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Rappel Film débat collecte en présence de Y Youlontas au Percy

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L’association Bechamelle aura l’immense plaisir d’accueillir le 2 décembre 2016 le réalisateur du film « Je lutte donc je suis ». En effet, Yannis Youlountas, écrivain et réalisateur militant, accompagné de Maud, sa compagne, présidente de l’association ANEPOS, soutien des initiatives solidaires, seront présents et animeront après la projection, un temps de débat avec le public.

Participeront aussi à cette soirée solidaire, le Collectif Citoyen de Grenoble contre l’austérité en Grèce et en Europe.

La soirée reste à prix libre et tous les bénéfices seront reversés à l’association (dont Y. Youlountas est membre) qui s’occupe d’un dispensaire solidaire.

Une collecte Solidarité Grèce est organisée par le collectif artistique et solidaire ANEPOS dont la présidente est Maud Youlountas, compagne de Yannis.

Pour la liste détaillée et réactualisée http://www.bechamelle.org/collecte-solidarite-grece/

Synopsis du film : De Grèce et d’Espagne, un vent du sud contre la résignation souffle sur l’Europe. Dans les villes et les campagnes, dans les îles et les montagnes, au cœur des luttes et des alternatives en actes, des femmes, des hommes, mais aussi des enfants refusent de baisser les bras. Une même devise résume leur courage de résister, leur joie de créer et leur persévérance à toute épreuve : « JE LUTTE DONC JE SUIS » (prononcer « AGONIZOMAI ARA IPARKO » en grec et « LUCHO LUEGO EXISTO » en espagnol). Quelques mots pour vivre debout, parce que rester assis, c’est se mettre à genoux. Une brise marine, souriante et solidaire, de Barcelone à Athènes et d’Andalousie en Crète, qui repousse les nuages du pessimisme.

Pensez au covoiturage

 

Wolfgang Schäuble : les Grecs ne sont pas encore assez pauvres

Pour lutter contre la misère, le gouvernement grec émet des tickets d’approvisionnement utilisables dans des magasins d’alimentation.

Lors du Congrès bancaire de Francfort, le 18 novembre, le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble a été interpellé sur la possibilité d’alléger la dette publique grecque, comme promis lors de la signature du troisième renflouement bancaire. Il n’en fallait pas plus pour agacer le ministre. Il a d’abord accusé le Premier ministre grec Alexis Tsipras de réclamer un allègement de la dette pour éviter de mettre en œuvre les « réformes ». Mais la triste réalité, est que l’économie grecque a déjà chuté d’un tiers. Ensuite il a proclamé :

Les Grecs doivent réaliser que leur niveau de vie est trop élevé.

Puis il a exigé des coupes supplémentaires dans les retraites, les salaires, etc., tout cela afin de rendre l’économie plus « compétitive ».

Quelques semaines plus tôt, l’Agence nationale de statistiques, qui utilise des normes européennes, avait calculé que 40 % de la population grecque vit sous le seuil de pauvreté. Les chiffres pour 2015 sur la pauvreté infantile, publiés le 16 novembre par l’Agence européenne de statistiques (EUROSTAT,) confirment cette triste réalité après cinq ans du « remède » de Bruxelles : 37,8% des enfants grecs de moins de 17 ans sont menacés de pauvreté et d’exclusion sociale, contre 28,7% en 2010. C’est la chute la plus brutale de toute l’Europe.

Cependant, en terme de pourcentage, la situation est encore pire en Roumanie avec 46,8% et en Bulgarie avec 43,7%. Vient ensuite la Grèce, suivie de la Hongrie avec 36,1%, juste devant l’Espagne, 34,4%, et l’Italie 33,5%.

Ces chiffres sont accablants dans une UE où le niveau global de pauvreté infantile n’a baissé que de 0,6 % entre 2010 et 2015 (passant de 27,5% à 26,9%), ce qui représente environ 25,26 millions d’enfants.

Selon l’INE-GSEE, l’Institut du Travail associé au syndicat grec GSEE, le taux de chômage réel en Grèce est de 30,8 %, avec plus de 800 000 chômeurs de longue durée (sans emploi durant 15 trimestres). Le taux officiel donné par l’agence grecque de statistiques ELSTAT est seulement de 23,4 % pour le mois d’août 2016, car il ne tient pas compte de ceux qui subissent un temps partiel, incluant même ceux qui ne travaillent qu’une heure par semaine ! Dans la réalité, de nombreux travailleurs sont employés à mi-temps, et beaucoup ont un arriéré de trois mois de salaire.

Néanmoins, les créanciers grecs exigent plus d’austérité et toujours plus de « réformes » – à commencer par la création d’un excédent budgétaire de 3,5 % pour rembourser la dette, et une modification du code du travail facilitant les licenciements. Ces réformes sont pour le moins complètement déconnectées de la réalité.

 http://www.solidariteetprogres.org/actualites-001/Wolfgang-Schauble-Grecs-pas-encore-assez-pauvres.html

Grèce : Encore des hausses de taxes

 La « tempête fiscale » débutée durant l’année 2016, conformément aux directives de l’Union Européenne, pour la mise en place du troisième protocole d’aide financière, se poursuivra sans relâche l’année prochaine.

Comme prévu, les plus hauts taux de TVA ( 13 et 24 %) seront étendus à plusieurs îles de la mer Egée.

Les consommateurs devront également piocher dans leur portefeuille, un « supplément carburant » est instauré :

3 centimes par litre sur l’essence, 8 pour le gazole, et 10 pour le gaz.

Le tabac et les cigarettes ne seront pas en reste : le tabac à rouler sera taxé à 26 % ( 20 actuellement) et le paquet de cigarettes augmentera de 50 centimes, voire 1 euro.

Quant aux cigarettes électroniques, leurs recharges liquides se paieront 10 centimes de plus.

Le café (partie prenante de la vie quotidienne grecque), subira une hausse de 10 à 20%.

Enfin, une nouvelle taxe de 5 % sur les factures de téléphonie (mobiles et fixes) sera appliquée dès le début d’année.

 (www.lepetitjournal.com/athenes) 

http://www.lepetitjournal.com/athenes/economie/actu-economie/263158-hausse-de-taxes-une-nouvelle-deferlante-pour-la-vie-quotidienne-grecque

La Grèce craint un «désastre social»

The Associated PressDes débordements avaient éclaté la semaine dernière entre manifestants et policiers grecs lors de la venue de Barack Obama.

ATHÈNES, Grèce — Une nouvelle ronde de négociations entre le gouvernement de la Grèce et ses créanciers internationaux a pris une pause, mardi, alors qu’Athènes accusait les partisans de la ligne dure de proposer de nouvelles coupes draconiennes qui entraîneraient «un désastre social».

La Grèce veut venir à bout des heurts entre les créanciers de la zone euro et le Fonds monétaire international d’ici le début décembre. Cela permettrait de débloquer de nouveaux fonds de sauvetage et d’entamer des discussions en vue de la mise en place de mesures modestes qui allégeraient l’écrasante dette du pays.

Selon le ministre des Finances, la semaine de négociations à Athènes a permis de réaliser «des progrès significatifs». Il espère qu’une entente sera conclue d’ici le 5 décembre, lorsque les ministres des Finances des autres pays qui utilisent l’euro discuteront du programme grec et du déroulement de son troisième sauvetage international consécutif.

Mais les deux parties restent encore loin l’une de l’autre, essentiellement en ce qui a trait aux réformes du travail et aux dépenses publiques.

«Si les contrepropositions signifient qu’on doive couper dans les services de santé et l’éducation, réaliser des coupes tous azimuts dans les régimes de retraite et effectuer des licenciements de masse dans les services déjà en déficit de personnel, cela serait un désastre social qui ne sera pas toléré par le gouvernement ou par la population grecs», a expliqué un porte-parole du gouvernement, Dimitris Tzanakopoulos…

Le gouvernement grec, à gauche sur l’échiquier politique, veut raffermir le pouvoir de négociation des syndicats et il résiste aux pressions des créanciers — des institutions de l’Union européenne et le FMI — qui aimeraient faciliter les mises à pied dans le secteur privé.

Le plus grand syndicat de fonctionnaires du pays veut déclencher une grève de 24 heures jeudi, faisant valoir que les licenciements de masse ne peuvent plus se poursuivre. Le syndicat affirme que le nombre d’employés du gouvernement et des sociétés publiques est passé de 936 000 personnes en 2011 à 567 000.

«Le troisième sauvetage est une nouvelle étape vers le retour au Moyen Âge de la réglementation sur le travail», a affirmé le syndicat dans un communiqué.

 

Sur les réfugiés sem 47

25/11 Turquie : Recep Tayyip Erdoğan menace l’Europe « d’ouvrir les frontières » http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/turquie-recep-tayyip-erdogan-menace-l-europe-d-ouvrir-les-frontieres-619850.html

Lesbos: incidents après la mort de 2 réfugiés http://www.tdg.ch/monde/Lesbos-incidents-apres-la-mort-de-2-refugies/story/18286352

24/11 Grèce: à l’approche de l’hiver, Médecins du Monde craint pour les réfugiés http://www.rfi.fr/europe/20161124-grece-approche-hiver-medecins-monde-craint-refugies-camp-tente

24/11 Chios s’oppose à la construction d’un nouveau camp de migrants ANA MPA Les organisations scientifiques et professionnelles, les syndicats et les habitants de Chios et des habitants ont fait appel au Conseil d’Etat pour annuler la décision pour l’exploitation d’un camp de migrants dans les locaux de l’ancienne usine VIAL.
La demande sera entendue le 7 février 2017.

Le ministre de la Migration, Yiannis Mouzalas, a lancé un appel aux résidents des îles du nord de la mer Égée pour qu’ils contribuent à la construction de centres d’accueil pour les migrants et les réfugiés, sinon l’accord entre l’UE et la Turquie sera en jeu. « Nous ne permettrons pas à l’accord d’échouer », a déclaré Mouzalas à la télévision privée SKAI jeudi.
Il a accusé l’opposition principale Nouvelle Démocratie de « déclencher des conditions et des actions pour empêcher la construction de centres intérieurs sur les îles »

21/11  Athènes veut créer un nouveau camp pour réfugiés sur l’île de Chios  http://www.france24.com/fr/20161121-grece-creer-nouveau-camp-refugies-ile-chios-migrants-souda-incidents

L’horreur que nous voulons ignorer https://www.franceinter.fr/emissions/geopolitique/geopolitique-27-octobre-2016

Retour sur les rencontres euro-méditerranéenne de l’Economie des travailleurs

La deuxième rencontre euro-méditerranéenne de l’ « économie des travailleur-se-s» a eu lieu à Thessalonique, dans les locaux de l’usine autogérée de VioMe du 28 au 30 octobre 2016. Les travailleurs et travailleuses de VioMe occupent les locaux de l’usine depuis 2011 et ont relancé la production de produits ménagers (savons, détergents). Si la production se poursuit, elle est aujourd’hui menacée par les tentatives de vente aux enchères des propriétaires « légaux » du terrain et des bâtiments. Jusqu’à présent, la mobilisation des VioMe a permis de l’empêcher. Les travailleuses et travailleurs de VioMe ont mis en place un véritable modèle autogestionnaire : décisions collectives prises en assemblées générales, mise en place de réseaux de soutien et de distribution solidaires, création au sein même de l’usine d’un dispensaire social autogéré. De plus, VioMe travaille en lien avec le dispensaire autogéré de Thessalonique et les réfugié-e-s du camp situé à proximité de la ville. Ils montrent qu’on peut tisser des liens à travers des pratiques autogérées et concrètement, l’esquisse d’une autre société qui fait le lien entre travailleurs et travailleuses, exploitées, migrant-e-s et plus généralement victimes de la crise que les capitalistes veulent nous faire payer à leur place.

Ces rencontres s’inscrivent dans un réseau international initié en 2007 lors de la première rencontre organisée en Argentine, à l’initiative du programme Facultas abierta de l’université de Buenos Aires. Lors de la 4e édition en juillet 2013 à Paraíba (Brésil), le principe de l’organisation de rencontres régionales entre deux rencontres mondiales a été acté. Les premières réunions régionales ont eu lieu en 2014 en France, en Argentine et au Mexique. Conçues avant tout comme des espaces de débat et de rencontres entre des travailleur-se-s, des chercheur-se-s et des militant-e-s sociaux et politiques autour des problématiques qui concernent les luttes des travailleurs et des travailleuses pour l’autogestion. Les mouvements de reprise des entreprises sont non seulement pratiques mais porteurs de théorie. Il est donc essentiel d’articuler les pratiques des entreprises récupérées et les apports des chercheurs. Elles s’intitulent « Économie des travailleurs » pour élargir le mouvement aux multiples formes de luttes du monde du travail qui pourraient s’y agréger. Elles visent également à contribuer à la construction d’alternatives face à la crise provoquée par le capitalisme mondialisé.

Cette rencontre faisait donc suite à la première rencontre européenne qui a eu lieu début 2014 à Gémenos chez les Fralib (désormais Scop TI), alors en lutte, qui avait réuni 200 participant-es. Avec 500 participant-es aux rencontres de Thessalonique, la progression est évidente. Étaient présent-es des représentant-e-s d’entreprises autogérées, d’organisations syndicales, d’associations et des universitaires, venu-es de l’État espagnol, du Pays basque, de Catalogne, d’Italie, de France, d’Allemagne, de Croatie, de Serbie, de Bosnie, de Grande-Bretagne, de Pologne, de Turquie et bien sûr de la Grèce. En outre, y assistaient aussi des délégations d’Argentine et du Mexique, faisant le lien avec la rencontre sud-américaine qui s’était tenue la semaine précédente (du 20 au 22 octobre) en Uruguay et celle d’Amérique du Nord et centrale fixée la semaine suivante (du 3 au 5 novembre). Ces trois rencontres s’inscrivent dans la préparation de la réunion mondiale biennale qui se tiendra en août ou septembre 2017 à Buenos-Aires. Les délégué-es d’usines récupérées (terme utilisé en Amérique latine) venaient aussi d’Italie, de Serbie, de Croatie, de Bosnie, de Turquie, de l’État espagnol et de Grèce. Des organisations syndicales défendant les valeurs de l’autogestion étaient présentes : Solidaridad Obrera (Etat espagnol), ELA (Pays basque), RIS (Croatie), IP (Pologne) et l’Union syndicale Solidaires.

La délégation française était étoffée et plurielle. La SCOP-TI (ex-Fralib) était bien sûr représentée mais aussi les Amis de la Fabrique du sud (ex-Pilpa) de Carcassonne, une importante délégation de l’Union syndicale Solidaires, des syndicalistes CGT, des associations telles qu’Attac ou le RIPESS, deux journalistes dont un de Politis, sans parler de la présence de différent-es adhérent-es de l’Association Autogestion.

La délégation française autour de nos interprètes Sheila et Dorothée, sans qui ces rencontres n’auraient pas été possibles. Un grand merci.

Ces journées ont été très riches en débats et en réflexions, non seulement sur les principes de l’autogestion, mais aussi sur leur application concrète et les liens entre entreprises autogérées, syndicats et associations. Après une première journée portant sur la présentation de dix entreprises récupérées, les débats de la seconde journée se sont focalisés sur les occupations d’usines, les valeurs et relations dans l’autogestion, les caractéristiques d’une économie des travailleurs militante et alternative, l’autogestion en dehors de la sphère productive, la place de l’autogestion dans la transformation sociale, la place des syndicats et des structures de soutien, les réseaux locaux et internationaux d’entreprises récupérées ainsi que la réappropriation du bien public.

Présentation des entreprises récupérées de Croatie, Bosnie et Serbie

Les travailleurs de VioMe ont pris l’initiative de réunir séparément les travailleurs des entreprises récupérées présentes pour travailler sur quatre thèmes (voir leur appel en encadré) :
– Qu’est-ce qu’une économie des travailleurs ? Quels en sont les critères ?
– Mise en place d’un fonds de solidarité entre entreprises récupérées.
– Pratiques et fonctionnement des coopératives.
– Échanges de produits entre entreprises récupérées.

Yves Baroni, délégué de la Scop-TI

Cette initiative nous paraît essentielle et d’une nature profondément autogestionnaire pour la suite du processus de ces rencontres : les premiers concernés sont en effet les plus à même de définir le périmètre de ces rencontres ainsi que ses objectifs. Malheureusement, cet appel a été mal relayé en amont dans les différentes entreprises participantes. Si un accord de principe se fait jour sur le contenu d’une « économie des travailleurs » et l’exigence qu’ils ont à l’égard de la forme coopérative, celui-ci devra être validé dans les différentes entreprises participantes. Il a par ailleurs été convenu de renforcer les relations bilatérales de distribution de produits entre entreprises afin d’aller progressivement vers un réseau mutualisé.

Il convient de saluer la remarquable organisation et le travail préparatoire réalisé par nos camarades grecs depuis des mois qui ont largement contribué à la réussite de cette rencontre, tant du point de vue programmatique que logistique.

Pour l’Association Autogestion, cette seconde rencontre régionale a indéniablement été un succès. L’enjeu de ces rencontres est de constituer un réseau permanent – qui ne se limite pas à l’organisation de celles-ci tous les deux ans – susceptible d’engager un processus politique autour du concept d’économie des travailleurs et de solidarité active entre les expériences. L’Association Autogestion y contribuera au regard de ses capacités et de ses spécificités en continuant de mobiliser différents acteurs en France.

Après les deux premières éditions en France et en Grèce, la prochaine rencontre euroméditerranéenne se déroulera en Italie dans les locaux de Rimaflow à Milan en 2018.

Les propositions de VioMe pour l’assemblée des entreprises récupérées lors de la seconde rencontre « L’économie des travailleurs » du 30 octobre 2016L’expérience négative du fonctionnement des coopératives agricoles (qui sont les exemples les plus connus de coopératives en Grèce) nous montre que nous devons expérimenter des pratiques nouvelles et différentes concernant notre travail de tous les jours, nos modes de décision ainsi que nos droits et devoirs en tant qu’entreprise autogérée.

Nous, les travailleurs de VioMe et les participants de cette assemblée, voudrions faire des suggestions afin de répondre aux problèmes qui se posent dans la gestion des coopératives. Nous souhaiterions que ces suggestions soient débattues dans les assemblées des autres entreprises récupérées afin que vous veniez à la seconde rencontre euroméditerranéenne « L’économie des travailleurs » avec vos propres suggestions, dans l’objectif d’élaborer des positions communes et de prendre des décisions partagées.

Les quatre sujets que nous voudrions aborder sont les suivants :

1. Le sens du coopérativisme. Selon nous, il ne devrait pas y avoir de distinction entre les travailleurs et les sociétaires dans une coopérative. La distinction entre ceux qui travaillent et ceux qui détiennent des actions est une caractéristique d’une entreprise classique telle qu’une SA qui ne doit pas être reproduit dans une coopérative. Au lieu de cela, nous suggérons que chaque travailleur soit sociétaire et que chaque sociétaire soit un travailleur.

2. Nous voudrions relancer une idée qui avait été émise dans la précédente rencontre « Économie des travailleurs » de Marseille : la constitution d’un fonds commun, d’un fonds d’aide mutuel entre entreprises récupérées et toute coopérative qui souhaiterait y participer. Nous proposons la création d’un compte commun dans lequel nous pourrions déposer – par exemple – 1 % du chiffre d’affaires annuel. Ce fonds pourrait être utilisé pour aider toute entreprise en difficulté financière ou pour aider à établir de nouvelles coopératives qui nécessitent du financement.

3. Nous voudrions échanger des idées sur le fonctionnement des coopératives. Même si nous ne pouvons prendre des décisions sur ce sujet dans le cadre de cette rencontre, ce type de discussion peut nous aider à avancer et commencer un dialogue entre entreprises récupérées et collectifs qui pourrait déboucher sur des décisions lors de la prochaine rencontre.

Nous, les travailleurs de VioMe, pensons que la seule structure de décision doit être l’assemblée des travailleurs et que celle-ci doit conditionner les divers comités exécutifs qui mettront en pratique les décisions de l’assemblée. Les membres de la direction sont des délégués qui ne doivent pas se substituer à l’assemblée ; ils sont révocables et contrôlés par l’assemblée durant leur mandat. Ils ne sont pas nécessairement membre du conseil d’administration.

4. La proposition de soutien mutuel entre entreprises récupérées doit aussi prendre la forme d’un réseau commun de distribution. Nous pourrions trouver des moyens de distribuer les produits des autres entreprises par nos réseaux locaux. Par exemple, nous pouvons distribuer les thés Scop-TI en Grèce et vice versa. Cette distribution réciproque ne devra pas seulement être prise en charge par deux entreprises, mais par un réseau logistique ouvert qui permettrait la distribution des produits des entreprises récupérées à travers toute l’Europe et qui nous permettrait d’économiser les frais d’expédition. Il est, de ce point de vue, intéressant de s’inspirer des pratiques de nos collègues de RiMaflow.

Nous le voyons comme un réseau qui regrouperait toutes les entreprises intéressées, qui pourrait mettre en place des stocks à des endroits adéquats à partir desquels les produits pourraient être distribués à travers toute l’Europe, et de créer une boutique web qui pourrait faciliter les ventes Internet. En se développant, ces activités créeront des emplois pour les chômeurs.

Nous proposons une réunion ouverte de l’assemblée des entreprises récupérées dimanche 30 octobre, troisième jour de la rencontre « L’économie des travailleurs », afin de discuter de ces sujets – ou de tout autre que vous voudriez proposer à votre réseau – et chercher à obtenir une position consensuelle qui nous permette d’initier des actions communes.

Pour cela, nous suggérons que les assemblées des différentes entreprises récupérées discutent les questions sus-mentionnées et nomment des délégués pour participer la la rencontre du 30 octobre.

Dans l’attente de vous retrouver.

Solidairement,

Les membres de la coopérative de travailleurs de VioMe.

Une vidéo d’ambiance relative à la rencontre de Thessalonique : https://youtu.be/I1A65yM1tAo

 

 

Film débat « je lutte donc je suis  » en présence de Y Youlontas

Dans le cadre du cycle Bechamelle ne manquez pas la soirée du 2 décembre au Percy. L’association projette le film « Je lutte donc je suis » mais le moment fort de la soirée sera la présence de Yannis Youlontas le réalisateur, franco-grec, écrivain, philosophe qui animera le débat et donnera les dernières actualités sur la Grèce.je-lutte-donc-je-suis-au-percy

Le « collectif citoyen de Grenoble contre l’austérité en Grèce et en Europe » sera également présent tout au long de cette soirée exceptionnelle.

Hormis quelques médias alternatifs, la situation dramatique dans laquelle se trouve le peuple grec suite au 3eme mémorandum est peu évoquée à la télévision et dans la presse. C’est l’occasion de rompre ce silence . De plus Yannis Youlontas a été témoin des dernières émeutes à Athènes du 15 au 18/11/16 .

Synopsis du film : De Grèce et d’Espagne, un vent du sud sur l’Europe, contre la résignation. Dans les villes et les campagnes, dans les îles et les montagnes, au cœur des luttes et des alternatives en actes, des femmes, des hommes, mais aussi des enfants refusent de baisser les bras. Une même devise résume leur courage de résister, leur joie de créer et leur persévérance à toute épreuve : « Je lutte donc je suis » (prononcer « Agonizomai ara iparko » en grec et « Lucho luego existo » en espagnol). Quelques mots pour vivre debout, parce que rester assis, c’est se mettre à genoux. Une brise marine, souriante et solidaire, de Barcelone à Athènes et d’Andalousie en Crète, qui repousse les nuages du pessimisme. Un voyage palpitant en musique, d’un bout à l’autre de la Méditerranée, en terres de luttes et d’utopie.

Musiques : Angélique Ionatos- Manu Chao- Killah P- Léo Ferré- Alessandro Di Giuseppe et beaucoup d’autres.

Pensez au covoiturage .

Plus de 4.600 décès de migrants en Méditerranée depuis début 2016

Plus de 4.600 décès de migrants en Méditerranée depuis début 2016

GENEVE (Reuters) – Au moins 365 migrants se sont noyés cette semaine en Méditerranée en tentant de gagner les côtes italiennes, a annoncé vendredi l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Depuis le début de l’année, l’OIM a recensé 4.636 décès en mer, soit 1.000 de plus que sur l’ensemble de l’année 2015.

« C’est vraiment une catastrophe qui se déroule aux yeux de tous », a déclaré le porte-parole de l’OIM, Leonard Doyle.

Au cours de la semaine écoulée, six embarcations au moins ont chaviré, a-t-il précisé. Les dernières victimes étaient pour l’essentiel originaires d’Afrique de l’Ouest, sans doute de la Gambie, du Ghana, du Mali, du Nigeria et du Sénégal.

L’accroissement des décès en Méditerranée, entre les côtes libyennes et l’Italie, est en partie la conséquence de l’accord conclu en mars entre l’Union européenne et Ankara qui a eu pour effet de geler les passages entre la Turquie et la Grèce.

Il s’explique également par l’utilisation par les passeurs d’embarcations de plus en plus fragiles.

Toujours selon les bilans de l’OIM, quelque 343.598 personnes sont arrivées en Europe depuis le début de l’année; l’an passé, à pareille époque, ils étaient 728.926.

Allègement de la dette grecque, pour Berlin «nein»

Barack Obama propose un allègement de la dette grecque, mais pour Berlin, c’est «nein»

Le ministre allemand des Finances n’a pas tardé à recadrer les choses. Répondant indirectement au souhait du président américain de donner un peu d’air à la Grèce, Wolfgang Schäuble a estimé que ce ne serait pas «rendre service» aux Grecs.

Pour l’Allemagne, il n’est pas question de restructurer la dette de la Grèce et encore moins de l’alléger. Et quand bien même ce serait le président des Etats-Unis qui en ferait la demande. «Quiconque propose d’alléger la dette, ne rend pas service à la Grèce», a ainsi déclaré Wolfgang Schäuble, le ministre allemand des Finances, afin de couper court à tout débat.

Lors de sa tournée d’adieux en Europe et de passage à Athènes, où sa visite a été émaillée par de violents affrontements entre la police et des manifestants, Barack Obama, parmi quelques pistes pour un monde meilleur, avait exprimé le souhait de voir les créanciers de la Grèce assouplir leurs positions : «On constate que la Grèce poursuit les réformes engagées. Dès lors, le Fonds monétaire international a considéré qu’un allègement de la dette était crucial», a-t-il ainsi déclaré.

«Pour ma part, je continuerai à plaider dans ce sens auprès des créanciers afin de contribuer à remettre le pays sur les rails d’une croissance économique durable. C’est dans l’intérêt de tous que la Grèce réussisse», a-t-il poursuivi, estimant que l’austérité seule ne pouvait apporter la prospérité.

Sept longues années d’austérité, une population à bout

Mais avant que Barack Obama ne prenne l’avion qui doit l’emmener d’Athènes à Berlin, où la chancelière allemande l’attend, le ministre des Finances allemand a tout de suite opposé une fin de non recevoir, diplomatique mais ferme, aux conseils du dirigeant américain. Du même coup, il a douché les espoirs du gouvernement grec qui voyait en Barack Obama un porte-parole capable d’adoucir la position de l’Union européenne à l’égard de la Grèce. «L’économie grecque – et la population grecque, après sept ans, ne peuvent plus supporter d’avantage d’austérité», a déploré le Premier ministre grec, Alexis Tsipras.

https://francais.rt.com/economie/29044-barack-obama-allegement-dette-grece

Dr. SCHAÜBLE provoque à nouveau le peuple grec

Dr SCHAÜBLE PROVOQUE A NOUVEAU LE PEUPLE GREC ET ANNONCE UNE NOUVELLE VAGUE D’AUSTERITE SEVERE

Le ministre allemand de l’Economie, Wolfgang Schaüble, s’est surpassé dans la provocation : au cours d’un Congrès de banques vendredi dernier à Francfort, il a affirmé – pour le dénoncer – que « les Grecs vivent au-dessus de leurs moyens. Ils bénéficient de prestations sociales et de pensions hors de proportion avec  leur revenu intérieur brut – et même supérieures à celles qui existent en Allemagne ( !) ».

Il a aussi répété que « la Grèce n’a pas de problème pour assurer le service de la dette au cours de la décennie prochaine », selon Reuters. Il a à nouveau émis l’opinion qu’un allègement de la dette grecque freinerait la mise en oeuvre des réformes.

Selon lui, la Grèce ne réalise pas les réformes nécessaires au développement du pays dans plusieurs domaines : les services publics, la question du travail et la réglementation du marché intérieur.

Il s’agit là du troisième « Non » du ministre allemand aux demandes de la Grèce concernant la dette, formulées après la visite du président américain sortant Obama à Athènes.

« Ceux qui parlent aujourd’hui d’allègement de la dette grecque découragent ceux qui veulent des réformes » a déclaré jeudi  Schaüble à Vienne. Il avait soutenu la veille, dans une interview au journal  Passauer Neue, que la discussion concernant l’allègement de la dette porte tort à la Grèce. « Celui qui dit : « Nous allons diminuer ta dette » fait du mal à la Grèce », a-t-il  déclaré en vue de la réunion critique de l’Eurogroup prévue le 5 décembre.

Au cours d’une intervention précédente, Schaüble avait soutenu que le problème du pays n’était pas la dette, mais le manque de compétitivité et avait souligné que l’allègement du fardeau ne ferait que diminuer la volonté de réformes. Il insiste pour le report de toute discussion à ce sujet à la fin de la réalisation du programme : « Si nous en parlons maintenant, cela amoindrira la disposition du gouvernement à réformer ».ti-einai-to-euro-h-apath-toy-euro

ANNONCE D’UNE NOUVELLE VAGUE D’AUSTERITE EN GRECE

Ces déclarations provocantes de Schaüble ne sont pas seulement révélatrices du mépris profond qu’il a pour un peuple et pour un pays où tous les mémorandums qu’il a imposés ont échoué, un pays où règne depuis presque 9 années consécutives une très grave récession et une austérité d’une sauvagerie jamais vue.

Elles viennent à point pour montrer le ridicule de l’Obamania qui avait envahi la Grèce de la soumission volontairement : les paroles d’Obama concernant la dette se sont révélées un simple exercice de relations publiques, qui a été totalement ignoré en Allemagne. Surtout, ces déclarations sont l’annonce d’une nouvelle vague de coupes brutales dans les salaires, les retraites et les dépenses publiques, puisque selon Schaüble les Grecs reçoivent des prestations supérieures à ce qu’ils produisent, et même comparativement supérieures à celles que reçoivent les Allemands !

Ces prises de position ridiculisent aussi le gouvernement et toute la classe politique volontairement soumise aux mémorandums : Schaüble indique ainsi, avec une incroyable arrogance, en véritable colonialiste, le programme de privations et d’appauvrissement que le personnel politique grec devra mettre en application par la suite pour le plus grand malheur du peuple grec.

Il se confirme une fois de plus que la Grèce ne peut rien attendre de « philhellènes » du genre d’Obama – ni des néocolonialistes allemands qui tentent de sauver un « européanisme » antisocial et une « mondialisation » de brigandage et de guerre.

La Grèce peut et doit se redresser, avec une stratégie nationale de reconstruction et de justice, en réponse aussi bien au bloc néolibéral des mémorandums qu’à l’offensive réactionnaire des néo-conservateurs.

Source iskra.gr

traduction Joelle Fontaine

https://unitepopulaire-fr.org/2016/11/20/les-grecs-vivent-au-dessus-de-leurs-moyens-dr-schauble-provoque-a-nouveau-le-peuple-grec/

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