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Archives de catégorie Grèce

Encore une baisse pour les retraités aux faibles revenus

Le gouvernement grec bafoue les retraités aux faibles revenus en leur donnant les «miettes»

Article de Dimitris Stratoulis publié sur Kontra News. (Traduction Vanessa de Pizzol)

Le gouvernement, en amputant l’ ΕΚΑΣ[1], a pris aux retraités aux faibles revenus plus que ce qu’il leur avait donné avec l’aide exceptionnelle

Le gouvernement, après avoir, dans un premier temps, bafoué les retraités aux faibles revenus  en leur donnant les « miettes » de tout ce qu’il avait par ailleurs réussi à leur arracher, des « miettes » en comparaison de tout ce que les nouvelles mesures vont leur supprimer, leur a souhaité une bonne année… avec la principale annonce de janvier : la dégringolade de l’EKAS qui rétrograde le versement mensuel fixé entre 57,20 et 230 euros à une fourchette comprise entre 28,75 et 115 euros.

Le gouvernement Tsakalotos, par l’intermédiaire de ce courrier destiné aux créanciers et dégradant pour le peuple et le pays, s’est engagé à ne verser qu’une seule fois ce dividende social en affirmant « qu’on ne l’y reprendrait plus ». Il a ainsi avoué qu’il s’agit d’une aide exceptionnelle et non d’un treizième mois, comme c’était la règle jusqu’alors. Il s’est en outre engagé auprès des créanciers en annonçant que si un écart important se faisait jour par rapport aux objectifs budgétaires, il serait alors compensé en pratiquant une coupe dès 2017 des principales pensions versées.

Dans le même temps, le gouvernement a réduit de façon drastique (soit environ 50%) l’EKAS pour une part importante des retraités aux faibles revenus (240 000). C’est-à-dire qu’il leur a donné 300 euros en une fois pour les priver en moyenne de 1 140 euros sur l’année 2017, davantage en 2018, tandis qu’avec sa suppression définitive en 2019 ils perdront irrémédiablement et en une seule fois 2 380 euros sur l’année.

Le gouvernement continue donc son processus de radiation progressive de l’EKAS jusqu’à la date du 31/12/2019 où plus personne n’y aura droit parmi les 376 000 retraités aux faibles revenus qui en bénéficient encore jusqu’au 30/06/2016. De cette manière, il applique l’engagement qu’il a pris avec le 3e mémorandum concernant les économies à réaliser pour le compte des créanciers grâce à l’abolition définitive de l’EKAS qui débutera le 1/07/2016 et prendra fin en 2019 rapportant ainsi 2,24 milliards d’euros.

La suppression progressive de l’EKAS a débuté en juillet dernier [2016], lorsqu’elle a été accordée à 231 279 retraités aux faibles revenus, répondant aux nouveaux critères de revenus qui se sont encore durcis, tandis que le mois précédent, 376 230 retraités avaient pu encore la toucher. Ce qui signifie que pour 144 951 retraités, l’EKAS a disparu à jamais depuis le 1/03/2016. La perte se monte de 30 à 230 euros par mois. Sur les 231 279 personnes qui ont continué à la percevoir, environ 20 000 ont reçu une somme inférieure : au lieu des 230 euros versés jusqu’en mai 2016, ils n’ont cette fois reçu que 175, 115 ou 57,5 euros.

Cette coupe sombre a permis d’économiser pour le compte des créanciers plus de 330 millions d’euros en 2016, soit bien plus que l’engagement mémorandaire du gouvernement fixé à 220 millions d’euros.

La nouvelle coupe de l’EKAS concerne environ 240 000 retraités aux faibles revenus qui ont échappé à la radiation de juillet 2016.

La confrontation politique entre le ministère du Travail et le tandem Vroutsis-Mitarakis de Nouvelle Démocratie pour l’attribution de la responsabilité de la coupe de l’EKAS, représente un défi pour les retraités aux faibles revenus qui savent que ceux qui pratiquent des coupes et qui suppriment cette aide, de concert et distinctement, ne sont autres que les gouvernements SYRIZA-ANEL et ND-PASOK.

Le gouvernement Samaras-Vénizélos a signé avec les créanciers la radiation de l’EKAS conjointement à la mise à jour du 2e mémorandum à l’été 2013 et a confirmé son engagement avec le mail de Hardouvelis en décembre 2014. Le gouvernement SYRIZA-ANEL a réaffirmé l’engagement du précédent gouvernement en signant le 3e mémorandum qu’ils avaient voté ensemble (SYRIZA-ND-ANEL-PASOK-POTAMI) le 14 août 2015. Sur la base de cet engagement mémorandaire des 5 partis, l’EKAS a commencé à connaître des coupes depuis juillet 2016 dans le processus de sa radiation progressive qui deviendra définitive le 31/12/2019.

La diminution et la radiation de l’EKAS sont une mesure inhumaine, elle conduit au Kaiadas social des centaines de milliers de retraités en état de pauvreté. Elle augmente le désespoir dans les familles comportant des chômeurs et se maintenant grâce à la retraite des parents et des grands-parents. Les retraités de notre pays, avec leurs manifestations massives et combattives, en particulier lors du 15 décembre, ont informé le gouvernement, tout l’establishment politique mémorandaire ainsi que les créanciers qu’ils ne s’accommodent et qu’ils ne sont pas dupes des politiques caritatives, mais qu’ils luttent pour la défense et l’amélioration des retraites, de l’EKAS, des salaires et des politiques sociales. Ils ont également fait savoir que leur lutte se poursuivra avec le peuple tout entier pour renverser les trois mémorandums de l’austérité, funestes aux retraites, et pour contrer le 4e mémorandum en préparation par les créanciers et le gouvernement.

[1] « prime de solidarité pour les petites retraites inférieures à 700 euros par mois », http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2015/06/26/20002-20150626ARTFIG00179-grece-le-systeme-de-retraite-enjeu-des-negociations.php

Publié sur Unité populaire https://unitepopulaire-fr.org/2017/01/17/le-gouvernement-grec-bafoue-les-retraites-aux-faibles-revenus-en-leur-donnant-les-miettes/

 

Grèce ouverture des magasins le dimanche

Le Conseil d’Etat déclare inconstitutionnelles les lois de 2014  d’ouverture des magasins le dimanche.  16/01/2017 ANA-MPA

Le Conseil d’Etat, dans une décision rendue lundi, a conclu qu’une décision ministérielle autorisant les magasins à ouvrir le dimanche dans trois régions spécifiques en Grèce était inconstitutionnelle. La mesure a été introduite le 7 juillet 2014 par le ministre du Développement de l’époque et a ensuite été suspendue en attendant la décision finale du tribunal, après avoir été contestée comme inconstitutionnelle par les associations professionnelles et les syndicats.

Le tribunal a jugé que les lois édictées en 2013 et 2014 étaient contraires à la loi de 1909 établissant le dimanche comme un jour de repos pour tous les commerces et entreprises, à l’exception de catégories spécifiques telles que les établissements récréatifs, les restaurants, les tavernes, les cafés et les magasins vendant des marchandises pour les touristes.

Les nouvelles lois ont permis au ministre du développement d’ordonner trois zones à considérer comme des zones touristiques, où l’ouverture facultative du dimanche des points de vente serait autorisée pendant un an, sans qu’il soit nécessaire de prendre une décision des autorités régionales.

Le 7 juillet 2014, le ministère du Développement a publié une liste de huit sous-régions où la nouvelle ouverture du dimanche s’appliquerait, y compris le centre historique d’Athènes et les municipalités Rafina-Pikermi de l’Attique, le centre historique de Thessalonique et la péninsule de Chalcidique au centre Macédoine et les municipalités de Rhodes, Kos, Ermoupolis, Mykonos et Thira dans le sud de la mer Égée.

L’ordre ministériel a été contesté par la Confédération hellénique du commerce et de l’entrepreneuriat (ESEE), la Confédération helvétique des professionnels, artisans et marchands (GSEVEE), la Fédération des employés du secteur privé de Grèce, l’Association du commerce de Thessalonique et 20 commerçants et les détaillants, qui ont recouru au Conseil d’Etat (CoS) pour protester que c’était illégal et inconstitutionnel.

La mesure ministérielle a été soutenue devant la Cour par la Fédération hellénique des entreprises (SEV), la Confédération grecque du tourisme (SETE), l’Hellenic Retail Business Association et la Competition Commission.

Selon la décision de la CoS, la loi était contraire à l’article 43 de la Constitution, qui exige que des questions telles que la désignation des zones touristiques soient réglementées par la délivrance de décrets présidentiels et non par des arrêtés ministériels. Notant que cela était indépendant des raisons relatives aux libertés religieuses des chrétiens, le tribunal a annulé la décision ministérielle pertinente comme illégale.

La décision du tribunal a également évoqué les droits des travailleurs et des citoyens au temps libre et à une interruption régulière du travail dans la semaine, notant que cela favorise la santé et d’autres aspects de la vie personnelle qui sont protégés par la Constitution.Il a également noté les avantages supplémentaires que les travailleurs peuvent obtenir en participant à un jour de repos collectif commun à tous, comme les fêtes du dimanche, qui ont été établies par une longue tradition en Grèce et dans les autres États d’Europe.

Grèce : Un faux débat, une vraie question

Hebdo L’Anticapitaliste – 365 (05/01/2016)

Le débat politique de la fin d’année aura été instructif : estimant que la politique suivie par le gouvernement Syriza-ANEL débouchait sur un excédent de 900 millions d’euros, Tsipras a donc décidé de verser une prime aux 1,6 million de personnes touchant une retraite basse (sur 11 millions d’habitantEs)…

La somme affectée (620 millions) revient à un versement d’environ 300 euros pour la plupart d’entre elles (retraite brute entre 550 et 850 euros !), 600 euros pour les retraites de 250 euros ! Cet acte, bien en deçà des besoins, a provoqué deux séries de réactions, mais sans intervention du mouvement de masse.

La droite et la troïka : interdiction de tousser !

Les instances européennes ont comme d’habitude été diverses, tournant autour de la menace d’annuler le prochain examen de la dette (qu’il ne s’agit pas bien entendu de réduire, mais dont les contraintes de versement très serrées pourraient être étalées dans le temps). D’un côté, Schaüble et son courant rappelant que le gouvernement grec n’a aucune autonomie de décision et qu’il fallait demander l’autorisation de ce versement ; d’autres, comme Moscovici, acceptant ce « cadeau » rendu possible par les textes à partir du moment où il y a excédent … mais surtout du fait que cela ne remet pas du tout en cause l’application du mémorandum qui va se traduire dès le début janvier par des hausses de prix (impôts, carburant, téléphone, café, cigarettes) !

Comme il nous y a habitués, Syriza prétend distinguer dans l’UE des « amis » et des « ennemis », sa tactique étant de jouer le bon élève. Ainsi le ministre Tsakalotos vient d’écrire une lettre aux instances de l’UE pour expliquer que cet acte ne consiste pas en un 13e mois (des dirigeants de Syriza affirment le contraire !) mais en une gratification exceptionnelle (car si finalement il n’y avait pas d’excédent, il s’engage à « couper dans les retraites » !) et que si l’occasion devait se reproduire, la Grèce en discuterait d’abord avec les dirigeants européens…

La droite, en tête dans les sondages, a dû mal à trouver comment réagir : toute honte bue, elle parle de lettre humiliante pour la souveraineté nationale… En même temps, elle n’a pas voté la mesure pour les retraités, et s’est d’ailleurs divisée, trop impatiente de provoquer des élections et comptant sur l’UE pour l’aider !

La position la plus claire reste celle du FMI. Sans se prononcer sur cette mesure, celui-ci rappelle l’urgence à ses yeux de prendre deux mesures : baisser le seuil des non-imposables en dessous de 5 000 euros de revenu annuel… et baisser les pensions, qui ont moins diminué que les salaires !

Plan de (dé)route de Syriza : des réactions à gauche

Cet épisode est à replacer dans un plan plus large : Syriza veut démontrer que ce gouvernement pourrait à la fois adopter quelques mesures sociales et remplir les exigences de la troïka ! À l’heure où de plus en plus de jeunes souhaitent quitter le pays, il est donc tout à fait juste d’expliquer comme le font le KKE, Antarsya ou Unité populaire (LAE) que cette mesure sur les retraites n’est qu’une infime part de tout ce qui a été volé pendant des années à la population, mais aussi, comme le dit en particulier Antarsya, qu’elle vise à faire croire que les mémorandums pourraient devenir plus supportables avec quelques doses de philanthropie !

Cela dit, devant les réactions plutôt favorables des retraités concernés, pourquoi ne pas lancer une large mobilisation dans la rue sur ce thème unifiant ? Un vrai 13e mois pour les retraites, des salaires et des retraites décents pour toutes et tous, ce n’est pas un cadeau, c’est un dû !

D’Athènes, A. Sartzekis

www.anti-k.org/2017/01/09/grece-un-faux-debat-une-vraie-question

Documents secrets du FMI sur la Grèce

Par E Toussaint : Nous mettons à la disposition du public francophone des documents tenus secrets par le FMI. Il s’agit de documents authentiques qui ont été mis à la disposition de la Commission pour la vérité sur la dette publique grecque par Zoe Konstantopoulou, la présidente du Parlement grec en fonction entre le 6 février et le 3 octobre 2015. Le contenu de ces 2 documents qui datent de mars et de mai 2010 est accablant pour le FMI.

http://www.cadtm.org/Documents-secrets-du-FMI-sur-la

Le pays où on travaille le moins…un cliché qui tombe

C Kaimakis : La Grèce au 4ème rang mondial des heures le plus travaillées par travailleur … l’Allemagne en dernier précédée par les Pays Bas … ça remet les pendules à l’heure !

Guillaume Duval : Parmi tous les pays de l’OCDE (le club des pays riches), devinez où on travaille le moins longtemps chaque année ????? Mmmmh… Vous donnez votre langue au chat ? C’est en Allemagne bien sûr (un tiers de moins qu’en Grèce notamment). Et ce n’est pas Alternatives économiques qui le dit et en fait un graphique mais bien l’OCDE elle-même…

Pour une Union méditerranéenne des peuples libres

Par Pétros Papakonstantinou : Lorsque le Premier ministre britannique de l’époque, Neville Chamberlain, revint de Munich, où il venait de signer la capitulation honteuse avec l’Allemagne nazie, Winston Churchill lui adressa ces mots cinglants, restés dans l’histoire : « Tu avais à choisir entre la guerre et l’ignominie. Tu as choisi l’ignominie. Tu n’échapperas pas à la guerre ».

Alexis Tsipras s’est trouvé devoir affronter un dilemme bien différent, mais tout aussi inexorable, au cours du dramatique été 2015, lorsqu’il lui fallut choisir entre la guerre économique de l’Allemagne et l’humiliation politique de son gouvernement. Il fit le choix de la deuxième option, pour maintenir la Grèce à tout prix dans l’euro. Au bout du compte, la Grèce, tout comme les autres pays en difficulté, n’échappera pas à la sortie.

https://unitepopulaire-fr.org/2016/12/12/pour-une-union-mediterraneenne-des-peuples-libres-par-petros-papakonstantinou/

Grèce : démocratie introuvable !

28 décembre par Yorgos Mitralias CADTM

En matière de déni de démocratie, il y a eu évidemment l’illustre précédent du résultat, jamais respecté, du referendum français de 2005 sur la constitution européenne. Mais quand même, ce qui s’est passé en Grèce en ce funeste mois de juillet 2015 n’a pas son pareil dans l’histoire de l’Europe (anti)démocratique. Jugez-en vous-même…

http://www.cadtm.org/Grece-democratie-introuvable

Sur les mesures sociales ?

18/12 Sur les fameuses « mesures sociales » de TSIPRAS, Vangelis Goulas apporte ici quelques précisions :

Les médias françaises parlent des « mesures sociales » annoncées par Tsipras ,il s’agit d’un « dividende social »…de pacotille ,l’ ancien premier ministre Antonis Samaras avait aussi annoncé en décembre 2014, et pareillement à cause de la colère forte de la rue, avant les élections un « dividende social » identique .
Alexis Tsipras voit que son gouvernement ne pourra jamais passer les nouvelles mesures d’austérité demandées par les créanciers dans le cadre du 4eme mémorandum – et en contrepartie de l’ allégement hypothétique de la dette- et tente de faire une « sortie héroïque » vers des élections anticipées en orchestrant une fausse bagarre avec l’euro-groupe .
Les retraités grecs » ont manifesté jeudi soir contre le gouvernement ,les MAT-CRS ont barré la route vers la résidence du premier ministre et siège du gouvernement . « ils ont bafoué nos droits , ils nous donnent ,la charité  » tel était leur slogan cf Photo

23/12 de  Yannis Youlontas

« Non, on ne dit pas merci ! »

Grèce, ce matin. Un jeune journaliste de la télé publique (pro-Tsipras), micro en main, peine à faire son reportage de propagande (mélo) dans la queue des petits retraités qui vont chercher leur ristourne de Noël depuis hier. Un dame lui répond :
« Dire merci à Tsipras ? Mon petit, tu vas pas bien* ? Ce pantin** nous a coupé de 22% les retraites, exactement comme ses prédécesseurs ! Non, on ne dit pas merci ! Non, on n’est pas content ! » (applaudissements)

* Παιδι μου πας καλά;
** Καραγκιόζης

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