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Institutionnaliser le revenu de base

Costas Dimoulas : l’institutionnalisation du revenu de base est impérative

Cet article est aussi disponible en: Grec

Costas Dimoulas : l’institutionnalisation du revenu de base est impérative
Kostas Dimoulas, professeur associé au département de politique sociale de l’université Panteion.

À l’occasion du dialogue en ligne qui a eu lieu le mardi 11 mai sur le thème « Notre vie après la pandémie et le rôle du revenu de base », Costas Dimoulas, professeur associé au département de politique sociale de l’université Panteion, a donné six raisons pour lesquelles il estime qu’il est impératif d’institutionnaliser le revenu de base en Grèce.

  1.  La Grèce est un pays relativement riche, avec un revenu annuel moyen par habitant de 16 383 en 2020. Ce montant, s’il était réparti équitablement, signifierait que deux personnes vivant dans une maison auraient un revenu familial de 32 000 euros. Non seulement ce n’est pas le cas, mais après les transferts sociaux, 1 881 000 personnes restent pauvres.
  2.  Le revenu net disponible par habitant – après impôts – est également élevé, environ 1200 euros par personne et par mois. Le seuil de pauvreté est de 410 euros par mois, mais le revenu minimum garanti, qui est présenté comme un moyen de protection, garantit un revenu mensuel maximum de 200 euros par mois à seulement 273 000 bénéficiaires directs. Cela signifie qu’une grande partie des personnes vivant dans une situation de privation grave n’ont pas les moyens de vivre dans la dignité.
  3.  L’emploi, tel que le marché du travail est actuellement structuré, assure une vie décente à un très faible pourcentage de la population en âge de travailler et le salaire de base, en particulier pour les jeunes, est humiliant. Aujourd’hui, le salaire de base net est de 558,22 euros par mois, ce qui ne suffit pas à couvrir les besoins fondamentaux de nombreux travailleurs, ce qui nous montre que le mécanisme de l’emploi ne garantit pas de facto une vie décente à ceux qui travaillent.
  4.  Les politiques de l’emploi – qu’elles soient qualifiées de passives ou d’actives – telles qu’elles ont été mises en œuvre, du moins ces dernières années, n’ont pas atteint leurs objectifs et n’ont pas réduit le problème du chômage ni celui de la privation sociale. Selon les données d’ELSTAT, en 2020, la Grèce comptera 892 000 personnes vivant dans des foyers de travail à faible intensité contre leur gré. Il y a environ 235 000 personnes travaillant à temps partiel et sous-employées et les chômeurs inscrits, sur la base des données de l’OAED, dépassent 1 100 000 personnes, alors que les allocations de chômage régulières ne sont accordées qu’à 150 000 personnes, soit 13,5 % des chômeurs inscrits. Par conséquent, la couverture offerte à la grande majorité des chômeurs n’est pas suffisante pour assurer leur subsistance.
  5.  Il existe une très grande partie de la population qui contribue, par son travail non déclaré, à la production de la richesse dont dispose notre société mais qui, dans la manière dont elle est distribuée, ne reçoit pas son dû et n’est pas assurée et est officiellement considérée comme la population sans emploi.
  6.  Les restructurations économiques qui se sont accélérées pendant la période pandémique et qui s’accéléreront encore plus avec la révolution numérique intensifient la bipolarité entre les chômeurs et les sous-employés et ceux qui font des journées épuisantes de dix et douze heures pour s’assurer un salaire décent, alors que d’autre part, les syndicats sont incapables de protéger le revenu des travailleurs, comme nous le savons trop bien par expérience.

Comment allons-nous financer le revenu de base ?

Quant à la question du financement du revenu de base, M. Demoulas a suggéré de le faire en restructurant le système fiscal. Il propose d’importantes taxes foncières sur les personnes physiques et morales (dont beaucoup sont des sociétés offshore), des taxes environnementales ou des taxes sur les transactions commerciales et financières, et accessoirement des obligations.

L’émission d’obligations peut garantir un plus grand consensus sur le financement public du revenu de base sans exiger une restructuration immédiate de la politique fiscale et budgétaire. Toutefois, si elle n’est pas combinée à l’introduction de ces taxes, elle déplacera la charge du financement sur la nouvelle génération qui devra rembourser ces obligations avec son travail.

Selon M. Dimoulas, la combinaison de l’institutionnalisation du revenu de base avec une nouvelle politique fiscale et budgétaire est une condition fondamentale pour renforcer la justice sociale et promouvoir l’égalité, car elle ne pèse pas sur les revenus pauvres et moyens inférieurs, mais déplace la charge de son financement vers le capital immatériel et la richesse concentrée – chez quelques propriétaires.

Source https://www.pressenza.com/fr/2021/06/costas-dimoulas-linstitutionnalisation-du-revenu-de-base-est-imperative/

L’Europe renforce son dispositif de surveillance de la frontière gréco-turque

L’Union européenne va ériger d’ici la fin de l’année un mur d’acier entre la Grèce et la Turquie. Un camion blindé équipé d’un canon sonore tirant des rafales de bruits assourdissants, comparables au volume d’un moteur à réaction, sera également déployé à la frontière gréco-turque pour empêcher les migrants d’atteindre le territoire européen.

L’Europe se mure un petit peu plus. Après avoir équipé et formé les garde-côtes libyens pour intercepter un maximum d’embarcations de migrants, puis signé un nouvel accord avec la Tunisie pour contenir le flux d’exilés traversant la Méditerranée en échange d’aides financières, l’Union européenne (UE) se dote d’un nouvel arsenal de protection.

Cette fois, l’union investit du côté de la frontière gréco-turque, avec la mise en service d’un canon sonore tirant des rafales de bruits assourdissants et pouvant atteindre le volume d’un moteur à réaction, depuis un camion blindé. Un mur d’acier bloquera les points de passages utilisés par les exilés pour rejoindre la Grèce en traversant la frontière Evros.

Les tours d’observation de la zone seront par ailleurs équipées de caméras à longue portée, d’une vision nocturne et de plusieurs capteurs de mouvements. Les données seront ensuite envoyées aux centres de contrôle et traitées par une intelligence artificielle afin de signaler les mouvements suspects.

Un nouveau dispositif lancé d’ici la fin de l’année

Ce réseau de surveillance automatisé en cours de construction à la frontière gréco-turque vise à détecter rapidement les migrants et les dissuader de traverser, avec des patrouilles fluviales et terrestres utilisant des projecteurs et le canon sonore.

Le fleuve Evros est une frontière naturelle entre la Grèce et la Turquie. De nombreux migrants tentent de la traverser pour entrer sur le sol grec. Crédit : InfoMigrants
Le fleuve Evros est une frontière naturelle entre la Grèce et la Turquie. De nombreux migrants tentent de la traverser pour entrer sur le sol grec. Crédit : InfoMigrants

Les principaux éléments de ce nouveau dispositif seront lancés d’ici la fin de l’année, a déclaré à l’agence de presse AP Dimonsthenis Kamargios, chef des garde-frontières grecs de la région. « Notre tâche est d’empêcher les migrants d’entrer illégalement dans le pays. Nous avons besoin d’équipements et d’outils modernes pour y parvenir », a-t-il affirmé.

Cet arsenal a été développé par des chercheurs, travaillant avec des entreprises privées à travers toute l’Europe. Plus d’une douzaine de projets ont été testés à la frontière gréco-turque, mais également en Hongrie et en Lettonie, durant les mois d’accalmie liée à la crise sanitaire.

>> À (re)lire : La Grèce renforce sa frontière terrestre avec la Turquie

Les experts ont ainsi expérimenté d’autres technologies parmi lesquelles des détecteurs de mensonges, des scanners de la paume des mains utilisés comme identifiant biométrique ou encore un meilleur échanges d’informations entre les données satellitaires et les images provenant des drones sur terre, dans les airs, en mer et sous l’eau.

Cependant, l’ensemble des programmes de surveillance testés ne seront pas tous inclus dans le nouveau système de détection.

« Criminaliser, expérimenter et déshumaniser les personnes en mouvement »

Ce nouveau dispositif inquiète les organisations humanitaires et certains députés européens. C’est le cas de Patrick Breyer, membre du Parti des pirates allemands. « Force est de constater que le traitement des ressortissants étrangers est souvent un terrain d’essai pour des technologies utilisées ensuite sur les Européens. C’est pourquoi tout le monde devrait s’en soucier, dans son propre intérêt », a prévenu l’eurodéputé, joint par AP.

>> À (re)lire : Frontières de l’UE : les premiers garde-côtes européens armés déployés

Pour Ella Jakubowska, du groupe de défense des droits numériques EDRi, « il est profondément troublant que, à maintes reprises, les fonds de l’UE soient investis dans des technologies coûteuses qui sont utilisées de manière à criminaliser, expérimenter et déshumaniser les personnes en mouvement ».

L’UE a débloqué trois milliards d’euros dans la recherche sur les technologies de sécurité à la suite de la crise des réfugiés de 2015, lorsque plus d’un million de personnes sont entrées en Europe à la recherche d’une protection.

Source https://www.infomigrants.net/fr/post/32687/l-europe-renforce-son-dispositif-de-surveillance-de-la-frontiere-greco-turque?fbclid=IwAR3wIKembU6pr0PIwp0zcbTpom5jEI166Mi3AL-IjYJqq4a6cvKjOHSLJNI

Le principe de fraternité en procès à Grenoble

Le principe de fraternité en procès à Grenoble

Devenus le symbole de l’aide envers les réfugiés à la frontière franco-italienne, les « sept de Briançon » comparaissaient devant la cour d’appel de Grenoble, jeudi 27 mai, deux ans après leur condamnation. Des peines de trois à huit mois de prison avec sursis ont été requises. Au cœur du procès, le « principe de fraternité ».

Grenoble (Isère), reportage

Accolades chaleureuses et messages de soutien attendaient les sept prévenus à leur arrivée au palais de justice de Grenoble. Autour de leurs familles et de leurs amis, entre 200 et 300 personnes avaient fait le déplacement pour les soutenir. Un rituel désormais, à chaque procès intenté à l’encontre des militants solidaires avec les personnes exilées dans les Hautes-Alpes.

En décembre 2018, les Suisses Théo Buckmaster et Bastien Stauffer, ainsi que les Français Benoît Ducos, Lisa Malapert et l’Italienne Eleonora Laterza avaient été condamnés en première instance à six mois de prison avec sursis. Les deux autres prévenus, Mathieu Burellier et Jean-Luc Jalmain, avaient été sanctionnés d’une peine de douze mois de prison, dont quatre mois ferme. Tous ont été reconnus coupables « d’aide à l’entrée irrégulière » d’étrangers sur le territoire français.

Plus de deux ans après, ils ont de nouveau dû raconter à la barre leur participation à une manifestation organisée le 22 avril 2018 en réaction à la venue du groupuscule d’extrême droite Génération identitaire, dissous depuis. Selon le parquet, cette marche aurait permis l’entrée sur le territoire français de personnes en situation irrégulière.

Rassemblement et prises de parole en soutien aux « sept de Briançon » devant la cour d’appel de Grenoble, le 27 mai 2021.

Âgés de 25 à 55 ans, les sept, ou plutôt les six — Eleonora Laterza n’ayant pas assisté au procès — se sont remémoré en détail cette journée de 2018, au cours de laquelle près de 150 personnes s’étaient mobilisées pour exprimer leur indignation face à la chasse aux migrants orchestrée par le groupuscule. Un à un, ils sont revenus sur le contexte et le « climat de peur » qui régnait dans le Briançonnais à leur arrivée. « Quand on a appris que les Identitaires organisaient une action, on a immédiatement eu peur qu’ils s’en prennent aux exilés. Nous avons barricadé les portes et les fenêtres des lieux d’accueil », a raconté Mathieu Burellier.

Lisa Malapert, charpentière de 25 ans, a affirmé avoir ressenti de la colère face à l’inaction de l’État. Benoît Ducos, lui, a dit avoir été inquiet en constatant qu’aucune force de police n’avait été déployée pour assurer la sécurité des exilés.

Les « sept de Briançon » sont devenus le symbole de l’aide humanitaire envers les réfugiés.

Les limites françaises du principe de fraternité

Tout au long du procès, la cour et l’avocat général ont surtout cherché à savoir si les prévenus avaient sciemment emmené des exilés pour les aider à traverser la frontière franco-italienne. Depuis la reconnaissance par le Conseil constitutionnel du principe de fraternité en juillet 2018, « l’aide au séjour irrégulier » et « l’aide à la circulation », dans un but exclusivement humanitaire, ne sont plus considérés comme des délits à partir du moment où cette aide s’exerce de façon désintéressée. En revanche, il en est tout autre pour l’aide à l’entrée sur le territoire, toujours passible de cinq ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende.

C’est d’ailleurs sur cette question du passage de la frontière que les avocats de la défense ont demandé de déposer une « question préjudicielle » devant la Cour de justice de l’Union européenne. La défense aimerait saisir l’institution juridique européenne pour clarifier si une entrée sur le territoire européen peut être considérée comme irrégulière pour les demandeurs d’asile à l’intérieur de l’espace Schengen.

« Une frontière intérieure sur laquelle des contrôles auraient été rétablis ne peut pas être considérée comme une frontière extérieure », a affirmé Me Vincent Brengarth, en référence au rétablissement des frontières de certains pays européens, comme la Hongrie ou l’Autriche, lors de la « crise migratoire » de 2015. « Il s’agit pour nous de clarifier si une condamnation pour “l’aide à l’entrée” est réellement valable concernant les frontières internes de l’Union européenne. »

Philippe de Botton, président de Médecins du monde France, avant le début du jugement en appel : « Depuis septembre dernier, 584 personnes ont été mises à l’abri à la frontière, dont dix-sept ont dû être hospitalisées en urgence. »

Des peines revues à la baisse

« Avez-vous eu connaissance de la présence de personnes d’origine étrangère, lors de cette manifestation ? » posera à chaque prévenu la présidente de la cour d’appel, Hélène Pirat. « Oui, de moi-même », a répondu Théo Buckmaster, un brin de malice dans la voix, rappelant qu’en tant que Suisse, il est considéré comme un étranger.

Un malaise a alors flotté dans la salle d’audience : « Parlons, alors, de personnes d’origine africaine, à la peau noire, susceptibles d’être en situation irrégulière », a précisé la présidente, devant un public sidéré, peu nombreux en raison du Covid-19. « Dire que toute personne de couleur noire est susceptible d’être une personne irrégulière, c’est du racisme et c’est puni par le Code pénal », répondra Me Zia Oloumi, avocat de la défense, affirmant que ce n’est pas à des citoyens d’établir si une personne est en situation irrégulière ou non dans le droit français.

« Rien n’arrête la solidarité, pas même les frontières. Pour les paysan·nes, travailleur·euses, la solidarité n’a pas de frontières », a écrit la Confédération paysanne.

Le représentant du parquet a requis des peines moins lourdes qu’en première instance : trois mois d’emprisonnement avec sursis pour six d’entre eux. Mais huit mois d’emprisonnement, intégralement assortie d’un sursis probatoire sur deux ans, pour Mathieu Burellier, lui, considéré comme étant le « plus actif dans cette manifestation ».

Les quatre avocats de la défense ont plaidé la relaxe en raison de l’absence de preuve que cette manifestation ait bien eu pour but de faire entrer des exilés sur le territoire national. Ils ont insisté sur l’engagement humanitaire des prévenus. « Ils incarnent quelque chose qui doit être une source de fierté dans notre pays, à savoir la solidarité et la fraternité, a insisté William Bourdon, avocat de Théo Buckmaster, Bastien Stauffer, Mathieu Burellier, Lisa Malapert et Benoît Ducos. Ils font face aux forces de la déshumanisation, qui veulent qu’un migrant ou qu’un pauvre soit forcément un délinquant ou une menace. » La cour a annoncé que la décision de justice serait dévoilée le 9 septembre prochain.

Source https://m.reporterre.net/Le-principe-de-fraternite-en-proces-a-Grenoble?__twitter_impression=true&s=09

Grèce: Appel international pour les 6 de Moria

Nous relatons cet appel de Migreup

Merci de soutenir et de partager le plus largement possible cette initiative internationale pour la défense de 6 jeunes Afghans accusés d’avoir incendié le camp de Moria et qui ont été déclarés ‘coupables’ par les autorités bien avant leur procès. 

L’appel en anglais, français, allemand, espagnol, grec, italien,  est l’ligne sur Change.org  Pour signer https://www.change.org/FreeTheMoria6

L’appel en Français :

# FreeTheMoria6 – Après l’incendie au camp de Moria : Appel pour un procès équitable et transparent pour l’accusé Moria 6 sur la base de la présomption d’innocence!

Le 11 juin 2021, le procès de quatre des six adolescents migrants accusés d’avoir incendié le camp de Moria aura lieu sur l’île grecque de Chios. Dès leur arrestation et avant toute procédure légale, ils ont été présentés au public comme étant les coupables. Deux mineurs co-accusés ont déjà été condamnés à des peines de prison en mars, malgré un manque de preuves et un procès riche en irrégularités.

Nous sommes profondément préoccupés par le fait que leur droit à un procès juste et équitable fondé sur la présomption d’innocence ne soit pas garanti, et que les accusés servent davantage de boucs émissaires à la politique migratoire inhumaine de l’UE. Nous sommes solidaires de la Moria 6 et contre le régime frontalier européen meurtrier!

Le 8 septembre 2020, le tristement célèbre camp de réfugiés de Moria sur l’île grecque de Lesbos a brûlé dans un incendie attisé par un vent fort. Les incendies généralisés et durables, bien documentés et presque diffusés en direct via les médias sociaux, ont remis la politique de dissuasion qui se déroule dans des conditions inhumaines dans les camps européens les plus sous tensions, i.e. dans la région égéenne, sous les projecteurs des médias internationaux. 

Plutôt que de considérer l’incendie comme une catastrophe inévitable dans une infrastructure de camp meurtrière, l’État grec a arrêté six jeunes afghans et les a présentés comme coupables et uniques responsbales de l’incendie, tentant d’étouffer la poursuite du débat public sur les conditions de vie à l’intérieur du camp et la responsabilité politique. Les incendies ont eu lieu à un moment où le nombre de personnes vivant dans le camp avait atteint 12 000, des restrictions de mouvement avaient été mises en place depuis près de six mois et une peur croissante du Covid-19 se propageait à l’intérieur du camp. Une semaine avant l’incendie, la première personne avait été testée positive. Au lieu de déplacer les personnes infectées hors du camp et d’améliorer les conditions de vie des personnes cloîtrées à l’intérieur, le gouvernement avait prévu de fermer complètement le camp avec une double clôture de haute sécurité câblée de l’OTAN et réprimé violemment toute manifestation. 

Non seulement les autorités nient toute responsabilité, mais il y a aussi des raisons de supposer que les accusés ne peuvent pas s’attendre à un procès juste et équitable. Ils ont été présentés par les autorités comme coupables dès le moment de leur arrestation. Le ministre grec de la migration et de l’asile a déclaré – une semaine seulement après l’incendie – que « le camp avait été incendié par six réfugiés afghans qui avaient été arrêtés », violant par là leur droit à un procès équitable sous la présomption d’innocence. Cinq des Moria 6 étaient mineurs au moment de leur arrestation, mais seuls deux d’entre eux ont été reconnus comme tels par l’État grec et traités par conséquent conformément au Code pénal des mineurs.

Des inquiétudes se sont déjà manifestées lorsque les deux personnes officiellement reconnues mineures ont été jugées en mars 2021. À ce moment-là, les deux avaient déjà été maintenues en détention provisoire pendant près de six mois, la période maximale légale pour les mineurs, et auraient donc dû été publié bientôt. Lors d’une audience convoquée à la hâte qui a bafoué les normes procédurales fondamentales d’équité, ils ont été reconnus coupables malgré le manque de preuves et condamnés à cinq ans de prison.
Le cas de la Moria 6 n’est pas le premier où des migrants sont arbitrairement arrêtés et inculpés en Grèce (voir Moria 35). Cette pratique fait depuis longtemps partie du régime inhumain des frontières de l’UE. Cependant, dans l’environnement politique actuel, la criminalisation de la migration a atteint un nouveau niveau, tout comme les refoulements illégaux des migrants par les autorités.

Nous appelons à un procès équitable et transparent le 11 juin !

Nous sommes solidaires de la Moria 6 et contre le régime frontalier européen meurtrier !

Nous appelons l’UE et l’État grec à assumer la responsabilité des camps inhumains qu’ils ont délibérément créés et des souffrances humaines qui en résultent !

– Arrêtez le confinement des personnes en marge de l’UE !
– Mettez fin à l’accord UE-Turquie !
– Plus de Morias !
– Libérez les Moria 6 !

Des collectifs et des organisations  merci d’envoyer les signatures au plus tard jusqu’au 5 juin au freethemoria6@riseup.net

Conflit Russie-Union Européenne :  Quel impact pour la Grèce ?

Les ingérences russes dans la politique des pays occidentaux ont encore refroidi les liens entre l’Europe et la Russie. Le tableau européen des relations avec l’État fédéral est très complexe à peindre mais certains pays comme la Grèce ont un rapport plus amical avec la Russie.

Russie Grèce contre l'Europe
Sergueï Lavrov et Nikos Dendias – Ministère des Affaires étrangères 

 

Les deux pays partagent un élément commun : le poids dominant de la religion chrétienne orthodoxe. Pour certains, il n’en fallait pas plus pour que soit mise en avant la notion d’« axe orthodoxe ».

La présence historique d’un grand nombre de Russes d’origine grecque, installés notamment au sud de la Fédération de Russie autour de la Mer Noire, constitue un facteur important du développement des relations entre les deux pays. Les relations diplomatiques entre la Grèce et la Russie durent depuis 182 ans et se développent de manière dynamique. Les deux pays sont unis par des liens historiques et d’amitiés étroits, reposant à la fois sur des valeurs spirituelles et culturelles communes.

Un comité inter-ministériel mixte est également mis en place entre les deux pays sur des questions de coopération économique, industrielle, scientifique et technologique.

Prise de position de la diplomatie grecque

En février-mars 2014, en réponse à l’annexion de la Crimée, une première vague de sanctions européennes visant des personnalités russes a été adoptée malgré le scepticisme exprimé par un groupe d’États-membres de l’Europe du sud, (Espagne, Portugal, Grèce, Italie). Mais après la destruction de l’avion de la Malaysia Airlines au-dessus de l’Ukraine le 17 juillet 2014, l’éventualité d’un durcissement des sanctions, qui auraient visé des sociétés russes de premier plan, s’est visiblement heurtée à l’opposition de la Grèce.

Par la suite, la Grèce a pris sa part, avec d’autres pays, pour empêcher que la Russie soit sanctionnée pour son soutien aux frappes de Bachar El Assad sur Alep, comme cela était envisagé à l’occasion du sommet européen des 20-21 en octobre 2016.

Russie Grèce contre l'Europe
Crédit photo : Ministère des Affaires Etrangères

Enfin, la Grèce a refusé en 2018 de condamner ouvertement le pouvoir russe après la présomption d’empoisonnement de l’espion russe Skripal sur le sol britannique, ses représentants disant vouloir « attendre le résultat définitif de l’enquête »

À partir de janvier 2015, un fait nouveau met au-devant de la scène européenne un petit pays-membre : la Grèce, jusque-là simplement sceptique, tombe dans une opposition franche à la politique des sanctions.

Sanctions Européennes

La présidente de la Commission Ursula Von Der Layen a souligné que la solidarité de l’UE en Grèce est claire et complète. Cette dernière a déclaré que la Commission présenterait une proposition afin de « geler » les avoirs de ceux qui sont soupçonnés d’être responsables de violations des droits de l’homme.

Un nouveau régime de sanctions permettrait à l’UE d’imposer des sanctions plus rapides à certains individus partout dans le monde, de «geler» leurs avoirs dans l’Union et de leur interdire d’entrer.

Von der Leyen a également accusé la Russie d’essayer systématiquement d’exterminer ses opposants démocratiques à la fois à l’intérieur et dans la région. Elle a déclaré qu’il était faux de penser que le gazoduc Nord Stream 2 entre l’Allemagne et la Russie contribuerait à améliorer les relations tendues entre l’UE et la Russie.

« Il n’y aura pas de sanctions Européennes »

Selon José Garson expert en géopolitique et cadres des Nations Unis à New York, un blocus de l’Union Européenne envers la Russie est inenvisageable. Emmanuel Macron et Angela Merkel ne compte pas soutenir le combat du Vice-Président de la Commission Européenne, Josep Borrell. « Il n’y aura pas de sanctions Européennes ; ils ne sont pas bêtes, ils préfèrent apaiser les tensions, par peur que la Russie ferme la porte à tout jamais à l’Union Européenne et se tourne définitivement vers la Chine ».

« Les Russes sont extrêmement bien vus par les Grecs, indépendamment de la fraternité religieuse et en sens inverse pour les Russes, la Grèce est un pays de rêve. C’est un pays de l’OTAN, c’est un pays de l’Union Européenne. S’ils sont implicitement chargés de la protection du pays, c’est un rêve. »

De son côté la Grèce ne compte pas entacher son amitié avec la Russie et attend déjà l’arrivée massive de touristes Russes pour sauver son économie. Connus pour être dépensiers, les touristes russes manquent à l’Europe et surtout à la Grèce.

Cet article a été réalisé pour le petitjournal.com/athenes par Pedro Machado

Source https://lepetitjournal.com/athenes/conflit-russie-union-europeenne-impact-grece-305897?fbclid=IwAR3pHsNoNnksugZhEeLY0weP4mQrzOvF5U8HOQDdb_3CfJDnUjMJjBFe7YA

Communiqué du Théâtre libre autogéré Embros

Athènes: le théâtre Embros resquattéUne assemblée bien remplie et enthousiaste d’Embros le dimanche 23 mai a décidé de poursuivre la défense du théâtre libre autogéré. La tentative de la police et de la Société de la Propriété Publique de resceller Embros le matin du lundi 24 mai a été contrée par les avocats du mouvement, les gens qui luttent, les forces de solidarité unies. Les travaux ont été arrêtés.

Nous commençons aujourd’hui lundi 24 mai et tous les jours à partir de 17 heures une semaine d’Art et Liberté devant le bâtiment et des travaux collectifs pour réparer les dégâts causés par l’expulsion.

Le samedi 29 mai, nous appelons à une journée d’action nationale des artistes, des assemblées de quartier et des centres sociaux dans tous les coins du pays pour défendre non seulement Embros mais tous les espaces libérés. Le pouvoir de l’auto-organisation peut arrêter la destruction de nos quartiers et de la nature menacée par la marée de l’exploitation et l’insolence de l’obscénité.

Le programme hebdomadaire des événements commence maintenant ! Il sera enrichi quotidiennement de nouvelles entrées. Nous invitons les groupes artistiques à présenter leurs idées et leurs travaux pendant la journée à l’extérieur du bâtiment.

Pourquoi Embros est expulsé ?

Parce que son fonctionnement bénévole quotidien est un contre-exemple vivant de la manière dominante dont nous sommes forcés de vivre, de penser et de ressentir. Si vous faites silence un instant à l’extérieur d’Embros et que vous tendez l’oreille, vous entendrez la vague de la commercialisation qui s’engouffre dans les ruelles adjacentes. Dans ce pays où le pouvoir économique et politique transforme tout en marchandise à vendre et à acheter, Embros offre sans aucun frais, sans aucun prix, l’art et la culture, la création et la solidarité, le commun, ce qui nous appartient à toutes et que nous voulons tous partager librement. C’est ce qui gênait les dirigeants et les grandes entreprises, c’est ce qu’ils voulaient murer. Ils voulaient que Embros soit réduit au silence parce qu’il entrave la libre circulation de l’argent, du marché, parce qu’il prouve que nous pouvons vivre, penser et nous sentir libres.

C’est le message que Embros communique et dans lequel il rencontre le Parc Drakopoulou et Ano-Kato à Patissia, les abris occupés pour réfugiés à Alexandra, Nosotros et K*Vox à Exarcheia, Lelas Karagianni à Kypseli, Rosa Nera à Chania et Evagelismos à Heraklion, Terra Incognita et Yfanet à Thessalonique, les luttes sociales contre les fermetures et la privatisation de Filopappos, Areos Field, le jardin botanique de Petroupolis, l’Académie de Platon, Strefis et la destruction de la place Exarcheia.

C’est là que ce message rencontre la lutte contre le fascisme, contre la misère économique et ouvrière, le désespoir des jeunes et les suicides des chômeurs, la persécution des militant-es, les actions pour arrêter la vente aux enchères des maisons. C’est là qu’il rencontre la lutte pour la défense de la nature dans nos montagnes, nos îles et nos villages, c’est là qu’il rencontre les projets autogérés, les squats et les lieux de rencontre des étudiant-es, les cuisines populaires, les assemblées de quartier, les groupes qui jouent de la musique dans la rue, une fille qui marche vite dans le noir parce que quelqu’un la suit.

Emros est le lieu où nous nous retrouvons avec le sang de nos morts – Zack, Killah P, Alexis Grigoropoulos, où vivent des artistes sans scène et des enfants sans arbre dans leur cour d’école, où nous produisons de l’art contre l’industrie de l’art, c’est là que Embros vit ; entre les espaces sociaux libérés et les moments de bonheur collectif, dans les rues, les parcs et les places, où les gens se réapproprient l’espace public, la gratuité, le public, sans commercialisation et sans argent.

Le samedi 29 mai, nous appelons à un rassemblement devant Embros à 17 heures et à une journée d’action nationale d’artistes, d’assemblées de quartier et de projets sociaux dans tous les coins du pays pour défendre non seulement Embros mais tous les espaces libérés.

Nous ne céderons pas nos rêves à l’obscurité.
Quand nous nous battons, nous nous battons pour nos vies !

24 mai 2020

Théâtre libre autogéré Embros
Riga Palamidou 2, Psiri
Athènes, Grèce
https://squ.at/r/7hz7
https://www.embros.gr/

Source https://fr.squat.net/2021/05/26/athenes-le-theatre-embros-resquatte/#more-48811

BIOME n’est pas à vendre

 » L’assemblée des employés de BIO.ME adresse un appel en vue du dernier processus de vente aux enchères de l’usine pour le moment, nous appelons les syndicats et les groupes, nous appelons les organisations et les collectifs, nous appelons les ménagères qui ont essayé nos produits nous appelons les étudiants à nous soutenir le 24/06 devant les tribunaux de Thessalonique et à crier fort que BIO.ME. n’est pas à vendre »
Annonce complète :
« Le jeudi 24/06/21, la dernière vente aux enchères d’une série a été fixée, elle était fixée en septembre 20 et a été reportée en raison de la covid. Mais c’est aussi le dernier qui se fait avec présence physique, puisque les prochains cycles seront électroniques.
Ils ont tout fait pour arrêter une usine fonctionnant sous contrôle ouvrier en production. Ils ont tout fait pour arrêter cet effort des ouvriers de peur qu’il y ait un autre exemple. Ils ne se sont pas encore rendu compte que le coup d’envoi de ces efforts est donné par les capitalistes avec leurs serviteurs, les politiciens, avec l’esclavage qu’ils essaient de transmettre aux travailleurs et à la société en général.
Depuis quatorze mois maintenant, la coopérative des salariés de BIO.ME. fonctionne sans électricité, parce qu’ils l’ont coupée, et ils ne comprenaient toujours pas que s’ils faisaient cela dans une entreprise capitaliste, cela ne durerait même pas une semaine. Cependant, dans les entreprises qui ont des patrons pour embaucher un salarié, on leur propose « terre et eau», ils paient l’assurance du salarié et une partie de son salaire.
Au contraire, S.E.VIO.ME. n’a pas reçu un sou de l’État ou du financement européen pris par des patrons généreux et divers escrocs, qui parcourent les ministères en menaçant les ministres.
Nous, les employés de la coopérative, travaillons et sommes payés pour l’effort que nous mettons dans notre travail à partir du surplus et les investissements qui sont faits sont basés sur le capital social et non sur le ΕΣΠΑ qui est donné aux patrons.
Nous ne revendiquons aucun charisme d’aucun état ou organisation. Au contraire, nous revendiquons notre droit de travailler et de vivre dignement avec nos familles et nous ne laisserons personne gâcher ce que nous avons construit si durement au fil des ans.
Nous invitons tous ceux qui nous soutiennent depuis tant d’années, parfois avec votre présence physique ou avec l’achat des produits de qualité que nous fabriquons.
Nous appelons les syndicats et les groupes, nous appelons les organisations et les collectifs, nous appelons les ménagères qui ont essayé nos produits et nous ne les modifions pas, nous appelons les étudiants à nous soutenir le 24/06 devant les tribunaux de Thessalonique et à crier haut et fort que BIO.ME n’est pas à vendre.
24 JUIN – BLOQUONS LA VENTE AUX ENCHÈRES VIOME RESTERA dans les mains des travailleurs « .

La république Saint Marin et l’accueil de mineurs étrangers

Saint-Marin approuve une loi visant à accueillir des mineurs étrangers non accompagnés provenant de camps de réfugiés
12.05.2021 – Still I Rise

Le projet permettra à des familles et à des personnes seules résidant dans la République de Saint-Marin de prendre en charge des mineurs, y compris ceux provenant des îles grecques. Still I Rise a pris part à ce projet dès le début.

La République de Saint-Marin a approuvé à l’unanimité le projet de loi qui permettra aux personnes seules et aux familles d’accueillir des mineurs étrangers non accompagnés résidant dans des centres pour migrants ou des centres d’accueil. Il s’agit de la base légale pour entamer un processus d’accueil dans des foyers, y compris pour les mineurs venant des îles grecques. La nouvelle a été accueillie avec enthousiasme par Still I Rise, qui, en tant qu’organisation à but non lucratif, a suivi l’histoire de ce projet de loi dès le début. Après l’approbation de l’ordre du jour, présenté par la conseillère Sara Conti le 1er juillet 2020, le projet de loi a été présenté en session plénière le 27 avril dernier.

“Cette loi est née d’un sentiment partagé par plusieurs personnes, sentiment qui s’est développé à partir de la réunion publique que Nicolò Govoni a tenue à Saint-Marin il y a plus de deux ans”, explique Paolo Berardi, porte-parole du comité d’organisation.” L‘ été suivant, Antonella Mularoni, une chère amie, m’a contacté après un voyage à Samos pour me suggérer une idée merveilleuse; et c’est cette idée qui est devenue loi il y a quelques jours. Nous avons immédiatement commencé à travailler à l’ébauche du projet : D’abord, avec Nicolò Govoni et Riccardo Geminiani de Still I Rise, puis avec les associations de Saint-Marin et d’autres associations. Le travail de collaboration des groupes du conseil et la contribution des bureaux publics ont été essentiels pour atteindre ce résultat historique.”

Avec la loi numéro 79 du 30 avril 2021 la République de Saint-Marin réglemente le statut juridique des mineurs étrangers non accompagnés, qui auront la possibilité d’être placés et de grandir dans un contexte familial qui peut leur donner tout le soutien dont ils ont besoin : moral, matériel, et en matière d’éducation et de formation.

Accueillir un mineur est autorisé aux personnes célibataires ou aux couples, citoyens ou résidents de Saint-Marin qui ont au moins 25 ans et sont en mesure d’éduquer les mineurs et de subvenir à leurs besoins. Les conditions requises comprennent la nécessité pour les accueillants de favoriser – dans la mesure du possible – le maintien des contacts entre l’enfant et sa famille d’origine. Les citoyens et résidents peuvent ensuite accueillir d’autres enfants, en donnant la priorité à d’éventuels frères et sœurs.

Un mécanisme de “solidarité interne” a également été prévu; les personnes qui ne sont pas en mesure d’accueillir des enfants dans leur famille, mais qui désirent participer au projet, peuvent décider de soutenir financièrement un ou plusieurs mineurs qui seront confiés à des familles ou à des personnes seules qui peuvent s’occuper des enfants, mais ne sont pas en mesure de les soutenir financièrement.

Afin de faciliter et encourager le placement en familles d’accueil, la République de Saint-Marin prévoit qu’il est possible qu’un fonds de soutien économique aux familles d’accueil soit créé.

Sous la direction du département des affaires juridiques du ministère des Affaires étrangères, le service des mineurs et l’office pour les adoptions et accueils internationaux géreront toutes les étapes du placement en famille d’accueil avec la coopération des organisations et associations accréditées de Saint-Marin.

“Ce projet ajoute à ce que nous faisons un élément fondamental, qui manquait jusqu’à présent”, déclarent Nicolò Govoni et Riccardo Geminiani, président et vice-président de Still I Rise. “Grâce à la nouvelle loi, les mineurs non accompagnés qui se trouvent dans nos écoles dans des contextes d’urgence (comme Mazì à Samos) pourront continuer leur quête d’un avenir meilleur dans un environnement protégé, au sein de familles qui prendront soin d’eux et leur apporteront le soutien nécessaire à leur épanouissement. Nous sommes très heureux et profondément reconnaissants envers la République de Saint-Marin d’entreprendre une démarche aussi importante.“

Traduit de l’anglais par Evelyn Tischer

À propos de l’Auteur

Still I Rise est une organisation à but non lucratif internationale et totalement indépendante fondée en 2018. Grâce à la création de centres éducatifs et d’écoles internationales, l’objectif est de fournir une éducation, une  sécurité et une protection aux enfants réfugiés, défavorisés, orphelins et oubliés dans les points les plus chauds de la migration mondiale.

Source https://www.pressenza.com/fr/2021/05/saint-marin-approuve-une-loi-visant-a-accueillir-des-mineurs-etrangers-non-accompagnes-provenant-de-camps-de-refugies/

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