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Rappel commande groupée Viome 2026

La commande groupée 2026 pour soutenir les Viome de l’usine autogéré de Thessalonique est en cours. La date limite de réception des commandes est fixée au lundi 13 avril 2025 inclus.

Notre tract d’information sur les Viome , le catalogue des prix et le bon de commande se trouvent ici

Lire notre article de lancement de la commande

Protestation contre la campagne militaire américano-israélienne

Des manifestants grecs glorifient l’« Axe de la Résistance » avec une banderole représentant le Hamas, le Hezbollah et les Houthis Par Ben McCaffrey   –   29 mars 2026

Des manifestants en Grèce ont été aperçus arborant une banderole proclamant « Glorifions la résistance », ornée de portraits de membres du Hamas, du Hezbollah et des Houthis.

Des dizaines de milliers de manifestants se sont rassemblés samedi dans plusieurs villes du pays pour protester contre la campagne militaire américano-israélienne en cours contre l’Iran.

Les manifestations étaient coordonnées par une alliance d’organisations politiques de gauche, de syndicats, de groupes étudiants, d’associations de migrants et d’organisations humanitaires.

Le plus grand rassemblement a eu lieu à Athènes, où la foule s’est réunie devant le Parlement avant de se diriger vers l’ambassade américaine.

Les manifestants ont appelé à un cessez-le-feu immédiat, exhortant la Grèce à rester neutre et à privilégier les dépenses de santé et d’éducation plutôt que celles consacrées à la défense.

Une vidéo circulant en ligne montre une militante, dont la voix est amplifiée par un mégaphone, déclarant : « Nous sommes solidaires de l’Iran. Nous sommes solidaires de la Palestine. Nous sommes solidaires du Liban. Nous sommes solidaires du Yémen.

Nous sommes solidaires de tout l’axe de la résistance contre l’entité sioniste et l’impérialisme américain, et nous le répétons : l’axe de la résistance triomphera.»

Elle a ensuite appelé les personnes présentes à « soutenir l’Iran ».

Des drapeaux du Hezbollah étaient également visibles lors de la marche. Sa branche armée est interdite dans l’Union européenne, y compris en Grèce, depuis 2013.

En 2019, le Royaume-Uni a interdit l’organisation dans son ensemble.

Eirini Thanou, une autre manifestante, a déclaré : « Nous sommes ici pour protester contre la guerre, contre les initiatives de l’UE visant à renforcer les outils de préparation militaire. Nous ne voulons pas prendre part à cette guerre ; nous sommes solidaires des peuples et de la paix. »

Kostas Asimakis a exprimé ses inquiétudes quant aux conséquences à long terme pour les jeunes générations.

Source https://www.gbnews.com

Scandale OPEKEPE : Le  Procureur Européen demande la levée de l’immunité d’élus

Le Parquet européen (EPPO), chargé de l’enquête sur le scandale OPEKEPE relatif aux subventions agricoles, a officiellement demandé la levée de l’immunité de 11 parlementaires ainsi que de deux anciens ministres. La levée de cette immunité permettra d’engager des poursuites pénales contre les responsables politiques grecs.

Nouveaux développements dans l’enquête de l’EPPO sur la fraude massive aux subventions agricoles en Grèce :

🔹Demande de levée de l’immunité de 11 députés en exercice au Parlement hellénique ;

🔹Transmission d’informations concernant un ancien ministre et député au Parlement hellénique. Plus d’informations : https://t.co/d5iX3Oiyd6 pic.twitter.com/SEdwF45T37 — Parquet européen (EPPO) (@EUProsecutor) 1er avril 2026

OPEKEPE est l’agence nationale grecque chargée de la distribution des fonds agricoles de l’UE.

Le mercredi 1er avril, le Parquet européen a déposé un deuxième dossier majeur dans le cadre du scandale OPEKEPE auprès de la Cour suprême grecque (Areios Pagos), demandant sa transmission au Parlement.

Selon les médias, ce nouveau dossier vise 11 députés en exercice et deux anciens ministres : un ancien ministre du Développement agricole et un ancien vice-ministre du même ministère. Le Parquet européen a demandé l’ouverture d’une procédure fondée sur la responsabilité ministérielle des parlementaires et des anciens ministres. D’après les informations recueillies par le Parquet européen, les deux anciens ministres seraient impliqués dans ce scandale de subventions illégales.

La chaîne de télévision publique ERT a rapporté que le nouveau dossier concerne une enquête menée pour l’année 2021 et fait état d’accusations de délits et de crimes.

Le Parlement devrait recevoir le dossier dans les prochains jours, ce qui mettrait les chefs de parti sous pression pour décider s’ils protègent leurs membres ou laissent la procédure engagée par le Parquet européen suivre son cours, selon les médias.

Toutefois, si les chefs de parti protégeaient leurs membres, cela risquerait de provoquer un nouveau scandale.

« L’annonce faite aujourd’hui par le Parquet européen constitue un développement sérieux », a déclaré mercredi le porte-parole du gouvernement, Pavlos Marinakis, ajoutant : « Nous attendons le transfert du dossier au Parlement hellénique afin d’examiner chaque cas. »

Cette deuxième phase d’enquête fait suite à des mois d’examen minutieux qui ont mis au jour des irrégularités généralisées, notamment des subventions versées pour des pâturages situés en altitude, des sites archéologiques et même des installations militaires.

Certains médias ont rapporté que des parlementaires appelaient les ministres pour demander des subventions pour leurs électeurs.

La première partie de l’enquête OPEKEPE a révélé que des millions d’euros ont été distribués pour de faux enregistrements de bétail et pour l’élevage dans des zones inaccessibles, comme des lacs ou des sommets montagneux où l’herbe ne pousse même pas.

Sur l’île de Crète, quelque 8 millions de faux moutons et chèvres auraient été enregistrés dans le but de percevoir des subventions.
Source https://www.keeptalkinggreece.com

En Grèce, trois ans après la catastrophe ferroviaire de Tempé, une parodie de justice

En 2023, la collision a fait 57 morts et traumatisé le pays. Lundi 23 mars, un procès hors norme s’ouvre. Mais après une instruction minée par les ingérences du gouvernement, les proches des victimes déplorent que les vrais responsables manquent à l’appel.

AthènesAthènes (Grèce).– Deux ans et demi d’enquête, 36 accusé·es, 55 familles, 250 avocat·es, plus de 360 témoins et quelque 60 000 pages d’instruction… C’est un procès hors norme qui s’ouvre lundi 23 mars à Larissa, dans le centre de la Grèce. Trois ans après la catastrophe ferroviaire de Tempé, le pays s’apprête à juger la tragédie la plus marquante de son histoire récente : la collision de deux trains, qui a fait 57 mort·es le 28 février 2023.

Dans la société grecque, pourtant, plus personne ou presque ne s’attend à ce que ce procès accomplisse sa fonction : rendre justice. Si le premier ministre, Kyriákos Mitsotákis, affirme que « l’une des instructions les plus vastes et complexes du pays a été menée, avec une enquête complète sur les preuves et les responsabilités », les familles de victimes – et les Grec·ques en général – n’en croient pas un mot.

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Manifestation pour réclamer justice à l’occasion du troisième anniversaire de l’accident, sur la place Sýntagma à Athènes, le 28 février 2026. © Photo Nikolas Kokovlis / NurPhoto / AFP

« En tant que citoyen grec, j’ai honte, vraiment honte de ce que j’ai vu et de ce que j’ai eu à affronter », expliquait début mars Antónis Psarópoulos, lors d’un rendez-vous fixé à la sortie d’une audience du tribunal d’Athènes. Avocat de profession, ce quadragénaire écume les salles d’audience depuis la tragédie pour représenter les proches de victimes, dont il fait lui-même partie. Sa fille, Mártha, a perdu la vie dans la collision.

L’homme a acquis une certitude : les autorités judiciaires « ont reçu des pressions du gouvernement » pour minimiser les responsabilités d’alliés politiques et de grandes entreprises, alors que le « crime » de Tempé a révélé l’état dramatique du réseau ferroviaire grec. Laissé à l’abandon après des décennies de sous-investissement, il était à la merci d’une catastrophe, comme l’ont martelé à de multiples reprises les cheminots grecs. 

Ce soir du 28 février 2023, un train de voyageurs reliant Athènes à Thessalonique entre donc en collision avec un train de marchandises, peu après avoir quitté la gare de Larissa, à 350 kilomètres au nord de la capitale grecque. Le choc, d’une violence inouïe, est suivi d’une immense boule de feu de 80 mètres de hauteur et de plusieurs incendies secondaires. Les wagons de tête sont totalement écrasés, d’autres carbonisés. Cinquante-sept personnes meurent, en majorité des étudiant·es, et 180 autres sont blessées.

Trois ans après les faits, la chaîne des événements qui ont conduit à la collision ne fait plus guère de doute. Le chef de gare de Larissa, seul et inexpérimenté, a commis une erreur d’aiguillage qu’aucun système automatisé n’a pu corriger. Deux trains ont circulé sur la même voie en sens inverse pendant douze minutes sans que le système ferroviaire, rendu aveugle par des années de coupes budgétaires et de choix politiques désastreux, s’en aperçoive. 

« En clair, rien ne fonctionnait au moment de Tempé », rappelait récemment Kóstas Genidoúnias, président du syndicat des conducteurs et conductrices de train grec. Depuis, trente-six personnes (dont le chef de gare et deux de ses collègues, le président de l’Autorité grecque de régulation ferroviaire et des cadres moyens et supérieurs d’OSE, la compagnie nationale ferroviaire grecque) ont été accusées de « mise en danger de la sécurité des transports ». Un chef d’inculpation puni d’une peine d’emprisonnement allant de dix ans à la perpétuité.

Mais l’acte d’accusation est loin de satisfaire les proches des victimes. « Il manque des hommes politiques et des entreprises qui ont des responsabilités immenses », explique Vassílis Chatzicharalámbous, qui a perdu son fils, Panagiótis, dans le drame.

La décision des juges grecs de ne pas inculper Alstom dans l’affaire Tempé a fait beaucoup réagir. Prestataire d’un contrat public visant à rétablir la signalisation et la commande à distance sur l’axe Athènes-Thessalonique, où s’est produite la collision, le géant français et son associé grec n’avaient toujours pas livré le chantier en 2023, presque dix ans après la signature.

L’achèvement du contrat 717 aurait pourtant empêché à coup sûr l’accident, a affirmé le juge d’instruction. Les prestataires n’ont cependant pas été inculpés pénalement. « Cela nous enlève le droit de lancer des poursuites civiles aux entreprises et de réclamer des indemnités », déplore l’avocat Antónis Psarópoulos. 

Kóstas Karamanlís, l’ancien ministre des transports qui affirmait que le réseau ferroviaire était « sûr » quelques semaines avant l’accident, échappe notamment à toute responsabilité pénale. En vertu de la Constitution grecque, seul·es les député·es peuvent lever par un vote l’immunité des ministres. La majorité conservatrice s’y est toujours refusée, malgré une enquête du Parquet européen à son sujet.

Surtout, « il n’y a aucun accusé pour presque la moitié des victimes qui, elles, n’auront jamais justice », rappelle Vassílis Chatzicharalámbous. Selon un rapport financé par les familles, jusqu’à 27 des 57 passagers et passagères tué·es ont en effet survécu à la collision initiale, et sont morts par la suite d’asphyxie ou de brûlures.

« Sans les incendies, les secours auraient peut-être eu le temps de les désincarcérer, de les emmener à l’hôpital, et certains auraient pu vivre », précise Antónis Psarópoulos. Mais l’acte d’accusation ne répond à aucune de ces questions cruciales.

Depuis le drame, pourtant, plusieurs expertises indépendantes ont établi la présence d’hydrocarbures sur les lieux de l’accident, et avancent l’hypothèse d’un chargement illégal de carburant dans le train de marchandises pour expliquer la boule de feu. Le trafic d’essence de contrebande étant en pleine expansion en Grèce.

De même, la responsabilité de Hellenic Train, une filiale de l’italienne Ferrovie dello Stato qui a racheté l’exploitation des lignes en 2017, semble bien plus lourde que les simples délits retenus contre elle. Selon les analyses d’un laboratoire allemand, les sièges du train de voyageurs ne répondaient à aucune norme de sécurité incendie et étaient composés d’un matériau particulièrement inflammable. Ceux-ci ont précipité l’embrasement de l’une des voitures.

300 à 400 tonnes de terre, de débris et de restes humains ont été excavées par des bulldozers et déplacées vers un lieu inconnu – ils seront retrouvés des mois plus tard.

Malgré les nombreuses plaintes et notifications extrajudiciaires des avocat·es des proches, les magistrats instructeurs n’ont pas tenu compte de ces éléments. De manière générale, les investigations semblent avoir été menées dans le chaos le plus complet, dès les premières heures qui ont suivi la tragédie. « On a tout de suite vu que quelque chose n’allait pas », se remémore Kóstas Lakafósis, l’un des experts privés engagés par les familles pour enquêter sur les circonstances du drame (une procédure légale en Grèce).

Moins de six jours après la collision, les autorités grecques ont ordonné le nettoyage du site de l’accident et détruit de précieux éléments de preuve. 300 à 400 tonnes de terre, de débris et de restes humains ont été excavées par des bulldozers et déplacées vers un lieu inconnu – ils seront retrouvés des mois plus tard, dans deux décharges situées à plusieurs kilomètres du lieu de l’accident. L’opération a été coordonnée par Chrístos Triantópoulos, alors vice-ministre auprès du premier ministre. Il a depuis démissionné et risque une procédure disciplinaire.

En l’espace de trois ans, de nombreuses preuves ont ainsi été perdues ou détruites, alimentant le sentiment d’un effort concerté pour entraver l’enquête. Alors que quarante caméras ont enregistré le passage des deux trains, les images de surveillance de la nuit du 28 février 2023 ont été « accidentellement » effacées par le prestataire de sécurité d’OSE avant de réapparaître deux ans plus tard. De forts soupçons pèsent sur leur authenticité.

Moins de quarante jours après le début des investigations et contre toute logique, le juge d’instruction a, lui, ordonné la destruction des échantillons de sang et des tissus des victimes, rendant impossibles des analyses toxicologiques pour déterminer la cause de leur mort. « On ne commet pas une telle erreur. Cela a été fait sciemment », insiste l’avocat de proches Antónis Psarópoulos.

Pour reconstituer les faits, les familles des victimes ont dû enquêter par leurs propres moyens, pendant des mois, et malgré les innombrables réticences, oublis et négligences des autorités judiciaires. « L’État ne sait même pas où a été trouvé chaque corps […] Cela représente des mois de travail. Personne ne l’a fait à part nous », constate Kóstas Lakafósis, en tirant d’un épais dossier une chronologie détaillée de la soirée du drame et une cartographie précise des wagons.

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La difficulté à juger les hauts responsables n’est pas une nouveauté en Grèce, un pays où le président et les vice-président·es de la Cour suprême sont directement nommé·es par le Conseil des ministres. « La justice grecque n’est pas indépendante », tranche Leftéris Papagiannákis, le président de la Ligue hellénique des droits humains, qui s’inquiète régulièrement des atteintes à l’État de droit dans le pays méditerranéen.

Le « crime de Tempé » a toutefois soulevé une vague d’indignation inédite, rassemblant certaines des manifestations les plus importantes d’après-guerre. Le 23 mars, pour l’ouverture du procès, l’association des proches des victimes appelle « ceux qui refusent de laisser étouffer ce crime » à un nouveau rassemblement. La procédure doit durer au moins deux ans.

Basile Dekonink

Source https://www.mediapart.fr

Le directeur de l’ONG d’aide aux migrants Aegean Boat Report détenu en Norvège en vue de son extradition en Grèce

Tommy Olsen, directeur de l’ONG Aegean Boat Report, a été arrêté en Norvège après que la justice grecque a émis un mandat d’arrêt européen à son encontre en février. Athènes accuse notamment ce défenseur des migrants de « complicité de trafic d’êtres humains » et d’ »activités criminelles ».

C’est un signal inquiétant envoyé aux défenseurs des droits humains. Le directeur de l’ONG Aegean Boat Report, Tommy Olsen, a été arrêté à son domicile de Tromsø, en Norvège, lundi 16 mars, à la suite d’un mandat d’arrêt européen émis à son encontre par la Grèce en février.

Ce défenseur des migrants a comparu devant le tribunal de district de Nord-Troms et Senja puis a été placé en détention provisoire pour une semaine, dans l’attente de son extradition vers la Grèce validée par la justice.

Le procureur Bent Strand a estimé ne voir « aucun motif de rejeter cette demande » d’extradition. « Lorsque la Norvège adresse des demandes similaires à d’autres pays, nous attendons qu’elles soient traitées correctement. Nous sommes tenus d’en faire autant lorsque d’autres pays nous sollicitent », a-t-il déclaré au média norvégien Verdens Gang (VG).

Le mandat d’arrêt visant Tommy Olsen a été émis par les autorités grecques dans le cadre d’une enquête ouverte en 2022 contre lui et Panayote Dimitras, de l’ONG Greek Helsinki Monitor.

Les investigations portent sur des faits survenus à l’été 2021 à proximité des îles grecques de Kos et Farmakonisi : à ce moment-là, Aegean Boat Report a transmis aux autorités locales de Kos des informations sur un groupe de migrants qui l’avait contactée afin qu’ils soient hébergés et puissent déposer une demande d’asile. En clair, la Grèce reproche aux militants d’avoir été contact avec des migrants avant qu’ils ne foulent le sol grec.

Dans cette affaire, les autorités grecques estiment que Tommy Olsen et son association sont coupables de « complicité de trafic d’êtres humains » et d’ »activités criminelles ».

En mai 2024, un procureur grec a repris ces accusations et émis un mandat d’arrêt national contre Tommy Olsen. Depuis cette date, le Norvégien ne s’est plus rendu en Grèce car il risquait d’y être arrêté et emprisonné. Le 11 février 2025, la police norvégienne a informé l’avocat de Tommy Olsen qu’un mandat d’arrêt européen avait cette fois-ci été émis contre lui.

Depuis sa création en 2017, Aegean Boat Report documente également les opérations de refoulement vers la Turquie menées par les gardes-côtes grecs en mer Égée. Des opérations devenues quasiment systématiques et régulièrement dénoncées par des journalistes et de nombreuses organisations de défense des droits humains.

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« Notre travail se limite à surveiller, documenter et communiquer avec les autorités lorsque des personnes en détresse ou nouvellement arrivées sont localisées », s’était défendu, mi-février, Tommy Olsen, qui risque jusqu’à vingt ans de prison en Grèce.

L’arrestation du directeur d’Aeagean Boat Report n’a pas suscité de vague de condamnations en Norvège. Seule une députée, membre du Sosialistisk Venstreparti (Parti socialiste de gauche), a estimé que « la Norvège ne p[ouvait] pas renvoyer des défenseurs des droits de l’Homme vers un pays où ils risquent d’être victimes de persécutions politiques », rapporte Le Monde.

« L’arrestation de Tommy Olsen en Norvège est scandaleuse et liée à une intensification alarmante de la répression des défenseur·e·s des droits humains imposée par la Grèce », a condamné Dinushika Dissanayake, directrice régionale adjointe pour l’Europe à Amnesty international.

« Les charges retenues contre Tommy Olsen et Panayote Dimitras ne sont étayées par aucun élément de preuve et constituent une utilisation abusive de la législation anti-passeurs. Elles doivent être abandonnées […] « Les autorités norvégiennes doivent immédiatement libérer Tommy Olsen et ne doivent pas céder aux tentatives de la Grèce de l’extrader », a-t-elle ajouté.

L’arrestation de Tommy Olsen « met en lumière la criminalisation croissante de la solidarité en Europe, à un moment où l’UE négocie de nouvelles règles en matière de trafic de migrants qui pourraient pénaliser davantage l’aide humanitaire apportée » aux exilés, a mis en garde la Plateforme de coopération internationale sur les migrants sans papiers (Picum).

Selon ses chiffres, au moins 142 militants ont été poursuivis en 2024 pour avoir aidé des migrants dans l’Union européenne. Par ailleurs, au moins 91 migrants en Italie, en Grèce et en Espagne ont par ailleurs été incriminés pour facilitation de la migration irrégulière, de contrebande et d’autres chefs d’accusation.

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En janvier, après huit ans de procédure judiciaire, le président de la cour criminelle de Mytilène, chef-lieu de l’île de Lesbos, a annoncé la relaxe de l’ensemble des 24 travailleurs humanitaires poursuivis en Grèce pour trafic de migrants. Ils étaient accusés des crimes de « constitution d’une organisation criminelle », et de « facilitation illégale de l’entrée de ressortissants étrangers de pays tiers en Grèce ». Ils encouraient jusqu’à 20 ans de prison.

Mais quelques jours plus tard, le 5 février, le gouvernement grec a adopté une nouvelle loi faisant de l’appartenance à une ONG une circonstance aggravante dans les infractions pénales liées à l’immigration.

Source https://www.infomigrants.net/fr

En Grèce, on n’oublie pas, on ne pardonne pas Tèmbi

Trois ans après la catastrophe ferroviaire de Tèmbi, la colère ne retombe pas en Grèce. 

Entre solidarité internationale, mobilisation de la jeunesse et manifestations de masse contre le gouvernement Mitsotakis, des centaines de milliers de personnes ont réaffirmé leur exigence de justice et dénoncé les politiques de privatisation et d’austérité.

Cette semaine, la rue était très solidaire en Grèce.
Mercredi 25, à l’appel de l’association des femmes ukrainiennes en Grèce, travailleuses envoyant leurs maigres économies au pays, un cortège de 500 à 800 personnes pour dénoncer « Poutine, fasciste, assassin, rends-nous nos enfants ! ». Seule présence du mouvement ouvrier grec : quelques drapeaux libertaires et des camarades de ENSU Grèce… 

Jeudi : manif de la jeunesse scolarisée réclamant justice pour les 57 victimes de la tragédie ferroviaire de Tèmbi (février 2023), dans laquelle ont disparu de nombreux étudiantEs.

Vendredi : tour de chauffe devant le tribunal d’Athènes avant le verdict du procès en appel des tueurs du groupe nazi Aube dorée – Chryssi Avgi (4 mars). 

Et samedi 28, des centaines de milliers de manifestantEs partout en Grèce, dénonçant l’étouffement continu par le gouvernement Mitsotakis des responsabilités pour Tèmbi. Trois ans après le drame, l’ampleur des mobilisations prouve à quel point « justice pour Tèmbi » reste un facteur de colère, de volonté unitaire de masse, de conscientisation.

Une nouvelle fois, c’est le comité des parents de victimes qui a appelé, marquant la volonté d’avancer dans l’unité. À Athènes il y avait au moins 100 000 manifestantEs, avec beaucoup de jeunes et de nombreux syndicats — soulignons que cette année encore, de nombreux magasins ont fermé en solidarité. 

Bien sûr, les discours portaient sur l’exigence de justice — le procès s’ouvre le 23 mars —, avec refus de faire porter les responsabilités sur les cadres intermédiaires, les chefs de gare ou les cheminots. C’est bien la politique de ce gouvernement ultralibéral qui est en cause, avec la privatisation des trains mais aussi, comme le rappelait le secrétaire du syndicat des cheminots, avec le cadre européen imposant le moins-disant sécuritaire pour toujours plus de profits. 

« Soit leurs profits, soit nos vies » : le mot d’ordre est partout — on a beaucoup évoqué les 5 ouvrières tuées dans l’explosion récente de l’usine Violanta —, et il se traduit, face au marasme dans lequel le gouvernement maintient le réseau ferroviaire, par la revendication partagée de service public des transports, avec, comme le dit le groupe des 6 (Anametrissi, DEA etc.), expropriation sans indemnité du groupe privé italien et nécessité du contrôle ouvrier. 

À Trikala, ville où se trouvait l’usine Violanta, le cri des centaines de manifestantEs montre la voie : « On n’oublie pas, on ne pardonne pas ».

A. Sartzekis, Athènes, le 28 février 2026

Source https://npa-lanticapitaliste.org

La crise au Moyen-Orient fait grimper les prix et inquiète les ménages grecs

En Grèce, le prix de l’essence à la pompe augmente et le coût de l’électricité repart à la hausse, ravivant les inquiétudes sur le pouvoir d’achat déjà fragilisé depuis la crise énergétique de 2022.

Le blocage du détroit d’Ormuz empêche plus de 25% du commerce du pétrole mondial de transiter via ce passage (selon l’Agence internationale de l’énergie), ce qui entraîne des conséquences importantes. Les prix de l’énergie augmentent fortement en Grèce. Avec un baril de pétrole qui atteint les 100$, le prix moyen de l’essence a dépassé le seuil symbolique de 2 € par litre, tandis que le diesel s’approche de ce niveau avec environ 11,98 €/litre. Parallèlement, le prix de gros de l’électricité a fortement progressé, atteignant 116,2 €/MWh après une hausse d’environ 16 % en une seule journée. Cette augmentation est principalement due à une baisse de la production d’énergies renouvelables et hydroélectriques, ce qui oblige le système électrique à utiliser des sources plus coûteuses.

De plus, la récente hausse du prix du gaz naturel pourrait encore faire monter les prix de l’électricité dans les prochaines semaines. Dans ce contexte, les tensions internationales dans le golfe Persique alimentent les inquiétudes sur les marchés de l’énergie. Le gouvernement grec indique qu’il est prêt à mettre en place des mesures de soutien pour les ménages et les entreprises si la crise énergétique se prolonge. En comparaison, pendant la crise énergétique de 2022, les prix avaient explosé : le marché de gros avait dépassé 697 €/MWh au pic de l’été 2022 et les factures d’électricité avaient fortement augmenté pour les ménages et les entreprises.

Par ailleurs, les consommateurs grecs font face à de nouvelles hausses de prix alors que le coût de la vie est déjà très élevé depuis la crise énergétique de 2022. Les prix alimentaires sont aujourd’hui environ 22 % plus élevés qu’en 2022 et près de 38 % plus élevés qu’en 2020, ce qui augmente fortement la part du budget des ménages consacrée à l’alimentation. Avec les tensions au Moyen-Orient et la hausse du carburant, le gouvernement craint de nouvelles augmentations et prévoit des mesures pour limiter la spéculation et protéger les consommateurs.

Le gouvernement grec a annoncé des plafonds pour protéger les consommateurs des hausses de prix déclenchées par la crise au Moyen-Orient. Le ministre de l’Énergie Stavros Papastravrou a détaillé les interventions sur le marché du carburant liquide, qui resteront en vigueur jusqu’au 30 juin 2026. De ce fait, dans les stations-services, il est interdit de dépasser une majoration de 12 centimes par litre au-dessus de leur prix d’achat.

Outre le carburant, le blocage du détroit d’Ormuz touche également les supermarchés et les fabricants. Le ministre Takis Theodorikakos a annoncé que les plafonds de profit s’étendront également à la chaîne d’approvisionnement alimentaire. Ainsi, il est interdit aux entreprises de dépasser la marge bénéficiaire brute moyenne de 2025.

Si ces règles ne sont pas respectées, des amendes seront versées à ceux qui les enfreignent.

La fermeture du détroit d’Ormuz a démontré l’importance vitale pour l’économie mondiale de ce passage. Les menaces pour le transport maritime commercial au milieu de la guerre ont étranglé le trafic des navires. Ce samedi, un tanker pétrolier sous pavillon grec a été visé en mer Noire par une attaque de drone.

Le gouvernement grec élabore plusieurs scénarios économiques face aux conséquences potentielles d’un conflit international, car la guerre pourrait fragiliser la croissance, les finances publiques et le pouvoir d’achat. Les autorités prévoient d’augmenter les dépenses publiques, notamment pour soutenir les ménages face à la hausse des prix de l’énergie (par exemple via des subventions sur l’électricité) et pour couvrir les besoins accrus de l’État. Dans ce contexte, le déficit budgétaire pourrait être plus élevé que prévu, ce qui limiterait la marge de manœuvre du gouvernement pour de nouvelles mesures économiques. Les prévisions de croissance seraient également revues à la baisse tandis que l’inflation pourrait atteindre environ 5 %, en grande partie à cause de l’augmentation des prix de l’énergie et des matières premières. Enfin, l’incertitude liée à la durée de la guerre pourrait retarder certaines étapes importantes de la politique économique grecque, comme la sortie du régime de surveillance renforcée par les créanciers européens.

Source https://lepetitjournal.com/athenes

A Grenoble lancement de la commande groupée 2026 pour soutenir les Viome

Solidarité concrète avec les travailleurs
de l’usine VIOME autogérée
à Thessalonique en Grèce

Après que leur usine ait été mise en faillite et abandonnée par les employeurs, les salariés depuis maintenant 13 ans l’ont reprise en coopérative ouvrière.

Ils fabriquent des produits d’entretien ménager écologiques qu’ils distribuent de manière militante. Le terrain a été vendu aux enchères électroniques (la dernière invention de la commission européenne pour pallier aux manifestations citoyennes qui s’opposaient aux expulsions de particuliers) et ils ont été expulsés par la police. Même si les conditions sont plus difficiles la production continue sur une petite parcelle non comprise dans la vente.

Ils en appellent à la solidarité internationale. Il est plus que jamais nécessaire de les soutenir en participant à cette commande.

Voir notre tract d’information

Depuis 2016 et la visite de Makis Anagnostou à Grenoble et afin de les soutenir, le comité de Grenoble organise chaque année une commande groupée de leurs produits. L’année dernière nous étions 25 individus ou groupement à passer une commande.

Pour celle de 2026 vous trouverez :

Le bon de commande avec toutes les informations utiles

Des nouvelles de Grèce de Yannis Youlountas

Source Le blog de YY

Avec au sommaire

58 points de collecte en France à faire connaître,

Soir de fête à Exarcheia,

Soutien de Grèce au mouvement antifasciste menacé en France,

Rendez-vous ce soir à Tarare, ce week-end à Pézenas,puis Romans-sur-Isère,

Un festival à ne pas manquer,

En attendant Costa Gavras,

Chez les Ferré,

Fiche conseil : la recette des riches tranquilles,

Prochain convoi solidaire pour les lieux autogérés en Grèce

Les 58 points de collecte en France

Le prochain convoi solidaire va bientôt partir vers les lieux autogérés en Grèce, en soutien aux luttes et aux collectifs qui aident les précaires grecs et exilés (notamment du Congo, d’Iran, de Palestine et d’Afghanistan, sans oublier nos amis Kurdes).

Mais les fourgons peinent à se remplir ! Notre taux de remplissage est d’environ 50% alors qu’il reste peu temps. C’est aussi pour cette raison que nous avons mobilisé moins de fourgons pour l’instant, proportionnellement au volume de dons reçus.

Il reste encore 58 points collecte en attente de votre visite dans les prochains jours, surtout dans la moitié sud de la France. On compte sur vous et sur vos réseaux. Nous avons besoin de votre aide pour diffuser l’un des liens ci-dessous, dans lequel se trouvent la carte des points collecte, l’annuaire pour les contacter et la liste des besoins :
contact des principaux points

Nous n’avons aucun autre soutien que vous pour communiquer et pour participer. Merci d’avance pour nos compagnons de luttes et d’utopies en Grèce..

Contact, suggestions, propositions : solidarite@anepos.net

Tél. France 06 24 06 67 98 / Tél. Grèce (0030) 694 593 90 80

Vous recevrez dans un mois le compte-rendu en textes et photos du convoi qui s’apprête à partir.

En attendant, voici le compte-rendu en textes et photos du convoi précédent :

http://paspeurdesruines.net/spip.php?rubrique52

Source http://blogyy.net/2026/02/19/infos-grece-les-58-points-collecte-en-france/

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