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Grèce: l’austérité tue

La clinique métropolitaine de Helliniko a ouvert ses portes en décembre 2011. Depuis lors, il est devenu évident que les mesures d’austérité résultant du 1 er mémorandum signé par le Premier ministre de l’époque, George Papandreou, ont provoqué une catastrophe dans la société grecque. Depuis lors, nous avons dénoncé (et enregistré) les effets de l’austérité sur la santé publique et savions que ces résultats seraient visibles dans les indicateurs de santé.

Sept ans plus tard, avec la signature du troisième mémorandum et les obligations de  l’État qui se poursuivront jusqu’en 2060, une étude de la célèbre revue médicale britannique «The Lancet» montre exactement cela. L’étude est intitulée https://www.thelancet.com/journals/lanpub/article/PIIS2468-2667(18)30130-0/fulltext « Charge de morbidité en Grèce, perte en matière de santé, facteurs de risque et financement de la santé, 2000-2016: analyse de l’étude 2016 sur la charge de morbidité dans le monde ».

Pour résumer leurs conclusions:

  • Augmentation de la mortalité dans la population générale de 997,8 pour 100 000 habitants en 2010 à 1 174,9 en 2016 – une augmentation de la mortalité de 17,8%
  • Les cas de tuberculose ont augmenté parmi les citoyens grecs.
  • Les cas de VIH ont presque doublé entre 2010 et 2012, du fait que le programme de distribution de seringues gratuites aux toxicomanes a été abandonné pour réduire les coûts.
  • Augmentation des cas de dépression sévère et de suicide

L’étude analyse l’augmentation des décès dans la population en général par âge (la Grèce est indiquée en bleu) et note que l’augmentation des décès «coïncidait» avec les réductions des dépenses dans le secteur de la santé publique à partir de 2010.

En outre, il y a eu une augmentation des effets secondaires des médicaments, des actes d’automutilation et de nombreux types de cancer rencontrés à tous les âges. Les nouveau-nés et les enfants de moins de 5 ans décèdent de maladies traitables telles que la maladie hémolytique néonatale et la septicémie néonatale. Il y a eu une augmentation significative des cas d’automutilation chez les adolescents et les jeunes adultes. Mortalité accrue chez les personnes âgées de 15 à 49 ans due au VIH, à plusieurs néoplasmes pouvant être traités, à tous les types de cirrhose, à des troubles neurologiques (par exemple, la sclérose en plaques, une maladie du motoneurone), à ​​une maladie rénale chronique et à la plupart des types de maladie cardiovasculaire, à l’exception de la cardiopathie ischémique et accident vasculaire cérébral.

Pour résumer:

  • Les nouveau-nés meurent à cause de maladies traitables
  • Les adolescents et les jeunes adultes ont des taux de suicide plus élevés
  • Les adolescents et les jeunes adultes meurent de maladies liées à une mauvaise alimentation, à l’alcoolisme, au tabagisme et à des maladies traitables.

“Forzes” dans un article sur l’étude Lancet a commenté:

«L’augmentation du nombre de décès dus à l’automutilation chez les jeunes adultes est particulièrement frappante. C’est le coût humain du taux de chômage effroyablement élevé chez les jeunes en Grèce. Au plus fort de la crise, en 2013, il était de 58,21%, soit plus de la moitié des jeunes adultes. Même à l’heure actuelle, malgré le départ d’un demi-million de jeunes du pays, ce chiffre dépasse les 40%. Les jeunes adultes grecs sont confrontés à un choix difficile: partir ou faire face au chômage pendant toute leur vie. Il n’est pas étonnant que l’automutilation et le suicide aient augmenté. « 

«Mais malgré cette épidémie de désespoir, les augmentations de mortalité les plus importantes ne concernent pas les jeunes adultes, mais les bébés et les personnes très âgées. Cela témoigne d’une crise des soins de santé . « 

L’étude Lancet indique clairement qu’entre 2008 et 2014, les dépenses consacrées au système de santé publique grecque sont passées de 9,8% du PIB en 2008 à 8,1% en 2014, et se situent actuellement à 6%! De plus, le PIB a diminué de plus de 25% au cours de la même période (ce qui signifie que les dépenses publiques sont de 4,5%, contre 9,8% en 2008!).

L’étude Lancet indique en outre:

«Depuis la mise en œuvre du programme d’austérité, la Grèce a réduit son ratio de dépenses de santé par rapport au PIB, l’un des plus bas de l’UE, avec un financement des hôpitaux publics 50% inférieur à celui de 2009. Cette réduction a laissé les hôpitaux avec un déficit de fournitures de base, tandis que les consommateurs sont confrontés à des pénuries transitoires de médicaments. « 

Tout ce qui précède est la meilleure explication de la raison pour laquelle les hôpitaux publics grecs ont littéralement été dissous, avec d’immenses pénuries de matériel, de médicaments et de personnel. La seule raison pour laquelle les hôpitaux ne se sont pas complètement effondrés est le dévouement des médecins et des infirmières qui travaillent sans relâche jusqu’à l’épuisement et au-delà pour couvrir les déficits en personnel et en fournitures.

Cette évidence témoigne du fait que l’austérité tue. Et cela tue sur la base des politiques mises en œuvre par tous les gouvernements depuis 2010.

Qui répondra du ministère grec de la santé et qui justifiera?

  • La liste de milliers de personnes qui attendent jusqu’à quatre mois pour commencer leurs traitements contre le cancer alors qu’elles fondent littéralement.
  • Pour les pénuries inexcusables de médicaments, obligeant les hôpitaux publics à rechercher, mendier et emprunter afin de couvrir les besoins de leurs patients.

Et pour déterminer le véritable accès des patients non assurés au service de santé publique grec, nous aimerions que le ministre de la Santé dise :

  • Combien d’argent a été dépensé pour l’hospitalisation et les tests de diagnostic des patients non assurés ?
  • Combien de prescriptions électroniques (prescriptions reconnues dans le système de santé et subventionnées par le système) de tomodensitogrammes, d’IRM ou de scintigraphie ont été émises à des patients non assurés et combien d’examens ont finalement été effectués

Publié http://www.mkiellinikou.org/en/2018/10/04/austerity-kills-these-are-the-results-austerity-kills-there-is-proof/

Appel pour que cessent les violations des droits des personnes exilées

Action collective Frontière franco-Italienne
À Briançon, les violations systématiques des droits des personnes exilées doivent cesser

Les 12 et 13 octobre 2018, nos organisations se sont mobilisées à la frontière franco-italienne, vers Briançon, afin de témoigner des pratiques illégales et des violences commises contre les personnes exilées. Ce que les observateurs ont constaté confirme les alertes émises par les associations locales depuis plusieurs mois :

  • refoulements de personnes exilées dont des mineurs ;
  • contrôles discriminatoires ;
  • courses-poursuites dans la montagne ;
  • propos menaçants et insultants ;
  • entraves à l’enregistrement des demandes d’asile ;
  • absence d’interprètes, etc.

« La liste des pratiques illégales est longue, et nous joignons nos voix à celles des ONG locales afin que le gouvernement français ne fasse plus la sourde oreille et que cessent ces pratiques illégales et dégradantes », a déclaré Agnès Lerolle [1], chargée de coordination des acteurs à la frontière franco-italienne. 

Lors de l’observation continue à la frontière qui s’est déroulée les 12 et 13 octobre 2018, 60 personnes se sont mobilisées dont six avocats du barreau de Gap et trois avocats italiens. De multiples violations des droits ont été constatées :

  • refoulements de 26 personnes depuis le poste de la police aux frontières de Montgenèvre vers Clavière, premier village italien, sans examen individuel de leur situation ni possibilité de demander l’asile ;
  • non-prise en compte de la minorité de 8 personnes, qui se sont pourtant déclarées mineures auprès des forces de l’ordre.

Les avocats français et les avocats italiens qui se sont relayés sur le terrain pendant les deux jours afin de permettre aux personnes refoulées de faire valoir leurs droits, ont pu déposer 11 « référés-libertés » devant le tribunal administratif de Marseille, dont huit pour des mineurs isolés refoulés. 

Aucune protection n’est possible à la frontière, malgré le passage périlleux tenté par les personnes migrantes dans le froid, sans nourriture et sans eau.

Moussa*, originaire de Côte d’Ivoire, refoulé vendredi 12 octobre vers l’Italie, a raconté son interpellation : poursuivi dans un sentier par les gendarmes qui lui ont dit « arrête-toi, on va tirer », il a alors paniqué et glissé, son genou a claqué. Au poste de police, il a demandé à voir un médecin, ce qui lui a été refusé. Il a ensuite été refoulé vers l’Italie et ce n’est qu’à ce moment-là qu’il a pu rencontrer un médecin bénévole qui a pu le soigner.

Les observateurs ont pu collecter de nombreux témoignages d’incompréhension, de violation des droits et d’absence de prise en charge des personnes vulnérables, ainsi que des menaces proférées par les policiers.

Mineur isolé originaire également de Côte d’Ivoire, Ibrahim* a été interpellé par des gendarmes le samedi 13 octobre, dans les sentiers de montagne. Après son refoulement, il a raconté aux militants les propos des gendarmes : « Vous n’êtes pas Français, vous ne pouvez pas vivre en France sans être Français et vous n’êtes pas près de devenir Français ». Emmené au poste de police, il a déclaré sa minorité mais les policiers lui ont alors répondu « La plupart des personnes mentent sur leur date de naissance, pourquoi je te croirais ? ». Ibrahim a ensuite été reconduit en Italie, sans accès à la protection à laquelle il a droit.

Ces témoignages confortent ceux recueillis depuis plusieurs mois par les acteurs locaux qui soutiennent au quotidien les personnes refoulées à la frontière.

Simon* a ainsi témoigné aux militants, fin avril 2018 : « J’ai dit que j’étais mineur, ils ont éclaté de rire (…). J’ai présenté mes papiers guinéens et un homme [un policier] (…) a dit que ces papiers étaient des faux, il les a déchirés. »

Bakary* a également témoigné des propos des policiers lors de son arrestation, toujours en juin 2018 : « La prochaine fois que vous essayez de traverser, on vous renvoie direct en Libye. »

Ces pratiques illégales et ces comportements sont inacceptables dans un État de droit. L’inhumanité et l’hypocrisie de ces atteintes sont intolérables. Comme lors de nos dernières observations en juin 2018 du côté de Menton, nous réitérons notre demande au gouvernement français de cesser ces violations de toute urgence et de protéger ces personnes tel que l’exige le droit.

Mardi 16 octobre 2018

* Les prénoms ont été changés afin de respecter l’anonymat des témoins. 

Associations signataires :

  • Amnesty International France
  • Anafé
  • Chemins pluriels
  • Emmaüs France
  • Gisti
  • Icare 05
  • La Cimade
  • Médecins du Monde
  • Médecins sans frontières
  • Refuges Solidaires
  • Secours Catholique Caritas France
  • Tous Migrants

 

[1] Agnès Lerolle coordonne un an les actions des associations nationales (CAFFIM) et locales engagées auprès des personnes migrantes à la frontière franco-italienne.

Italie : village des migrants démantelé

Riace: le village des migrants démantelé. Le maire de Naples: « Une déportation » Par

Moins de deux semaines après l’arrestation du maire Domenico Lucano, la décision du ministère de l’Intérieur pour « irrégularités manifestes » dans la gestion des fonds publics

Le gouvernement italien a décidé de transférer tous les migrants inclus dans le système d’accueil de la ville calabraise de Riace, la cité considéré comme un exemple positif d’intégration entre migrants et citoyens italiens, mais qui a récemment fait la une de l’actualité nationale pour l’arrestation du maire, Domenico Lucano.La disposition est contenue dans une circulaire du 9 Octobre diffusé par le Département des libertés civiles et de l’immigration du ministère de l’Intérieur (PDF). Cette disposition établit le transfert des demandeurs de protection internationale de Riace à d’autres installations dans les 60 jours et le retour de tous les fonds en raison de « irrégularités évidentes » dans la gestion des fonds publics affectés à la réception. La décision, qui n’a été rendue publique qu’hier soir, a déjà fait l’objet de nombreuses critiques, d’autant plus que le modèle d’accueil de Riace a souvent été décrit comme efficace et positif. Toutefois, les fonds réservés à Riace avaient déjà été suspendus il y a plusieurs mois, précisément en raison de certaines irrégularités constatées par les inspecteurs du ministère de l’intérieur.

L’ordre de transfert des migrants est arrivé une semaine après l’arrestation du maire de Riace, Domenico Lucano, le « maire insoumis » qui avait inventé ce modèle d’accueil des migrants. Lucano a été accusé d’aide et de complicité à l’immigration clandestine et d’illicite dans l’attribution directe du service de collecte des déchets. Lucano a été également accusé d’organiser des « mariages de complaisance » entre citoyens italiens et femmes étrangères afin de permettre à celles-ci de rester sur le sol italien.

Le maire de Naples, Luigi de Magistris, qui a toujours soutenu l’action du marie calabrais et a fait de Naples une « ville d’accueil pour les migrants » en invitant tous les maires du Sud de l’Italie à désobéir à la fermeture des ports décidée par le ministre de l’intérieur Salvini a dit à la presse: « La déportation des migrants de Riace est un acte violent et inhumain. Au lieu de chasser les mafieux ou de déporter les victimes des trafiquants de la mort. C’est une honte! ». Oui, c’est une honte pour l’Italie et pour toute l’Europe.

@marco_cesario

Quant a Mimmo Lucano, le maire, il n’est plus en assignation a domicile mais interdit de residence a Riace. Il a accepte la proposition d’accueil a Naples officiellement faite par le maire de Magistris

Aller à Gap le 8 novembre pour soutenir les 7 de Briancon

Jeudi 8 novembre 2018 : TOUS/TOUTES EN CAR à GAP

en soutien à 7 militant.e.s poursuivie.s

pour leur solidarité avec des migrants

Appel à mobilisation internationale : mercredi 7 et jeudi 8 novembre 2018 procès de 7 militant.e.s dont 4 Français, 2 Suisses et une Italienne. Ces personnes risquent 10 ans de prison et 750000 euros d’amende ( !!!). Il leur est reproché « l’aide à l’entrée sur le territoire français d’étrangers en situation irrégulière, le tout en bande organisée » à l’occasion de la marche de solidarité du 22 avril dernier à Briançon. Marche au caractère spontané en réaction aux provocations racistes et dangereuses du groupuscule Génération Identitaire qui depuis la veille bloquait en toute impunité le col de l’Echelle pour refouler les migrants- en les exposant aux plus grands risques- voulant se réfugier en France.

La CISEM– Coordination iséroise de solidarité avec les étrangers migrants- a décidé, en solidarité, d’affréter un CAR (40 personnes) pour GAP pour le JEUDI 8 NOVEMBRE pour nous joindre aux centaines de personnes qui viendront de partout en soutien aux « inculpés ».

INSCRIVEZ –VOUS D’URGENCE (Bulletin d’inscription ci-dessous) . Si vous ne pouvez venir vous pouvez soutenir cette initiative en contribuant au financement de ce car (coût : environ 850 euros).

Que vous vouliez venir à Gap et vous inscrire pour venir en car ou que vous vouliez apporter votre soutien pour nous aider à financer ce car, merci de nous renvoyer le BULLETIN CI-DESSOUS

BULLETIN à renvoyer à CISEM- c/° CIIP- Maison des Associations- 6 rue Berthe de Boissieux- Grenoble

NOM- Prénom

Adresse postale ou mail :

Tel :

  1. Je m’inscris pour la montée en car Jeudi 8 novembre ( Départ 6H du matin gare routière, on repartira de Gap à 16H pour arriver à Grenoble vers 18H)

Participation : 20 euros ( 10 euros pour les « dés-argentés » !)

Chèque à l’ordre de CISSP (Comité isérois de soutien aux sans papiers).

  1. Je ne peux aller à Gap mais je soutiens cette initiative solidaire en versant la somme de :

. Chèque à l’ordre de CIISP et à envoyer à même adresse…(SOUTIEN QUI SERA BIENVENU CAR NOUS SERONS CERTAINEMENT DEFICITAIRES)

Quand un tribunal invente le délit de citoyenneté

Par Dans une décision du 27 septembre 2018, les juges du tribunal administratif de Grenoble ont condamné trois citoyens défendant leur collectivité contre les pratiques mafieuses des banques à payer 1 200 euros au titre des dépens dans le cadre d’une action en justice, créant de ce fait un nouveau délit : le délit de citoyenneté.

Les banques ont escroqué les collectivités locales…

La Métropole de Grenoble fait partie des milliers de collectivités abusées par les banques qui leur ont fait souscrire des emprunts toxiques. Ces emprunts spéculatifs ont permis aux banques d’encaisser des marges colossales pendant des années en toute illégalité car les collectivités n’ont pas le droit de souscrire des produits spéculatifs. Lorsque la crise financière de 2007-2008 a éclaté, les taux de ces crédits ont explosé. Les collectivités se sont retrouvées piégées avec pour seule alternative : soit continuer à payer des intérêts dépassant souvent les 20 %, soit rembourser l’emprunt mais en versant à la banque une indemnité pouvant représenter plusieurs fois le montant de la somme empruntée.

… avec la complicité du gouvernement…

Face au refus des banques de renégocier ces emprunts à des conditions honnêtes, beaucoup de collectivités ont alors décidé d’agir en justice et ont obtenu gain de cause car le taux effectif global (TEG)[1]qui devait être mentionné sur le contrat n’y figurait pas ou était inexact. Mais pour les empêcher de gagner sur ce motif, le gouvernement au pouvoir à l’époque a fait voter par le Parlement le 10 juillet 2014 une loi scélérate de validation rétroactive de ces emprunts illégaux. Avec cette loi la mention du TEG n’était plus une condition obligatoire et cette disposition valait aussi pour tous les emprunts déjà souscrits. Pour faire passer la pilule, la loi créait un fonds de soutien doté de 3 milliards d’euros… financé par les administrés. Il restait toutefois d’autres moyens de droit à invoquer pour attaquer ces emprunts, tels que leur caractère spéculatif, le manquement par la banque à ses devoirs d’information, de conseil et de mise en garde, la tromperie, le dol, etc. Pourtant, peu d’élus ont décidé d’engager le bras de fer contre les banques pour contester le paiement de ces dettes illégales et illégitimes. Pour tenter de pallier cette inertie, quelques collectifs d’audit citoyen ont décidé d’engager le combat.

… et le soutien de la justice.

Aux ordres du pouvoir, les juges civils et administratifs ont systématiquement rejeté les demandes des collectivités qui avaient engagé des actions. Les autres collectivités ont cédé à la pression des préfectures et ont préféré passer un accord avec la banque pour sortir des emprunts mais en payant des indemnités colossales. Dans quelques-unes de ces collectivités, des citoyens rassemblés dans des CAC (collectifs d’audit citoyen) ont attaqué les délibérations votées par les conseils municipaux ou communautaires. À Nîmes, Vichy, Dijon et Grenoble des actions citoyennes ont été engagées.

À Nîmes, le 6 mars 2018, les membres du CAC 30 ont obtenu l’annulation de 3 délibérations de la Métropole de Nîmes au motif du manquement du président de la Métropole de Nîmes à son devoir d’information. Dans cette affaire, la banque (le Crédit Foncier, filiale de BPCE) a fait payer à la collectivité une indemnité faramineuse de 58,6 millions d’euros en plus des 10 millions de capital remboursé. Mais les juges du tribunal de Nîmes se sont bien gardés de remettre en cause la légalité des contrats des emprunts toxiques ainsi que des conditions dans lesquelles ils ont été mis en place. Une nouvelle délibération a été prise par la collectivité et un nouveau recours a été engagé par les membres du CAC 30.

À Vichy, un recours engagé par trois citoyens est toujours en attente d’une décision.

Contre le délit de citoyenneté inventé par les juges administratifs à Grenoble…

À Grenoble, des citoyens ont attaqué les délibérations votées par la Métropole. Dans une décision du 27 septembre 2018, non seulement les juges du tribunal administratif de Grenoble ont rejeté leurs demandes légitimes en rendant la justice au nom de la caste des banquiers, mais ils ont condamné les trois plaignants à payer 1 200 euros à Grenoble Alpes Métropole, créant de ce fait un nouveau délit : le délit de citoyenneté. Le message est clair et il est politique : il s’agit de dissuader les citoyens de s’attaquer aux banques et de les intimider en les menaçant de condamnations.

… Opposons la lutte l’impératif de solidarité !

Pour dénoncer ce simulacre de justice et l’impunité dont bénéficient les banques, au-dessus des lois, il est essentiel de faire circuler cette information et de soutenir nos camarades de Grenoble. Nous pouvons les aider de plusieurs façons :

Apporter un soutien financieren faisant un chèque à l’ordre de : ATTAC 38 (préciser au dos du chèque « action CAC38 »)[2], à adresser à :

Attac Isère

Maison des associations

6 Rue Berthe de Boissieux

38000 Grenoble.

Interpeller les responsables politiques de Grenoble Alpes Métropole pour qu’ils refusent que leur collectivité, qui prône en permanence la « participation citoyenne », exige le paiement des 1 200 euros auprès des trois citoyens qui ont défendu les intérêts de la collectivité. Pour ce faire, il suffit d’adresser un courriel au Président de Grenoble Alpes Métropole pour réclamer la non-application de cette condamnation scandaleuse. Les messages[3]sont à envoyer directement au président de la métropole à l’adresse suivante : christophe.ferrari@lametro.fr

La victoire en trompe-l’œil de Sassenage

Sassenage est une des rares collectivités dont le maire a poursuivi le combat contre Dexia. Le 4 octobre dernier, la Cour d’appel de Versailles a rendu un jugement dans lequel elle ordonne à Dexia de reverser à la collectivité 30 % des intérêts réclamés par la banque à la collectivité entre 2011 et 2015. La cour justifie ce versement au titre de dommages et intérêts en réparation du préjudice résultant de la perte de chance pour la collectivité. Mais cette décision n’est qu’une victoire en trompe-l’œil car l’essentiel du surcoût d’intérêts reste à la charge de la commune et les juges se sont bien gardés de déclarer spéculatifs les emprunts toxiques. Les juges ont bien pris soin de rappeler dans leur arrêt que leur décision était motivée par le fait que Sassenage était une petite collectivité et qu’elle avait passé, en dehors des emprunts, une convention de conseil avec la banque. Sachant que la quasi-totalité des collectivités en attente de décision dans des procès qui les opposent aux banques n’ont pas signé ce type de convention, le message envoyé par les juges est clair : les collectivités vont perdre.

(Mauvaise) moralité de l’histoire

Ainsi, en France, le pouvoir politique et les juges à sa botte préfèrent condamner des citoyens qui défendent le bien public, l’intérêt général, et laisser les banques libres de poursuivre leurs exactions.

Aujourd’hui, ce n’est pas la justice qui dit le droit mais les banques et les escrocs de la finance grossièrement dissimulés derrière des marionnettes en robe noire. Cette mascarade s’appelle justice de classe.

Il est grand temps de rendre la justice au nom du peuple français et de placer les banques sous contrôle citoyen au moyen de leur socialisation.

[1]Le TEG est le taux qui récapitule le coût exact du crédit en intégrant tous les coûts liés à celui-ci.

[2]Dans l’éventualité où les fonds solidaires recueillis sur ce compte excèderaient les frais à payer à Grenoble Alpes Métropole, le surplus serait reversé à d’autres collectifs citoyens agissant en justice.

[3]Texte de courriel possible :

« Mr le Président de Grenoble Alpes Métropole,

Je vous adresse ce message pour vous faire part de mon soutien plein et entier envers les trois membres du CAC 38 qui ont été scandaleusement condamnés par la justice à payer à votre collectivité 1 200 € de frais de justice.
Je considère que leur action citoyenne est particulièrement juste, responsable et soucieuse des finances de leur agglomération.
Je vous demande en conséquence de ne pas exiger le paiement de cette somme comme vous en avez la possibilité.

Avec mes salutations citoyennes déterminées »

Solidaires avec les 7 de Briançon

Liberté et relaxe pour les 7 de Briançon

Ils risquent la prison pour avoir aidé des personnes migrantes en danger dans les Alpes. Bastien, Benoit, Eleonora, Juan, Lisa, Mathieu et Théo vont être jugé·e·s le 8 novembre 2018 au tribunal de Gap (Hautes-Alpes).

Ils risquent la prison pour avoir aidé des personnes migrantes en danger dans les Alpes. Bastien, Benoit, Eleonora, Juan, Lisa, Mathieu et Théo vont être jugé·e·s le 8 novembre 2018 au tribunal de Gap (Hautes-Alpes).

Leur seul tort : avoir participé le 22 avril dernier, dans un contexte de militarisation croissante de la frontière franco-italienne, à une marche solidaire pour dénoncer les agissements du groupuscule Génération Identitaire qui menait une opération d’intimidation violente et d’incitation à la haine au col de l’Echelle (Briançon).

Pour cela, ils risquent jusqu’à 10 ans de prison et 750 000 euros d’amende. Il s’agit de peines normalement réservée à la criminalité organisée.

A travers eux, ce sont non seulement des associations régionales et nationales qui sont visées,  Tous migrants, La Cimade, L’Anafé et Chez Marcel…, mais plus largement toutes celles et tous ceux qui chaque jour, par simple humanisme ou parce qu’ils aspirent à un modèle de société plus juste et plus humain, apportent leur soutien à celles et ceux qui en ont besoin et ce quelle que soit leur origine.

Le procureur a donc choisi de poursuivre en justice des militant·e·s solidaires, ni délinquant·e·s, ni trafiquant·e·s, tout en garantissant l’impunité aux membres du groupe d’extrême droite Génération Identitaire qui n’ont fait l’objet d’aucune poursuite judiciaire à ce jour. Et alors même que les forces de l’ordre se rendent quotidiennement coupables de violations des droits des personnes étrangères et de violences inacceptables sur les exilé·e·s.

En écho à la récente décision du Conseil constitutionnel qui a enfin reconnu la fraternité comme un principe constitutionnel, nous demandons :

– la relaxe pure et simple pour Bastien, Benoit, Eléonora, Juan, Lisa, Mathieu et Théo ;

– la fin de l’acharnement des forces de l’ordre et de toutes les poursuites judiciaires contre les personnes qui viennent en aide aux personnes migrantes ;

– l’arrêt immédiat des violences policières dont sont victimes les personnes exilées à la frontière et le respect de leurs droits.

Toutes et tous solidaires avec les 7 de Briançon. Toutes et tous contre le délit de solidarité. Toutes et tous délinquant·e·s solidaires en bande organisée.

Pétition à l’initiative du Comité de soutien aux 3+4 de Briançon, La Cimade, Collectif Délinquants Solidaires, Gisti, Anafé, Tous Migrants, Emmaüs, UJFP (Union juive française pour la paix), Fasti, Bagagérue, FAP (Fondation Abbé Pierre), Transport People and Care, Syndicat des Avocats de France, LDH (Ligue des droits de l’Homme), Union syndicale Solidaires, SUD Education, Roya citoyenne et L’Auberge des Migrants.

Plus d’informations du Comité de soutien aux 3+4 de Briançon.

Réunion publique « La scop : de Thessalonique à Grenoble »

Le collectif Grèce-austérité vous invite pour une soirée 

La scop : De Thessalonique à Grenoble, une autre manière de gérer une  entreprise

Mercredi 7 novembre à 20h Maison des associations

6 rue Berthe de Boissieux à Grenoble

De plus en plus de salariés s’organisent en SCOP (Sociétés Coopératives de Production) une forme d’entreprise où les travailleurs ont la maitrise de leur outil de travail et de leur production.

C’est ce qu’ont fait les travailleurs de l’entreprise VIOME de Thessalonique en Grèce. Ils ont repris leur entreprise en coopérative ouvrière. Une vidéo expliquera leur combat et un point d’actualité sera fait sur leur lutte. Cette soirée sera l’occasion de les soutenir en commandant les produits qu’ils fabriquent (voir les modalités pour la commande groupée de Grenoble https://www.grece-austerite.ovh/soutenons-les-viome-le-collectif-lance-la-commande-groupee/ )

En France un modèle qui se développe

Meryem Yilmaz de l’union régionale des Scop, Hervé Charmettant universitaire et Cyril Zorman de la société Probesys à Grenoble, exposeront les divers aspects de ce mode d’organisation. Ces interventions seront suivies d’un débat avec la salle.

Pour nous aider à diffuser cette annonce Soirée Scop_Viome_affiche_A4

Cette soirée est organisée dans le cadre du festival des solidarités qui se tiendra à Grenoble du 7 novembre au 2 décembre 2018.

Xénocratie bavaroise La rubrique de Panagiotis Grigoriou

Panagiotis  Grigoriou est Ethnologue et historien, chroniqueur, analyste, initiateur d’un concept de tourisme alternatif  et solidaire en Grèce. Le regard de l’historien et de l’anthropologue sur l’actualité et le vécu de la crise grecque.

Xénocratie bavaroise

Nouvel automne au vieux pays. Zorbá, le cyclone subtropical méditerranéen qui s’est engouffré dans la mer Égée s’est éteint certes, sauf que le pays réel s’incruste comme jamais dans sa tourmente finale C’est bien connu, la seule météo ne suffit plus pour faire, et encore moins pour défaire un pays. Cela, contrairement à la “gouvernance”… de Tsípras et des mondialisateurs réunis. Pour ceux qui ne l’auraient pas remarqué, nous subissons alors une guerre sans précédant, probablement ultime et déjà totale, à la manière inique et unique de ce siècle du technologisme féodal. Au pays des symboles et des remparts surannés, nous entrerions on dirait parfois dans la mer comme pour toujours. Tropismes d’automne ?

Remparts surannés. Nauplie, octobre 2018

Nos touristes éblouis visitent toujours Mycènes et Épidaure sous le vent d’automne. L’ambiance y est… comme pour l’archéologie funéraire devant les restes matériels de sépultures ou d’ensembles funéraires… et c’est du pays réel qu’il s’agit. Il y a aussi nos… retraités importés et fiers de l’être, à l’instar de ce Français, rencontré dans le Péloponnèse forcément mythique, ayant à ses dires tout laissé derrière lui. “J’ai quitté la France, c’est impossible d’y vivre avec une retraite même normale, j’ai vendu ma maison sur la Côte d’Azur car l’ambiance même, elle devenait insupportable, ici c’est le Paradis, le calme, la beauté. Je viens d’acheter une maison au village d’en face au dixième du prix pratiqué en France, et je suis en train de m’installer.”

Heureux qui… contrairement à Ulysse et à l’instar du retraité ayant quitté sa Côte d’Azur, ignore alors pratiquement tout de la géopolitique, voire, de la situation sociale et politique, ainsi que de la détresse réelle des habitants de son pays d’après. Grèce ainsi méta-moderne, dont les soins palliatifs pour de pas dire le coup de grâce, ont été confiés aux (presque) derniers des salopards, à savoir, la bande criminelle de la Gauche à la SYRIZA, en attendant d’ailleurs leur remplacement par l’autre clan criminel, celui des Mitsotákis et de sa supposée Droite de la Nouvelle Démocratie. En même temps, de nombreux retraités bien d’ici aux 400€ mensuel après l’énième diminution du montant des retraites, abandonnent alors la Grèce pour la Bulgarie, rien que pour survivre. En réalité ces Grecs subissent un véritable Pogrom, et quittent ainsi leur pays à contrecœur.

De nombreuses familles bulgares dont les membres ont travaillé par le passé aux domiciles des Grecs, mais restés désormais sans travail et revenus au pays, ils proposent aux Grecs qu’ils connaissent l’hébergement chez eux en Bulgarie en échange d’un… loyer mensuel dont le montant est beaucoup plus bas que le coût de la vie en Grèce, presse grecque, octobre 2018. Notons que la Bulgarie a perdu plus de 20 % de sa population en 20 ans, une véritable hémorragie, la jeunesse émigre massivement vers l’Ouest pour trouver du travail tandis que la dite “intégration” dans l’Union européenne a facilité ce déclin démographique.

Visiteurs à Mycènes. Octobre 2018
Fouilles à Épidaure. Octobre 2018
Fouilles à Épidaure. Octobre 2018

Les Européens, retraités ou pas, se… baladent alors et s’installent de pays en pays, ou plus exactement, de cercueil en cercueil, pendant que le remplacement programmé, en tout cas partiel, de la population européenne par de nombreux migrants essentiellement Musulmans issus de tant d’autres pays transformés aussi en cercueils par la géopolitique, notamment sous l’emprise de l’Occident des métanthropes financiers à la Soros, suit son cours. En Grèce, les vérités qui courent les rues sont alors exprimées par certains médias, étant donné que la dictature du politiquement correct, autrement-dit, la… pseudologie des faits infligée par les mondialisateurs a du mal à s’imposer.

Comme il a été rappelé lors de l’émission du soir de Lámbros Kalarrýtis sur la radio 90.1 FM (12 octobre 2018), “contrairement aux dires des gouvernants et de la propagande des mondialisateurs européistes, cette immigration, qui plus est musulmane vers la Grèce, est un fait construit, voulu et accompagné par tout un programme parallèle de déshellénisation et de déchristianisation de la Grèce. Ce n’est pas par hasard qu’au même moment, les nouveaux programmes de l’école annoncés par le Ministre SYRIZA de l’Éducation Gavrlóglou, font disparaître, l’histoire de la Démocratie et de l’Antiquité grecques, les guerres Médiques, Thémistocle et Périclès, Antigone, Thucydide, autant que la Révolution nationale contre les Turcs de l’Empire Ottoman et par la même occasion, on diminue drastiquement l’enseignement du grec ancien et on supprime celui du latin. Enfin, l’enseignement de la langue grecque est de plus en plus apparenté à celui d’une langue enseignée à une population dont le grec n’est pas la langue maternelle, étrange, non ? Donc on peut supposer que toute une… préparation est en cours pour convertir l’école grecque en une structure du seul accueil des populations allogènes.”

“Gavrlóglou et les autres de SYRIZA, d’abord fidèles à l’agenda interventionniste et totalitaire des institutions visibles et invisibles à la Soros, agissent dans le but de détruire les nations de la vielle Europe, ceci même en flagrante opposition à ce que notre Constitution explicite en termes d’Éducation Nationale pour ce qui est des buts et du contenu. On remarque que ces derniers temps, le cynisme de l’UE et des autres, gouvernement grec compris, consiste à laisser gonfler la population les Hot Spots à Lesbos comme ailleurs sur les îles, à ne pas contrôler les frontières et finalement, à rendre la situation explosive et pour tout dire les conditions atroces pour les migrants et autant pour la population grecque des îles.”

ONG profiteuses et crise migratoire. Quotidien ‘Kathimeriní’, le 10 octobre 2018
Migrants à Athènes et monument… investi par eux. Octobre 2018
Manifestants communistes photographiés par les touristes. Athènes, octobre 2018

“Les médias internationaux et d’ailleurs allemands, s’en émeuvent comme par hasard en ce moment, puis, le gouvernement et les ONG à Soros, sous prétexte de crise dite humanitaire, installent désormais ces migrants en Grèce continentale via entre autre, le programme Hestia, au moyen de loyers entièrement pris en charge. La désignation même, Hestia, n’est pas choisie par hasard, car en bon grec le terme renvoie à une installation alors durable pour ne pas dire définitive. Rappelons-le une fois pour toutes, le problème migratoire n’est pas un problème humanitaire, c’est d’abord un problème géopolitique, et dans la géopolitique il y a généralement la guerre. Accessoirement, c’est un gros commerce au profit des trafiquants passeurs et des ONG largement subventionnées. Notons enfin, qu’une fois les migrants installés à l’intérieur du pays, ils se sont plus concernés par l’accord certes difficile de leur supposé retour en Turquie”, (Lámbros Kalarrýtis et ses invités sur la radio 90.1 FM le 12 octobre 2018, cité de mémoire).

Les migrants nouveaux, investissent alors le centre d’Athènes et de Thessalonique, autant que… certains monuments commémoratifs de l’histoire de la ville défaite (à la fois l’histoire et la ville). Migrants qui visiblement sont autant sceptiques et accablés de leur sort que les Grecs. Et à quelques mètres seulement, des touristes photographient les retraités communistes lesquels tout autant enfoncés, ils manifestent alors pour la forme, et pour dénoncer la suite… logique dans la poursuite des coupes sobres de leurs pensions, même si, le gouvernement des criminels de SYRIZA/ANEL prétend le contraire.

C’est autant hélas de notre temps du tropisme européen d’automne, ainsi, Vassílis Kaloússis, chanteur de la variété populaire connu des années 1980, s’est suicidé en se jetant sous une rame du métro à Athènes. Il avait été paupérisé et d’après ses proches, sa dernière dignité ne pouvait que de le conduire vers un tel… dénouement. D’ailleurs, son corps est resté à la morgue près de dix jours avant que l’on puisse l’identifier, presse grecque du 12 octobre.

Manifestants retraités et communistes. Athènes, octobre 2018
Manifestants retraités et communistes. Athènes, octobre 2018
Journalistes de la très systémique ERT devant le Palais du Premier ministre. Athènes, octobre 2018

Dans la même série des faits sombres, un autre grec alors âgé de 84 ans a été retrouvé inanimé dans son bateau amarré dans le port de Vólos en Thessalie. Il est mort, parce que le système dit de Santé, ne pouvait plus prendre à charge à temps son besoin cruel de dialyse, (presse grecque du 11 octobre 2018). Et du côté des migrants, le bilan est également lourd ces derniers jours. D’abord, il y a eu les corps d’une femme de 35 ans et de deux filles respectivement d’environ de 18 et de 15 ans ; ils ont été retrouvés près de la frontière entre la Grèce et la Turquie en Thrace. Ces pauvres femmes, elles ont été assassinées de manière particulièrement sauvage à l’arme blanche, tandis qu’elles portaient encore leurs bijoux, donc le vol n’est visiblement pas un des motifs du crime.

D’après le reportage, les enquêteurs de la Police grecque, pensent d’abord à un probable différent entre elles et leurs passeurs, et/ou sinon, à une signature de type islamiste dans ce crime, (presse grecque du 14 octobre 2018). Sans oublier enfin, ces onze migrants ayant trouvé la mort alors terrible… carbonisés, lorsque le véhicule des passeurs qui les transportait et qui ne s’est pas arrêté aux signaux des policiers, a finalement heurté un camion pour prendre alors feu, (presse grecque du 11 octobre 2018). Tropismes… d’automne. Les médias très autorisés, à la manière de l’ERT radiotélévision des népotistes SYRIZA/ANEL, dont les journalistes payés pour la propagande, resteront longtemps postés devant le Palais Maxímou, résidence du Premier ministre, au lieu d’informer réellement les… névrotiques d’en bas sans jamais évoquer les vrais sujets, c’est bien connu et dire que nous avions tant lutté pour que cette ERT fermée par le gouvernement Samarás en 2013 puisse renaître.

Le vrai monde depuis l’île de Póros. Octobre 2018
Le vrai monde. Póros, octobre 2018
Au pays des agrumes. Póros, octobre 2018

Dans la même série noire du dit journalisme, rares sont ceux qui nous informent par exemple des pratiques népotistes des laquais dorés du Quatrième Reich européiste très actuel. Rappelons déjà Junker de l’administration coloniale de Berlin et de Bruxelles lequel en accordant des cadeaux aux Commissaires, fait ainsi nommer Martin Selmayr secrétaire général de la Commission. Ceux qui n’ont pas peur de la vérité écriront alors que Martin Selmayr, accompagné des autres Allemands de service (et d’asservissement pour tous les autres), à savoir Helga Schmid au Secrétariat général du Service européen pour l’action extérieure, et Klaus Welle, secrétaire général du Parlement européen. Tous les trois, ils vont alors diriger cette armée composée de 33.000 mandarins de la Commission, payés pour alors servir les intérêts des seuls oligarques du bloc occidental.

Tous ces faits du jour sont alors liés aux yeux des Grecs, et depuis Athènes comme depuis Mycènes et Épidaure, on observe avec effroi ces agissements de la caste des valets de l’Allemagne, à l’instar de Jacques Julliard lorsque ce dernier signe un papier intitulé “Pour sauver l’Europe, osons la Françallemagne !”.

Nous observons pareillement combien par exemple Angela Merkel intervient directement auprès de la marionnette Zaev, Premier ministre de l’Ex-République fédérale Yougoslave de Macédoine, lui demandant expressément d’ignorer la décision des Slavomacédoniens, lesquels ont invalidé par leur boycott la question et autant le référendum sur l’accord macédonien de Tsípras – Zaev. Non, Angela Merkel, souhaite publiquement que cet accord soit au plus vite validé au Parlement de Skopje. En ce moment, la presse du pays voisin et aussi la presse grecque, font état des très probables transactions et “des valises remplies de billets qui circulent pour ainsi faire changer d’avis certains députés de l’opposition”, radio 90.1 par exemple, semaine du 8 octobre.

Le Macédonisme nationaliste et ouvertement agressif qui règne pour l’instant chez nos voisins Slaves de l’autre côté de la Macédoine géographique grecque lorsque par exemple ces derniers distribuent aux visiteurs de leurs pays des cartes de l’ensemble de la Macédoine géographique qui devraient ainsi… designer leur futur État agrandi, ne nous fait pas oublier qu’en dépit de leurs agissements si néfastes pour nos affaires balkaniques communes, le verdict de leur peuple ne doit pas être piétiné de la sorte par le néocolonialisme de l’Allemagne actuelle. Pour le reste, nous savons qu’un jour, sans interventions extérieures, les deux peuples finiront par trouver un accord, et en tout cas, pas celui imposé par Berlin, par Bruxelles et par l’OTAN.

Enfin, deux mois avant l’accord Macédonien entre Tsípras et Zaev du mois de juin, la Régie de l’Électricité grecque DEI, endettée et… suffisamment agonisante financièrement, a racheté à Skopje et pour 4,8 millions d’euros, la société d’électricité EDS (Energy Delivery Solutions), une société plutôt problématique, appartenant au Vice-président au gouvernement Zaev et ami très personnel du Premier ministre du pays voisin. L’accord avait été tenu secret, sauf que l’information a pu être finalement révélée en septembre dernier. Le… détail de l’histoire, c’est que le montant de la transaction a été directement versé sur le compte personnel de Kocho Angjushev, l’ami très personnel de Zoran Zaev, (presse grecque, septembre et octobre 2018). . Mafieux de tous les pays, unissez-vous !

Macédonisme agressif. Souvenir de Skopje, (Internet grec)
Automne. Péloponnèse, octobre 2018
Vie très quotidienne. Nauplie, octobre 2018

Tropismes ainsi d’automne, pour ne pas dire d’un hiver européiste alors sans fin. Entre Grecs et Italiens par exemple à Nauplie, nous évoquons ces agissements de la caste des castes à Bruxelles et à Berlin, aussi contre l’Italie actuelle et contre son gouvernement très démocratiquement élu. Quel que soit le pays et la sensibilité politique, toute politique favorable au maintient des droits des peuples et des nations souveraines en cette Europe, elle deviendra toujours suspecte et condamnable aux yeux des… lobbyistes de la mort. D’où d’ailleurs la nécessité de faire comprendre que les peuples de cette Europe soumise doivent dans un premier temps boycotter les dites élections européennes, un processus d’ailleurs factice, servant à valider par la propagande les institutions impériales et colonisatrices à l’intérieur de la dite UE, sous contrôle d’ailleurs très largement allemand.

Signe des temps, de son côté… obscur de la force, Horst Seehofer, chef de la CSU bavaroise et ministre de l’Intérieur au sein du gouvernement Merkel, a déclaré la semaine dernière que “les Bavarois lesquels ont alors gouverné la Grèce par le passé durant une certaine période, ils auraient dû alors la gouverner de manière plus durable”. La presse grecque a largement reproduit ces déclarations et cela pour cause. C’est une allusion à la période de la Bavarocratie absolue en Grèce, indépendante depuis peu, entre 1833 et 1843 sous le jeune Othon, fils cadet de Louis Ier de Bavière, imposé par les Puissances, notamment par l’Angleterre et par la France lesquelles ont rappelons-le, largement… sollicité l’assassinat du premier Gouverneur de la Grèce Jean Kapodístrias ancien chef de la diplomatie du Tsar, et jugé déjà trop pro-russe, pratiquement deux siècle avant Vladimir Vladimirovitch Poutine.

L’histoire, encore l’histoire. Comme le note à très juste titre mon ami Olivier Delorme dans son ouvrage, cette Bavarocratie est “une manière de corseter étroitement l’indépendance et de justifier les innombrables ingérences des Puissances qui vont hypothéquer à la fois la cohérence interne et la politique extérieure du nouvel État”, Olivier Delorme, “La Grèce et les Balkans”. Tel est d’ailleurs tout le fond du raisonnement de l’Eurocratie germaniste actuelle et c’est même une attitude encore plus dangereuse pour l’existence même de la Grèce actuelle. Grèce, beau pays, toujours visité !

Beau pays visité. Póros, octobre 2018
Péloponnèse, octobre 2018
Coin d’Italie. Nauplie, Péloponnèse, octobre 2018
Hôtel du Roi Othon. Nauplie, octobre 2018

Car au-delà des ingérences des Puissances, dont la période de la Troïka et du mémorandum depuis 2010, ayant hypothéqué comme on sait à la fois la cohérence interne et la politique extérieure de la Grèce avec l’aimable collaboration des forces politiques “grecques”, il y a de cette planification historiquement perceptible de l’Allemagne et peut-être aussi des États-Unis, allant jusqu’à affaiblir la Grèce en la découpant, donnant dans un futur pas si lointain ainsi le Nord, la Macédoine grecque aux voisins Slaves, (comme durant l’Occupation allemande des années 1940), et la Thrace (Occidentale), où vit une minorité musulmane (120.000 personnes sur une population totale de 360.000 habitants pour l’ensemble de la Thrace grecque) à la Turquie. Non ce n’est pas de l’hallucination, mais de l’observation participante des faits et gestes très actuels des acteurs géopolitiques en Europe et bien au-delà.

La tectonique des plaques géopolitiques sont alors en plein mouvement. Ce dernier temps, un nombre inconnu de migrants essentiellement Afghans et Pakistanais d’après des estimations que la presse évite d’évoquer trop souvent, passent ainsi illégalement la frontière en Thrace, entre la Grèce et la Turquie. Les trois femmes sauvagement assassinées ainsi que les onze victimes de l’accident de route… géopolitique, en faisaient d’ailleurs partie. Les internationalistes des tiroirs-caisses à la Tsípras, ne contrôlent visiblement pas cette frontière (tout comme les frontières maritimes), et ces populations musulmanes que le gouvernement SYRIZA/ANEL installe déjà en Macédoine et Thrace grecques, feraient tôt ou tard de manière volontaire ou pas, le jeu de la Turquie, avec ou sans Erdogan d’ailleurs. Accessoirement, l’Allemagne et/ou l’OTAN, contrôleront les Balkans jusqu’à la dernière montagne la plus reculée, lorsque tous les pays seront petits et affaiblis, Grèce comprise, sans oublier que de monter les uns contre les autres, c’est un jeu comme on sait diachronique. Sous cet angle déjà, le problème des migrants est géopolitique et non pas humanitaire, et depuis les Balkans, cette réalité est suffisamment perçue.

Pour ceux qui ne l’auraient pas remarqué, nous subissons alors une guerre sans précédant, probablement ultime et déjà totale, à la manière inique et unique de ce siècle aussi du technologisme féodal. Pourtant, nos touristes observent par exemple à Épidaure les fouilles en cours et s’en réjouissent. La vie semble belle, et c’est un beau spectacle, celui de la Grèce des vestiges, et autant on dirait des animaux majestueux, surtout, et d‘abord adespotes.

Animal adespote. Nauplie, octobre 2018
Épidaure en mer. Octobre 2018
Animal adespote. Nauplie, octobre 2018
Aspect local. Péloponnèse, octobre 2018

La Grèce des vestiges, c’est pourtant aussi la grève des archéologues et du personnel des musées et des sites archéologiques durant la journée du 11 octobre. Ce… pauvre personnel s’est ainsi mis en grève pour exiger du Ministère de la Culture la publication de la liste exacte des monuments, musées et sites archéologiques dont la propriété et la gestion sont transférées aux mains des rapaces Troïkans de la Treuhand à la grecque (le fameux “Ypertameío”, littéralement “Hyper-Caisse”) dirigée depuis l’étranger, comme visiblement tous les biens de l’État Grec et cela pour une durée de 99 ans. Ce qui n’était pas encore concevable sous Othon de Bavière et de Grèce, vient d’être accompli sous les criminels d’Aléxis Tsípras et de SYRIZA/ANEL. Myrsíni Zorba, fraîchement nommée Ministre de la Culture (et très compatible Soros) s’en offusque… et ne publie rien. Au même moment, lorsque les membres de l’Ordre des Avocats de la ville de la Canée en Crète ont voulu initier une procédure urgente pour réaliser certains travaux d’entretien au Palais de Justice de leur ville à la hauteur d’un montant de 190.000€, ils ont soudainement découvert que d’après les documents officiels récents mais jamais communiqués, que la propriété du Palais de Justice avait été transférée aux étrangers de l’Ypertameío, et que désormais, l’État Grec a même le devoir de verser un loyer aux nouveaux maîtres des lieux comme du pays. D’après le reportage de la presse locale et nationale, 417 biens, immeubles et sites, dont le célèbre site archéologique de Cnossos… auraient été ainsi offerts aux rapaces internationaux, la Troïka, presse grecque de la semaine.

Nos touristes, ainsi que les retraités des autres pays accueillis chez nous, ignorent alors largement ces faits et ne comprennent pas vraiment le désarroi des Grecs. Ils raisonnent encore en termes politiques hérités du siècle, passé, de gauche comme de droite, ils évoquent les banques, la dette, les impôts, l’Europe et j’en passe, tandis que vu d’ici, c’est à la fois le siècle nouveau, les Balkans historiques, la fracture entre la Russie et l’Occident… et enfin, les Bavarois du dix-neuvième siècle alors tous réunis. D’ailleurs, la première loi “grecque” promulguée par les Bavarois, ancêtres visiblement inoubliables pour Horst Seehofer de la CSU, avait été celle abolissant l’autonomie dans une certaine autogestion dont bénéficiaient les communautés locales des Grecs, y compris, sous la domination Ottomane. Nikos, mon ami Crétois joint par téléphone, me dit que “les politiciens très actuels devraient tout simplement être pendus sur la place publique.”

Nous honorons nos marins de jadis. Péloponnèse, octobre 2018
Olives ramassées. Péloponnèse, octobre 2018
Café italien… Péloponnèse, octobre 2018
Oliviers. Péloponnèse, octobre 2018

Décidément, au pays des agrumes, les oranges sont de plus en plus amères. La gauche Syrizíste… accouplée aux autres arrivistes des Grecs Indépendants, le parti de Kamménos, et aux PASÓKiens réellement existants, a alors accouché du pire monstre politique depuis je dirais la période de la xénocratie bavaroise (c’est-à-dire le gouvernement des étrangers). Affairistes, cyniques, menteurs et pour tout dire criminels, ils font triompher l’ordre métapolitique de l’oligarchie financière et visiblement prédatrice de l’ultime planète. Au pays des symboles et des remparts surannés, nous entrerions on dirait parfois volontiers dans la mer… comme pour toujours

Nouvel automne au vieux pays. Nous honorons nos marins de jadis, nous ramassons nos olives de toujours, nous buvons du café italien, et quant au blog Greek Crisis, c’est toujours sa case survie, pourtant, sous le regard attentif et bien courageux de Mimi comme du jeune Hermès, dit parfois le Trismégiste. C’est bien connu, la seule météo ne suffit plus pour faire, et encore moins pour défaire un pays.

Mimi et Hermès. ‘Greek Crisis’, octobre 2018
* Photo de couverture: Dans l’eau. Péloponnèse, octobre 2018

Grèce : pour les droits des réfugiéEs

Grèce : pour les droits des réfugiéEs ! par A. Sartzekis

Si le nombre d’arrivées en Grèce était, depuis 2015, en très forte baisse du fait de l’accord scandaleux entre Turquie et UE (2015 : 857 000, 2016 :173 000, 2017 : 30 000), il remonte cette année (passages par le fleuve Evros : 5500 en 2017, 12 000 en septembre 2018), et les quelques efforts de Syriza pour rendre « moins pire » la situation ne pèsent presque rien face aux terrifiants problèmes rencontrés par les réfugiéEs, quel que soit leur « statut ».

Dans les « hotspots »

Installés dans des îles face à la Turquie, ils recueillent les réfugiés non stoppés par la Turquie … ou pas noyés en chemin, et leur fonction est de vérifier qui relève du droit d’asile ou pas. Leur capacité d’accueil globale est de moins de 6000 places, mais ils « accueillent » 17 000 réfugiéEs, dans des conditions effrayantes, avec comme cas le plus connu le camp de Moria à Mytilène, mais rien à envier ailleurs, comme à Samos ou à Chios. Moria est tristement célèbre : « le pire camp de réfugiés au monde » selon la BBC. Un officier britannique a révélé la philosophie de ce camp prévu pour 3000 personnes mais habité par 9000 réfugiéEs : maintenir à un faible niveau les conditions de survie, de façon à décourager l’immigration en Grèce… Différents témoignages, dont rend compte le quotidien Efimerida ton Syntakton (et Mediapart en France), montrent l’horreur, qui ont mené le Conseil régional d’Égée Nord à exiger la fermeture si rien ne change : insalubrité totale, files d’attente interminables pour manger, personnel en nombre insuffisant. Conséquences : des violences diverses, dont des agressions sexuelles. Une révolte des réfugiéEs avait récemment abouti à l’occupation d’une place de Mytilène (comme les occupations sous les précédents gouvernements), mais les fascistes avaient exploité la situation. Ultra minoritaires, ils ont néanmoins réussi à créer un climat tel qu’une attaque raciste à grande échelle eu lieu. Depuis, ils sévissent, diffusant des fake news pour créer des « groupes de protection », ou tentant de terroriser les journalistes.

Pour ces camps, la volonté affichée du ministre Vitsas se borne à tenter de les « désengorger » mais cela est quasi vain, étant donné le manque de places sur la continent et les arrivées en hausse.

À « l’intérieur » du pays

Après recensement, les réfugiéEs peuvent être transférés dans des « centres d’hospitalité », qui offrent le gîte et le couvert, souvent pas plus. La situation est différente selon que ces centres sont dans les villes ou en dehors. Car là, les conditions sont souvent proches de celles des îles : ainsi à Malakassa, à 50 km d’Athènes, le camp est isolé, exposé à un dur climat (fin août, de fortes pluies ont détruit les maigres effets des réfugiéEs), ce qui aboutit à de fortes tensions. Fin septembre, un affrontement entre SyrienEs et AfghanEs a fait 1 mort et 8 blessés.

Et il y a bien d’autres réfugiéEs hors de ces centres. CertainEs ont pu commencer à s’installer, à trouver du travail. CertainEs ont pu trouver un gîte grâce à l’aide du mouvement antiraciste, avec occupations de lieux, les plus remarquables étant celles de l’hôtel City Plazza et du 26 Notara à Athènes, avec prise en charge collective. Mais de nombreux réfugiéEs sont laissés à leur triste sort, ce qui les amène à des vols ou des trafics, renforçant des attitudes racistes ou créant des tensions même dans des quartiers ouverts comme celui d’Exarcheia.

Le mouvement antiraciste au premier plan

Comme le disait récemment, dans le journal de NAR (composante principale d’Antarsya), la journaliste Anthi Pazianou, agressée par les racistes à Mytilène, il semble que l’objectif de l’UE et de Syriza soit de limiter et de contrôler au maximum la présence de ces « gêneurs » que sont les réfugiéEs. On peut dès lors parler de complicité passive du gouvernement face aux exactions diverses : surexploitation et chantage violent contre les travailleurEs réfugiés, comme à Mykonos récemment, passivité voire complicité de la police, campagnes racistes contre la présence d’enfants réfugiés à l’école… L’attribution de la nationalité grecque à un pêcheur égyptien qui a sauvé cet été des victimes de l’incendie de Mati ne remet aucunement en cette attitude générale.

Face au poison raciste des nazis comme de la droite, qui se pare en plus d’un vernis démagogique, le mouvement antiraciste, qui agit dans tout le pays, a des tâches cruciales : des batailles locales, comme le droit à l’école pour touTEs, contre les agressions racistes.

Mais des campagnes nationales unitaires et prolongées sont désormais plus que jamais nécessaires :

contre la soumission à l’Europe forteresse, pour l’installation décente et durable des réfugiéEs, contre Chryssi Avgi (AUbe Dorée), contre le poison et les agressions racistes sous toutes ses formes. C’est un fait important que la semaine passée, après le lynchage d’un militant LGBT, présenté d’abord comme voleur immigré, par 2 hommes dont un cadre d’extrême droite, les manifestations aient rassemblé le mouvement LGBT, la gauche anticapitaliste, des militantEs Syriza, et le mouvement antifasciste et antiraciste.

À Athènes, A. Sartzekis

Source https://npa2009.org/actualite/international/grece-pour-les-droits-des-refugiees

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