Le Parquet européen (EPPO), chargé de l’enquête sur le scandale OPEKEPE relatif aux subventions agricoles, a officiellement demandé la levée de l’immunité de 11 parlementaires ainsi que de deux anciens ministres. La levée de cette immunité permettra d’engager des poursuites pénales contre les responsables politiques grecs.
Nouveaux développements dans l’enquête de l’EPPO sur la fraude massive aux subventions agricoles en Grèce :
🔹Demande de levée de l’immunité de 11 députés en exercice au Parlement hellénique ;
🔹Transmission d’informations concernant un ancien ministre et député au Parlement hellénique. Plus d’informations : https://t.co/d5iX3Oiyd6 pic.twitter.com/SEdwF45T37 — Parquet européen (EPPO) (@EUProsecutor) 1er avril 2026
OPEKEPE est l’agence nationale grecque chargée de la distribution des fonds agricoles de l’UE.
Le mercredi 1er avril, le Parquet européen a déposé un deuxième dossier majeur dans le cadre du scandale OPEKEPE auprès de la Cour suprême grecque (Areios Pagos), demandant sa transmission au Parlement.
Selon les médias, ce nouveau dossier vise 11 députés en exercice et deux anciens ministres : un ancien ministre du Développement agricole et un ancien vice-ministre du même ministère. Le Parquet européen a demandé l’ouverture d’une procédure fondée sur la responsabilité ministérielle des parlementaires et des anciens ministres. D’après les informations recueillies par le Parquet européen, les deux anciens ministres seraient impliqués dans ce scandale de subventions illégales.
La chaîne de télévision publique ERT a rapporté que le nouveau dossier concerne une enquête menée pour l’année 2021 et fait état d’accusations de délits et de crimes.
Le Parlement devrait recevoir le dossier dans les prochains jours, ce qui mettrait les chefs de parti sous pression pour décider s’ils protègent leurs membres ou laissent la procédure engagée par le Parquet européen suivre son cours, selon les médias.
Toutefois, si les chefs de parti protégeaient leurs membres, cela risquerait de provoquer un nouveau scandale.
« L’annonce faite aujourd’hui par le Parquet européen constitue un développement sérieux », a déclaré mercredi le porte-parole du gouvernement, Pavlos Marinakis, ajoutant : « Nous attendons le transfert du dossier au Parlement hellénique afin d’examiner chaque cas. »
Cette deuxième phase d’enquête fait suite à des mois d’examen minutieux qui ont mis au jour des irrégularités généralisées, notamment des subventions versées pour des pâturages situés en altitude, des sites archéologiques et même des installations militaires.
Certains médias ont rapporté que des parlementaires appelaient les ministres pour demander des subventions pour leurs électeurs.
La première partie de l’enquête OPEKEPE a révélé que des millions d’euros ont été distribués pour de faux enregistrements de bétail et pour l’élevage dans des zones inaccessibles, comme des lacs ou des sommets montagneux où l’herbe ne pousse même pas.
Sur l’île de Crète, quelque 8 millions de faux moutons et chèvres auraient été enregistrés dans le but de percevoir des subventions.
Source https://www.keeptalkinggreece.com