Sur les réfugiés semaine 51

23/12 Initiative Solidarite : Réfugiés en Grèce : l’horreur qu’on ne conte plus

Les médias dominants parlent de moins en moins des dizaines de milliers réfugiés piégés en Grèce au moment même où leurs conditions de vie se dégradent au plus haut point.
Après avoir fui l’horreur de la guerre, après avoir survécu la traversée mortelle de la Mer Egée, ils se retrouvent entassés dans les fameux hotspots, des véritables prisons surpeuplées,insalubres et dangereuses où leurs droits les plus élémentaires ne sont pas respectés.
Sur les îles de la mer Egée notamment, la misère et le désespoir rendent la situation explosive, créant un terrain fertile pour les néonazis d’Aube Dorée qui, ravigorés par l’enlisement de leur procès et par l’attitude pour le moins passive du gouvernement envers eux, s’attaquent aux camps de réfugiés, notamment à Chios. A Lesvos, des incendies mortifères, accidentels ou pas, se multiplient, suivis d’émeutes violemment réprimées. A Samos, un réfugié blessé suite à une émeute a été maintenu menotté à un banc,dans un corridor de passage d’un commissariat, exposé à tous les passants pendant 19 jours !
C’est que, comme pour le mémorandum, le gouvernement grec applique à la lettre le dogme de l’UE : Créer des conditions dissuadant les réfugiés à venir en Europe (créer donc des conditions pires ou analogues à celles qu’ils sont en train de fuir) au mépris des droits de l’homme dont elle se veut la championne.
L’application zélée de l’accord honteux UE-Turquie en est l’exemple parfait : malgré la dégradation quotidienne de l’état de droit par le régime Erdogan, les expulsions vers ce « pays sûr » se poursuivent. Souvent les réfugiés ne sont même pas informés de leur droit de demande d’asile ou de la procédure à suivre. De toute façon, les tribunaux ont reçu l’ordre de ne pas examiner leur dossier sur le fond, lorsque ils viennent de la Turquie. Les juges qui ne se sont pas pliés ont été remplacés suite à la demande expresse de l’UE.
Un crime contre la dignité et l’intégrité humaine est en train d’être commis, jour après jour, par nos décideurs européens. Mieux vaut donc se méfier du silence des médias ces derniers mois, essayer de s’informer et si possible, de venir en aide aux mouvements solidaires qui sont de plus en plus marginalisés et criminalisés.
L’excellente parodie de la part de MSF du spot auto-congratulateur honteux du Conseil de l’UE sur la crise migratoire ne pourrait mieux illustrer ce post.
https://mobile.twitter.com/MSF_Sea/status/809421016883662848

21/12  Crise des réfugiés : Revue de la presse hellénique  : Kathimerini fait état de la « situation extrêmement difficile » sur les îles grecques où les arrivées de réfugiés et migrants se poursuivent. 101 personnes supplémentaires sont arrivées hier sur les îles en provenance de la Turquie, dont 81 sur l’île de Lesbos. D’après la presse seul un petit nombre d’entre eux ont un profil de réfugié : la majorité serait composée d’Africains, de Latino-américains, d’Afghans, et de Pakistanais. Les autorités compétentes parlent de « réseau international de passeurs » via les îles grecques.
Selon les données officielles, 15 103 réfugiés et migrants se trouvent actuellement sur les îles grecques. M. Maarten Verwey, coordonnateur de l’UE pour la mise en œuvre de l’accord UE Turquie, a effectué une visite sur l’île de Chios et aurait indiqué aux autorités locales que le transfert vers la Grèce continentale des réfugiés et migrants se trouvant sur les îles n’était pas possible, car conformément à ce qui est prévu par l’accord UE-Turquie du 20 mars 2016, la Turquie n’accepte les renvois de migrants que depuis les îles grecques.
Le Journal des Rédacteurs relève pour sa part que 15 réfugiés se trouvant sur l’île de Chios dans le centre d’accueil de Souda ont entamé depuis dimanche dernier une grève de la faim en signe de protestation contre les conditions de vie déplorables, tandis que 4 d’entre eux menaceraient de se suicider.

18/12 Crise des réfugiés: les oubliés de la «route des Balkans» http://www.rfi.fr/europe/20161218-migrants-route-balkans-refugies-bulgarie-serbie-grece-macedoine

18/12 Grèce : le club de Larissa soutient les réfugiés malgré l’interdiction Le club grec de Larissa a joué dimanche face au Panathinaikos (0-0) avec un maillot sans sponsor mais avec un message de soutien aux réfugiés.

Le club grec de Larissa a bravé dimanche soir l’interdiction qui lui avait été faite de porter des maillots avec un message de soutien aux réfugiés lors du match de première division contre le Panathinaikos.

Les joueurs du club, qui représente une ville où sont arrivés des milliers de réfugiés d’Afrique et du Moyen-Orient ces derniers mois, ont joué avec un maillot sans sponsor mais qui arborait la phrase «Les enfants de réfugiés sont nos enfants», un message jugé «hautement politique» par les autorités grecques. Ils ont décroché un match nul (0-0).

Le club avait déjà affiché son soutien aux réfugiés en janvier quand ses joueurs, et ceux de l’équipe adverse, étaient restés assis pendant deux minutes d’un match de deuxième division.

rédaction

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