

Maria-Lucia : https://youtu.be/HTtdXXG-Zl4?list=PLT-wFchlosEE1Krc_tNp6EHseGQKkkx3_

Cephas : https://youtu.be/SS5y_YB1lEo?list=PLT-wFchlosEE1Krc_tNp6EHseGQKkkx3_

Blocage des ventes aux enchères par les activistes grecs

Les membres des groupes d’activistes, tels que le « Popular Cessation de paiements« mouvement, cherchent à empêcher les ventes aux enchères bancaires de maisons saisies d’avoir lieu et de sauver ces maisons pour leurs propriétaires dans le processus.

Mona Amanatidou et Christos Triarchis, militants au sein du populaire Stoppage de mouvement des paiements, parlent du mouvement, ses actions et ce qui a été transpirant récemment en Grèce.

activistes à l’action

Grèce : Se profile une crise politique et sociale d’ampleur

Un article d’Antonis Ntavanellos Publié par Alencontre le 11 – mars – 2016

Le «Conseil des Chefs Politiques» a été convoqué le vendredi 4 mars 2016 par Alexis Tsipras­, le chef d’un gouvernement grec certes déterminé à appliquer toutes les exigences austéricidaires des institutions internationales (Troïka) et de l’essentiel du capital grec. Mais ce dernier pourrait devoir faire face à une crise interne de l’exécutif fin mars 2016 à l’occasion du dépôt d’un «pack» de lois: sur la sécurité sociale, la loi sur le travail, les impôts, etc.

Grèce se profile une crise sociale et politique d’ampleur

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