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Grèce: Amnesty appelle à une action urgente

Grèce: Les personnes demandeuses d’asile et les enfants de personnes migrantes doivent bénéficier de soins de santé

Depuis juillet 2019, les personnes en quête d’asile et les enfants de personnes migrantes en situation irrégulière ne peuvent accéder au système de santé publique en Grèce. Une loi relative à l’asile introduite en novembre a réglementé la question, mais les mesures d’application font toujours défaut, ce qui met en danger la vie et la santé de milliers d’enfants et d’adulte

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COMPLEMENT D’INFORMATION

La Grèce est l’un des principaux pays d’accueil des personnes demandeuses d’asile, réfugiées et migrantes qui viennent en Europe. Depuis 2015, avec l’augmentation des flux migratoires et les effets persistants de la crise économique, les systèmes grecs d’asile et de protection sociale sont constamment sous pression. Les efforts consentis parla Grèce méritent d’être salués etil faut reconnaître que les politiques de l’UE n’ont pas apporté un soutien efficace. Cependant, les personnes demandeuses d’asile, réfugiées et migrantes qui se trouvent actuellement dans ce pays vivent souvent dansdes conditions extrêmement difficiles et, sur le long terme, n’ont pasou quasiment pas accès au système social ou à des possibilités d’insertion. Avec l’augmentation des arrivées par la mer à la mi-2019, la population des îles de la mer Égée a atteint un nombre record, avec 42041 personnes présentes au 6 janvier 2020, contre seulement 17 034le 6 juillet 2019. Malgré les efforts qu’a déployés le nouveau gouvernement pour limiter les arrivées et transférer les personnes vers le continent, les camps sont toujours marqués par la surpopulation et par des conditions de vie épouvantables.

En ce qui concerne l’accès aux soins de santé, la Loi grecque 4368 de 2016 (article 33) prévoit un libre accès aux services médicaux et pharmaceutiques pour les membres de « groupes sociaux vulnérables », dont font partie les personnes réfugiées et demandeuses d’asile et les mineurs, indépendamment de leur situation au regard dela loi, y compris les enfants non accompagnés et les enfants en situation irrégulière. En vertu de cette même loi, les personnes relevant de l’article 33 doivent avoir un numéro de sécurité sociale AMKA ») pour accéder à la gratuité des soins au sein du système de santé public. Depuis 2016, les personnes demandeuses d’asile et les autres membres de « groupes vulnérables » qui ne remplissent pas les conditions requises pour obtenir un AMKA ouqui n’ont pasce numéro ont droit à une carte de soins de santé pour étrangers K.Y.P.A ») leur donnant accès à des soins de santé gratuits au sein du système public. Toutefois, le processus d’attribution de la K.Y.P.A. est jusqu’ici resté non opérationnel.
Par une décision de juillet 2019, le ministère du travail a retiré la circulaire qui réglementait les conditions d’attribution de l’AMKA aux ressortissants non grecs. Depuis lors, aucune procédure n’a été mise en place pour accorder l’AMKA aux personnes demandeuses d’asile et aux enfants de personnes migrantes en situation irrégulière. En octobre, il a été annoncé qu’une nouvelle circulaire réglementerait leur situation, mais à ce jour, cette circulaire n’a toujours pas été publiée. Une nouvelle Loi relative à l’asile de novembre 2019 a tenté de remédier à ce problème, en prévoyant que les personnes demandeuses d’asile auraient accès aux soins de santé publics grâce à un « numéro temporaire d’assurance et de soins de santé pour les ressortissants de pays tiers » (PAAYPA). Cependant, les enfants de personnes migrantes en situation irrégulière et les personnes demandeuses d’asile non parvenues au terme de la procédure d’enregistrement de leur demande ne sont pas couverts par le PAAYPA. De plus, deux mois après l’adoption de la loi, le PAAYPA n’est pas encore opérationnel.
Des ONG telles que MSF et les médecins du système public font de leur mieux pour continuer à dispenser des soins de santé et compenser les insuffisances de l’État, mais ils n’ont pas les moyens nécessaires pour répondre à l’ampleur des besoins existants, et des cas graves continuent à être signalés. À Athènes, en novembre 2019, un Pakistanais souffrant d’un cancer n’a pas pu passer de scanner ni entamer une chimiothérapie parce qu’il n’avaitpas réussi à obtenir d’AMKA. Il a finalement pu commencer les traitements grâce à une décision de l’administration de l’hôpital auquel il avait accédé, qui lui a permis d’être soigné gratuitement à titre exceptionnel. Amnesty International a également été informée de plusieurs cas de personnes confrontées à ce type d’obstacles à Athènes et dans les îles de la mer Égée. (voir https://www.amnesty.org/en/documents/eur25/1213/2019/en/).En septembre 2019, Amnesty International s’est entretenue avec les médecins de deux personnes demandeuses d’asile (un homme et une femme) vivant avec le VIH et actuellement soignées dans un grand hôpital d’Athènes. Ils ont expliqué que ces personnes, si elles quittaient l’hôpital, ne pourraient pas avoir accès à leurs médicaments antirétroviraux, car elles n’avaient pas pu obtenir d’AMKA. L’une d’elles, N*, une demandeuse d’asile séropositive originaire d’un pays d’Afrique centrale, est soignée depuis mai 2019 pour une complication de sa maladie à la clinique de l’hôpital ; elle y suit une thérapie antirétrovirale et y a accès à d’autres médicaments essentiels. N* a déposé une demande d’asile mais s’est vu refuser un AMKA. Ses médecins ont essayé, sans succès, de lui trouver un hébergement ; ils craignent que N* ne se retrouve sans abri à sa sortie de l’hôpital et, faute d’accès à ses médicaments antirétroviraux et autres, ne voie son état s’aggraver. Elle n’est pas en mesure de payer des médicaments.
MSF a également signalé une détérioration de la situation dans ses centres de soins à Lesbos, Samos et Athènes, indiquant qu’entre juillet et novembre 2019, son centre de jour à Athènes avait connu une « forte augmentation du nombre de patients cherchant à se faire soigner sans AMKA : de 18 % des patients en janvier à 43 % en novembre ». L’organisation s’est aussi dite préoccupée par le fait que sa clinique de soins primaire ne pouvait dispenser des soins de longue durée ni des soins spécialisés. Les médecins, la société civile, le HCRetle médiateur grec ont appelé à plusieurs reprises les autorités grecques à remédier à la situation, sans réponse efficace. Lors d’une conférence de presse conjointe en décembre, MSF, Amnesty International, le Conseil grec pour les réfugiés (GCR) et ELEDA ont de nouveau exprimé ces préoccupations (voir ici – texte en grec : https://www.amnesty.gr/news/press/article/22824/prosklisi-se-koini-synenteyxi-typoy-gia-tin-prosvasi-stin-ygeia). Dernièrement, le vice-président de la Commission européenne chargé de la « promotion de notre mode de vie européen » a également abordé la question, exprimant son soutien à la recherche d’une solution.
L’ONG grecque Positive Voice, qui s’occupe de patients vivant avec le VIH, a appelé les autorités grecques à permettre aux personnes non grecques d’accéder à des médicaments antirétroviraux, soulignant qu« au cours des dix premiers mois de 2019, 43 % des nouveaux diagnostics de VIH en Grèce concernaient des réfugiés et des migrants (204 personnes) » et que « les services chargés des infections ne peuvent pas mettre de traitements antirétroviraux à la disposition des étrangers qui n’ont pas d’AMKA, ce qui met en danger leur santé et leur vie ».
LANGUE(S) À PRIVILÉGIER POUR LA RÉDACTION DE VOS APPELS : anglais et grec
Vous pouvez également écrire dans votre propre langue.
MERCI D’AGIR DANS LES PLUS BREFS DÉLAIS ET AVANT LE : 28 février 2020.
Au-delà de cette date, vérifiez auprès de votre section s’il faut encore intervenir.
Modèle de lettre
Ministre du Travail et des Affaires sociales
Giannis Vroutsis
Ministry of Labour and Social Affairs
29, Stadiou, PC 10110
Athens, Grèce
Courriel : ypourgos_erg@yeka.gr
Monsieur le Ministre,
Je vous écris au sujet du fait que la Grèce n’accorde toujours pas aux personnes demandeuses d’asile, aux enfants non accompagnés et aux enfants nés en Grèce de parents en situation irrégulière au regard de la législation sur l’immigration un accès sans entrave et gratuit aux soins de santé et aux mmédicaments au sein du système de santé publique.
Le droit grec accorde un accès gratuit aux services médicaux et pharmaceutiques aux membres de « groupes sociaux vulnérables », y compris les personnes réfugiées et demandeuses d’asile et les mineurs, quelle que soit leur situation au regard de la loi. Ce droit doit être appliqué par l’octroi d’un numéro de sécurité sociale (AMKA) ou, pour les personnes qui ne remplissent pas les conditions requises pour obtenir l’AMKA ou qui n’ont pas ce numéro, par l’attribution d’une carte spéciale de soins de santé pour étrangers (K.Y.P.A). Toutefois, depuis la décision de retirer la circulaire qui réglementait l’attribution de l’AMKA aux ressortissants non grecs en juillet 2019, aucune procédure n’a été mise en place pour délivrer ce numéro, et aucune solution n’a été proposée pour accorder un accès gratuit aux soins de santé aux personnes qui relèvent de ces catégories. En octobre, une nouvelle circulaire a réglementé
la situation des personnes reconnues en tant que réfugiées, mais pas celle des personnes demandeuses d’asile et des enfants de personnes migrantes sans statut régularisé. Le processus d’attribution des cartes K.Y.P.A est également resté nonopérationnel jusqu’ici. La nouvelle Loi relative à l’asile de novembre 2019 a proposé une solution de remplacement pour les personnes demandeuses d’asile, le « numéro temporaire d’assurance et de soins de santé pour les ressortissants de pays tiers » (PAAYPA).
Toutefois, cet instrument n’a pas été rendu opérationnel.
En conséquence, des milliers de personnes demandeuses d’asile, dont les quelque 50 000 personnes arrivées en Grèce depuis juillet 2019, ne peuvent de fait accéder aux soins et aux médicaments qui pourraient leur être nécessaires pour soigner des maladies graves et souvent chroniques. En outre, sans AMKA, elles peuvent rencontrer des difficultés pour accéder à d’autres services, notamment pour chercher un emploi et bénéficier d’une aide sociale. J’ai bien conscience du fait que depuis de nombreuses années, en raison du grand nombre d’arrivées de personnes en quête d’asile à ses frontières, la Grèce est soumise à une pression considérable alors que le reste de l’Europe ne fait pas sa juste part. Toutefois, cette situation met en danger la santé et la vie des personnes et constitue une grave violation du droit à la santé internationalement reconnu, que la Grèce est tenue de respecter en vertu du droit national, international et européen.
Compte tenu de ce qui précède, je vous prie instamment de prendre des mesures sans délai pour que les personnes demandeuses d’asile, les enfants non accompagnés et les enfants nés en Grèce de parents en situation irrégulière au regard de la législation sur l’immigration puissent bénéficier de soins de santé gratuits au sein du système public, conformément à la loi grecque 4368 de 2016.
Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de ma haute considération

Rappel réunion du collectif le 22 janvier

La prochaine réunion du collectif se tiendra le mercredi 22 janvier 2020 à 15h Salle 123 à la  Maison des associations, 6 rue Berthe de Boissieux à Grenoble.

L’ordre du jour sera celui initialement prévu pour la réunion du 16 décembre 2019 exceptionnellement annulée : le fonctionnement du collectif

  • le devenir,
  • les partenaires,
  • les types d’actions.

CR Réunion collectif du 13 novembre 19

Réunion du collectif « Citoyens de Grenoble contre l’austérité en Grèce et en Europe »
du 13/11/2019

Présents : Christine, Georges, Max

Excusées : Béatrice, Liliane, Lucienne

Film Leoforio :
Diffusé le 22 octobre 2019 au cinéma Le Club à Grenoble en présence d’une des 2 réalisatrices : Shu Aiello.
45 personnes dans la salle.
Très bon film et excellent débat avec Shu.

Commande groupée des produits VIOME :
21 commandes ont été passées pour 1 115 euros, 245 kg.
La commande groupée est partie dimanche 10/11 et nous attendons la livraison qui se fera (ainsi que la distribution) comme l’an dernier chez François. Un avis sera envoyé pour la récupération des produits à chaque participant dès qu’on aura confirmation de la livraison.

– prévoir la date de préparation des commande,

– apporter des cartons ou sacs,

–  prévoir un créneau horaire de 17h à 19h.

Soirée SOS MEDITERRANEE du 21 novembre 2019 :
2 personnes de l’association seront présentes (le délégué régional et une personne ayant navigué sur l’Océan Viking). L’avance des frais de transports sera faite le soir même par Attac 38 dans l’attente de la finalisation du budget par la coordination du festival. Le collectif prend en charge le buffet ( relancer l’équipe). L’hébergement militant par SOS MEDITERRANEE.

Prochaine réunion : pas fixée probablement en janvier ou février 2020.

Adults in the room

Au delà de toutes les polémiques suscitées par ce film basé sur l’adaptation du livre « Conversation entre adultes »de Yanis Varoufakis il a le mérite de montrer le vrai visage de l’Europe et plus particulièrement le fonctionnement contestable de l’Eurogroupe qui n’a aucune légitimité. Il devrait être vu par tous les Européens, surtout par ceux qui se font encore une illusion sur le caractère démocratique de l’Union Européenne.

En sortant de la projection le public est incité à se poser des questions sur la situation dramatique générée par les politiques d’austérité et la mainmise de l’Europe sur la souveraineté de ce pays dont les médias mainstream ne parlent plus .

Film DJAM – Mon Ciné – dimanche 24/11/2019

Dimanche 24 novembre 2019
16h et 18h15 

Mon Ciné (St Martin d’Hères)

A l’initiative de Arménie Échange et Promotion Grenoble
En partenariat avec le CIIP et Mon Ciné dans le cadre du Festival des Solidarités

DJAM
Un film de Tony Gatlif

avec Daphné Patakia & Simon Abkarian

 

La Grèce – Tony GATLIF signe un film poignant, poétique, gorgé de danses et de musiques Rébétiko, sur fond d’exil d’Asie mineure d’hier et de migrants d’aujourd’hui…

Bienvenue souhaitée avec l’accompagnement musical de « Rêve de roulotte »

Tarif normal : 6.50 €, tarif réduit : 5 €

Pas de réservation

Bande annonce : https://www.youtube.com/watch?v=nUsguCbEAng

Viome vente du 24 octobre annulée. Participez à la commande de Grenoble

La vente aux enchères du terrain de l’usine autogérée prévue jeudi 24 octobre a été annulée grâce à la mobilisation des citoyens solidaires ! Le combat continue

Les derniers bons de commande pour l’achat groupé organisé par le collectif peuvent être déposés dans la boite aux lettres d’Attac 38 à la Maison des associations 6 rue Berthe de Boissieux à Grenoble.

mardi 5 novembre jusqu’à 19h30. 

Rappel des modalités https://www.grece-austerite.ovh/commande-groupee-viome-derniere-semaine/

 

Commande groupée VioMe dernière semaine

Rappel : la date limite pour commander les produits VioMe approche (2 novembre)

Solidarité concrète avec les travailleurs de l’usine VIOME occupée et autogérée
à Thessalonique en Grèce

Après que leur usine ait été mise en faillite et abandonnée par les employeurs, les salariés depuis maintenant 6 ans l’ont reprise en coopérative ouvrière.

Ils fabriquent des produits d’entretien ménager écologiques qu’ils distribuent de manière militante. Ils sont menacés d’expulsion par la justice grecque. Ils en appellent à la solidarité internationale.

(Voir l’appel des Viome) https://www.grece-austerite.ovh/appel-des-viome/ et notre tract pour d’information Viome

Depuis 2016 afin de les soutenir, le collectif de Grenoble organise chaque année une commande groupée de leurs produits. Pour celle de 2019 vous trouverez :

– le catalogue et les prix (TTC)  : Catalogue et tarif VIOME 2019

– le bon de commande avec tous les renseignements utiles : Bon-de-commande-Viome-2019

Attention : la date limite de réception des commandes est fixée

au samedi 2 novembre 2019.

Le bon de commande et le chèque à l’ordre d’Attac 38 doivent être déposés ou envoyés à l’adresse suivante :
Attac Isère – Maison des associations – boîte n° 86, 6 rue Berthe de Boissieux 38000 GRENOBLE

La soirée du 22 octobre au club avec la projection du film Leoforio en présence de Shu Aiello a été l’occasion d’évoquer la viabilité d’une gestion en coopérative . Le collectif a présenté ses actions en soutien aux VioMe .

Contribuons par nos achats à soutenir cette lutte exemplaire !

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