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Archives de catégorie Grèce

Le triste anniversaire du 3e mémorandum grec

Le 13 juillet 2015 est considéré désormais comme marquant la capitulation grecque. À cette date, le gouvernement Syriza-Anel conduit par Alexis Tsipras a conclu un accord avec l’Union européenne, qui s’est soldé par la signature officielle d’un troisième mémorandum le 14 août 2015. |1|

 Une véritable volte-face du gouvernement par rapport à ses engagements de campagne et au résultat du référendum du 5 juillet. |2| Depuis lors, les débats stratégiques vont bon train au sein de la gauche radicale sur les alternatives possibles |3|, mais un point est sûr : ce troisième mémorandum approfondit et consolide les deux précédents. Car qui dit accord de prêt avec l’Union européenne, dit conditions. Tandis que la Grèce n’est plus sous les feux des projecteurs médiatiques, retour (non exhaustif) sur un an de casse sociale, d’assujettissement exacerbé et de dislocation du pays.

http://www.cadtm.org/Le-triste-anniversaire-du-3e#.V7xkB27n8gc.facebook

le film « Réfugiés-es »- « on va vivre ensemble » – « on va lutter ensemble ».

Ce film ne concerne pas l’ensemble des 60 000 réfugiés retenus en Grèce, mais l’expérience du « City Plaza autogéré » dans lequel a participé des français solidaires qui y ont passé 15 jours.

Il donne la parole aux réfugiés, solidaires grecs et internationaux. 

Ce film évoluera , notamment à l’occasion d’une prochaine « immersion » au City Plaza  en Octobre.

Les camarades du City ont besoin d’un soutien médiatique et de bras pour gérer le City.

 

Grèce : La mort sociale des retraités

par Stathis Kouvelakis

Le parlement grec a voté le 5 mai 2016 un projet de loi aux lourdes conséquences pour la population puisqu’il portait à la fois sur la réforme des retraites et de nouvelles mesures fiscales. La discussion à la Vouli (= parlement grec) étalée sur un week-end a duré moins de 48 heures. Cette hâte s’explique facilement : il s’agissait en effet de faire passer de nouvelles décisions anti populaires avant la réunion de l’eurogroupe du lundi 6 mai. Le vote de ces mesures dans les délais impartis figurait en première ligne des exigences posées par la Troïka pour valider l’examen (review) de la mise en œuvre des engagements contractés par le gouvernement grec lors de la signature du troisième mémorandum. Après tout, ce même mémorandum, signé par Alexis Tsipras en juillet 2015 (un document de plus de mille pages sans les annexes), qui impliquait l’ensemble des mesures que le parlement grec ne fait que valider depuis cette date, avait également été voté en moins de 48 heures, là encore pour se conformer aux ultimatums de la Troïka et parfaire le tableau de la vassalisation du pays et de ses institutions représentatives.

La réforme des retraites votée par la majorité Syriza et Anel de la Vouli est hautement symbolique. Elle est la troisième de ce genre depuis le premier Mémorandum de 2010. Les retraités grecs (27% de la population du pays) ont déjà vu leurs pensions diminuer de 30 à 50% au cours des six dernières années. La pension moyenne en Grèce, avant la mise en œuvre de cette troisième réforme, s’élevait à 882 euros, dans un pays où le coût de la vie hors logement est comparable à celui des pays européens les plus développés.

Fait d’une importance cruciale pour saisir la portée de cette destruction du système des retraites : dans un pays dévasté par la crise, où le taux de chômage officiel dépasse 23% et où plus de quatre cent mille personnes ont émigré depuis 2010, le budget de plus d’un ménage sur deux dépend majoritairement de la retraite des grands-parents. En effet, selon les chiffres communiqués par Savas Robolis, un universitaire expert de la question, proche par ailleurs du gouvernement, 350 000 familles ne disposent d’aucune source de revenu provenant de l’activité de leurs membres, 500 000 familles ne comptent qu’un seul actif et seuls 105 000 parmi les 1,35 million de chômeurs sont indemnisés |1|.

Le caractère explosif de ce dossier explique pourquoi la non-diminution supplémentaire des retraites était l’une des « lignes rouges » du gouvernement Syriza lors de la première phase, celle de la « négociation conflictuelle » avec la Troïka, qui s’est achevée avec la capitulation de Tsipras en juillet 2015. C’était également l’une des principales exigences du « plan Juncker » qui avait été rejeté lors du référendum du 5 juillet 2015.

Pour couvrir leurs reniements, Tsipras et son gouvernement, tout particulièrement le ministre du travail Giorgos Katrougalos, ont multiplié les déclarations apaisantes, dont le caractère mensonger devenait de plus en plus évident une fois arrêtées les grandes lignes de la « réforme ». Ils ont persévérés dans cette ligne jusqu’au bout. Ainsi, lors de son allocution au parlement, Katrougalos déclarait « aucune retraite principale ne sera diminuée » tout en affirmant que « ce gouvernement n’enverra pas la facture aux générations suivantes » |2|. Alexis Tsipras, de son côté, n’a pas hésité à dire aux parlementaires que « nous protégeons les forces sociales qui pendant cinq ans, ont supporté le fardeau de la crise. Retraités, ouvriers, paysans, scientifiques, chômeurs. Ce sont les forces sociales que nous voulons représenter … Avec le projet de loi que nous votons aujourd’hui, nous visons à créer un système de retraite durable qui garantit des pensions pour tous les citoyens et en même temps ce sera conforme avec la justice sociale, en tenant compte des difficultés économiques de la situation » |3|.

La réalité des mesures votées, et une simple énumération de leurs conséquences, apporte un démenti cinglant à ces affirmations. Elle révèle en même temps un niveau de cynisme et de manipulation de l’opinion jamais atteint dans le pays après la chute de la dictature des colonels. Dans le texte qui suit Dimitris Stratoulis, ancien vice-ministre des affaires sociales du premier gouvernement Syriza, et l’un de meilleurs connaisseurs du dossier, démonte le mécanisme implacable qui ne fera qu’accélérer la mort sociale du retraité grec, et d’une bonne partie de la population de ce pays.


Des coups mortels portés au système des retraites

Dimitris Stratoulis, Unité Populaire, ancien vice-ministre des affaires sociales |4| |5|

Résumé par Stathis Kouvélakis

  1. Suppression graduelle jusqu’en 2019 de l’aide accordée aux 370 000 pensionnés recevant les retraites les plus faibles (EKAS), qui verront leur retraite diminuer en moyenne de 193 euros.
  2. La division des retraites en « retraite nationale » (sorte de filet minimal de 384€) et « retraite principale » ne conduit pas seulement à une baisse mais à un système « proportionnel » appliqué à la retraite principale qui signifie la fin de la retraite par répartition et l’engagement vers un système par capitalisation.
  3. Le durcissement des conditions d’attribution de la retraite nationale, la seule qui est garantie par l’Etat, touchera certaines catégories comme les handicapés avec un taux de handicap inférieur à 80%, qui n’atteindront même plus ce minimum.
  4. Diminution de 20 à 30% des retraites principales pour tous ceux qui partent à la retraite après le vote de la nouvelle loi du fait de la diminution du taux de remplacement ramené à 40,7% (la proposition initiale du gouvernement était de 45%, le taux précédent était de 60%).
  5. Les retraites principales déjà versées seront « recalculées » sur la base des nouveaux taux de remplacement et donc drastiquement diminuées. La perte sera compensée pour les celles et ceux qui sont déjà retraités jusqu’en 2018, par la règle de la « différence personnelle », mais celle-ci prendra graduellement fin à partir de 2018.
  6. Une grande part des retraites subit déjà des coupes du fait de la mise en place d’un plafond maximal de 1820 euros net, de la suppression graduelle de l’EKAS (cf 1) et de l’augmentation de la contribution santé, de la diminution de la retraite nationale pour ceux partis à la retraite à partir du 1er juillet 2016 et de la pénalisation supplémentaire à hauteur de 10% pour ceux qui partent à une retraite anticipée.
  7. Coupes de 15 à 20% aux retraites complémentaires, appelées à se poursuivre, du fait de l’application de la règle du « déficit zéro » aux régimes complémentaires.
  8. Instauration d’un nouveau mécanisme de diminution des retraites applicable à partir de 2017 pour tenir l’engagement de non dépassement de plus de 2,5% de l’enveloppe globale consacrée aux retraites par rapport à son niveau de 2009 et ce jusqu’en 2060, date à laquelle le nombre de retraités aura augmenté de 70% par rapport à 2009.
  9. Les retraités qui ont un emploi verront leur retraite diminuer de 60%.
  10. Hausse brutale cotisations retraites des professions libérales, des indépendants et des auto-entrepreneurs, catégories très développées en Grèce où seulement 66% de la population active est constituée de salariés et dont la plupart ont des revenus moyens et faible. Avec la hausse de la fiscalité, ce sont deux tiers du revenu de ces catégories qui aboutit aux caisses de l’État.

Notes

|1| http://www.efsyn.gr/arthro/apo-enan…

|2| http://www.tovima.gr/politics/artic…

|3| http://www.efsyn.gr/arthro/vrady-i-…

|4| http://www.dikaiologitika.gr/eidhse…

|5| Voir le communiqué qu’Eric Toussaint avait publié suite à la rencontre avec le ministre Dimitris Stratoulis qui a eu lieu en mai 2015 http://www.cadtm.org/Communique-d-E…

enseigne la philosophie politique au King’s College de l’université de Londres, est membre du comité central de Syriza et du Courant de gauche de ce parti. Membre de la rédaction de la revue Contretemps, il a dirigé l’ouvrage Y a t il une vie après le capitalisme ? (Le Temps des Cerises, 2008) et il est l’auteur de La France en révolte : Luttes sociales et cycles politiques (Textuel, 2007) et de Philosophie et révolution, De Kant à Marx (PUF, 2003). Il est membre du comité central de la Coalition de gauche grecque SYRIZA -EKM.

Article publié sur le site du CADTM

http://www.cadtm.org/Grece-La-mort-sociale-des

 

Grèce : Suite expulsions des squats solidaires

8/8/16 Grève de la faim des réfugiés en Grèce par Yannis Youlontas : 

Dix jours après l’expulsion scandaleuse des squats solidaires de Thessalonique.

GRÈVE DE LA FAIM DES RÉFUGIÉS DU CAMP SOFTEX DE THESSALONIQUE

C’est dans ce camp de l’ouest de la ville que la jeune Syrienne Azaz Ragda a trouvé la mort, à l’âge de 29 ans, en l’absence d’assistance médicale(1).

D’autres formes de protestations ont également été signalées à Lesbos et à Chios. La colère gronde parmi les réfugiés, particulièrement maltraités par l’Etat grec depuis l’accord Union européenne-Turquie, et dans le mouvement social qui les soutient de toutes ses forces.

A Thessalonique comme ailleurs en Grèce, la résistance s’organise à travers plusieurs formes de ripostes : multiples attaques de groupes — principalement anarchistes et anti-autoritaires — contre les locaux de Syriza (au moins une quinzaine en dix jours), de l’Etat grec et des institutions européennes (notamment à Athènes), et ouvertures de nouveaux squats solidaires, dont deux cette semaine à Thessalonique.

Depuis plusieurs mois, partout en Grèce, le mouvement social et les réfugiés se rapprochent et s’unissent pour dénoncer ensemble l’Europe forteresse et tous ceux qui la servent.

Yannis Youlountas (avec Constant Kaimakis et Grigoris Tsilimantos)

L’acharnement de l’Etat contre les hébergements autogérés continue en Grèce par Yannis Youlontas

LE PROCÈS DES MEMBRES DU SQUAT SOLIDAIRE HURRIYA VIENT DE COMMENCER À THESSALONIQUE

Depuis une semaine, les collectifs sont convoqués et jugés, les uns après les autres.

Avant-hier, 5 camarades du squat Orfanotrofeio (orphelinat) ont été condamnés à 10 mois de prison avec sursis et 2000 euros d’amende chacun, soit un total de 10 000 euros, sans compter les autres frais.

Rappelons également qu’ils ont tout perdu : leurs affaires, stocks alimentaires, matériel médical et même jouets d’enfants ont été détruits ou ensevelis.

La criminalisation des occupations vise actuellement à stopper un mouvement social qui s’étend de plus en plus depuis l’automne (après un net ralentissement durant le premier semestre 2015, alors que Tsipras et Varfoufakis jouaient les zorros). Mais cela ne l’arrêtera pas : le mouvement social est bien décidé à poursuivre sa résistance et son développement. En s’acharnant, le pouvoir ne fait qu’accentuer sa détermination.

Un appel urgent à la solidarité internationale vient d’être lancé à Thessalonique pour surmonter cette épreuve.

5/8/16 REPORT DU PROCÈS DES 60 MILITANTS ARRÊTÉS POUR LE SQUAT HURRYA à THESSALONIQUE :

Ce matin devait avoir lieu le 3 ème procès concernant les 60 personnes arrêtées lors de l’évacuation du squat HURRYA à Thessalonique
( cf https://www.facebook.com/constant.kaimakis/posts/1751703715097848)
Le Tribunal des flagrants délits de Thessalonique a reporté le procès au 26 janvier 2017 acceptant une demande des avocats de la défense de report du procès en raison des problèmes de santé de certains accusés. Sur les 60 accusés , en majorité des ressortissants étrangers, ont comparus seulement 28 personnes, 15 hommes et 13 femmes , 2 grecs et les autres étant des ressortissants européens, accusés de perturbation de l’ordre public et de destructions de biens. Un certain nombre d’étrangers qui avaient participé à l’évènement « No Border Camp » sont restés à Thessalonique. Tous avaient été libérés le lendemain de leur arrestation, après avoir été soumis à un procès dans la procédure de flagrant.
Ce matin un rassemblement a eu lieu aux portes du Tribunal

 

Grèce : quand les entreprises tentent d’échapper au contrôle des capitaux

Paru le 8/8/16 dans La Tribune

La police grecque a démantelé lundi un réseau frauduleux de terminaux de paiement électronique qui permettait à leurs utilisateurs de stocker leur argent hors du pays.

En Grèce, plusieurs entrepreneurs avaient trouvé une parade au contrôle des capitaux, en vigueur depuis juin 2015 dans le pays. Une entreprise luxembourgeoise proposait des terminaux de paiement électronique (TPE) leur permettant de transférer des fonds illimités à l’étranger. En clair, dès qu’une transaction en carte bleue était réalisé via ces TPE, la somme était transférée hors de Grèce.

http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/grece-quand-les-entreprises-tentent-d-echapper-au-controle-des-capitaux-591411.html

Euro, Plan B. Sortir de la crise en Grèce, en France et en Europe

Euro, Plan B. Sortir de la crise en Grèce, en France et en Europe
par Costas Lapavitsas, Heiner Flassbeck, Cédric Durand, Guillaume Etievant, Frédéric Lordon
Disponible le 20 août, commandes en ligne dès maintenant :
http://www.editions-croquant.org/…/…/product/346-euro-plan-b
Il y a un an, le 5 juillet 2015, un nouveau plan d’austérité était massivement rejeté en Grèce. Le gouvernement d’Alexis Tsipras cédait pourtant à la pression des institutions européennes et signait une semaine plus tard un troisième Mémorandum. Cette capitulation a ouvert un débat sur les perspectives de la gauche radicale en Europe. Y avait-il une alternative ?
Pour les auteurs de ce livre, la réponse est clairement positive. Ils récusent l’idée qu’il est possible de réformer de l’intérieur l’Union européenne et ce qui en est le noyau : la monnaie unique et la zone euro.
Le cœur du livre est constitué par la présentation par Heiner Flassbeck et Costas Lapavitsas d’un « programme de salut public pour la Grèce ». À partir d’une analyse économique rigoureuse, ils montrent que le problème de la zone euro est pour l’essentiel à chercher dans la politique allemande, qui est à l’origine de l’écart de compétitivité en faveur de ce pays. Et ils proposent des solutions concrètes pour sortir de la zone euro, régler le problème de la dette publique et libérer les peuples du pouvoir de la finance. Les contributions de Cédric Durand, Guillaume Etiévant et Frédéric Lordon complètent cet ouvrage de référence dans les débats pour un « plan B » en Grèce, en France et en Europe.
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